« La guérison des racines familiale » du 02 au 04 novembre 2018

Depuis une bonne vingtaine d'années, certains psychologues et certains psychiatres et même parfois les médecins  s'intéressent  aux "récurrences familiales". En plus de l'héritage génétique, ils observent certains héritages de comportement à répétition d'une génération à l'autre qui ne s'expliquent pas par l'héritage uniquement biologique. Un médecin missionnaire anglican au japon le docteur Kenneth McAll, devenu psychiatre à son retour en Angleterre après la guerre, découvre de façon empirique en priant pour ses patients, qu'il existe peut-être également un héritage spirituel et il est rejoint depuis par l'intuition de certains psychologues qui, 20 ans après s’intéressent, dans leur cadre thérapeutique aux répétions de comportements à l'intérieur d'une même famille. Mais ce que Kennech MacAll avait découvert, c'est que seul le croyant qu'il était pouvait dépasser le psychiatre qu'il était aussi, pour découvrir qu'il peut y avoir au delà d'un héritage génétique, un héritage spirituel. Lorsque cet héritage est pour certains points négatifs, seul la prière peut intervenir, et notamment la Sainte Eucharistie à travers des messes pour les vivants et les défunts d'une même famille: les messes d'intercession pour la "guérison des racines familiales"

 

 

 

 

 


ESSAI DE RESUME SUR LA GUERISON INTERIEURE

D’UNE RETRAITE DONNEE DU 24 AU 26 FEVRIER 2017 A LIBRAMONT PAR LE PERE JEAN-MARIE GSELL FRERE DE SAINT JEAN EXORCISTE DU DIOCESE DE NAMUR.

 

La guérison des racines familiales :

 

Cette compréhension de la nécessité de la guérison des racines familiale  se découvre d’abord sur le plan pastoral à l’intérieur et autour du ministère de la délivrance et de la guérison. Pour la comprendre et la justifier il faut s’appuyer en partie sur la théologie du péché originel et aussi sur le mystère de l’alliance de procréation entre Dieu et l’homme et la femme qui est une alliance entre Dieu et l’homme dès l’origine.  Ce ministère est appuyé aussi sur la réalité de la communion des saints. Cependant il est un peu subtile théologiquement à bien comprendre et expliquer ainsi qu’à justifier, c’est ce pourquoi il fait l’objet d’une certaine peur et controverse dans l’Eglise car les arguments théologiques n’ont pas encore pu être développés de façon précise ou en tout cas dans un travail théologique  de façon scientifique bien que nous soyons déjà en possessions des principes pastoraux mais aussi théologiques qui justifient ce ministère.

 

  Il y a aussi un autre problème. L'Esprit Saint qui souffle dans l'Eglise, c'est surtout les petits qui entendent sa voix. Et les petits ne sont pas toujours les théologiens. Les petits prennent ce que le Seigneur leur donne. Les petits, c'est nous bien sûr, nous sommes tous des petits, dans la mesure où on entend l'Esprit Saint, on est des petits. Il faut que les petits soient aussi théologiens sinon, ils finissent par dire des bêtises et par en faire.

 

   On découvre la guérison des racines familiales, on découvre plein de choses, mais si vous ne trouvez pas un fondement théologique dans ce que vous découvrez sous le souffle de l'Esprit Saint, il vous manque quelque chose. Là aussi, c'est un manque d'intelligence. Et du coup, vous ne pouvez pas donner d'appui théologique à ce qui se passe.

 

     La découverte de ce ministère est due au docteur KENNETH MCALL, anglican au siècle dernier, missionnaire en Chine, médecin psychiatre. Il découvre, en rentrant de mission de Chine, en reprenant sa profession de médecin psychiatre, qu'il n'arrive pas à guérir certains de ses malades tout simplement. Il se pose la question alors pourquoi. Et le Seigneur l'éclaire en lui montrant qu'il faut prier pour les défunts de ces familles, pour les aïeux. Et il commence des offices, célébrations pour ses patients et il obtient des résultats assez extraordinaires. C'est comme ça en raccourci  qu’a été découverte l'importance de la prière pour les défunts ciblés dans une intentions de guérison des racines familiales, qui s'est aussi répandue progressivement dans l'Eglise catholique mais par une voie plus charismatique. Certains prétendent que c’est sous l’influence de la religion bouddhiste qu’il découvre cela, mais quand on lit son livre, on se rend compte qu’il n’en est rien, il était bien missionnaire en chine, missionnaire laïc anglican et charismatique, et c’est pour cette raison qu’il était missionnaire chrétien qu’il a été expulsé de Chine.

 

     Je vais essayer de vous montrer les principes théologiques qui peuvent justifier ce ministère qui s’avère un bien et une nécessité dans la pastorale de la délivrance et de la guérison.

 

     La communion des Saints (j'ai fait mon enquête), c'est un des mystères de notre foi chrétienne qui nous professons dans le credo, le symbole des apôtres tous les dimanches, mais nous ne saisissons probablement pas toute l’étendue de ce mystère. Il y a 14 articles dans le credo dont « la communion des Saints », ce que nous sommes en tant que baptisés, appelés à croire et même nous entrons dans l'obéissance de la foi et nous recevons que nous vivons en communion avec tous les Saints. Mais on ne sait pas ce qu'on dit. C'est un aspect théologique qui a été très peu creusé par les théologiens et qui pourtant réclamerait de l'être beaucoup parce que c'est passionnant, absolument important, et extrêmement pratique pour notre vie.

 

Un petit symbole pour signifier le mystère de l'Eglise (signifié par le cercle).

Vous avez l'Eglise visible qui est l'Eglise militante, qui est le conditionnement terrestre dans lequel nous sommes. Nous avons l'Eglise du Ciel, ce sont les Saints avec Dieu et nous avons l'Eglise du Purgatoire. L'Eglise du Ciel, on l'appelle l'Eglise triomphante. Et l'Eglise du Purgatoire, on l'appelle l'Eglise souffrante. Et bien sûr, vous avez l'enfer dans lequel aucun d'entre nous n'a envie d'aller.

 

Je vais d'abord vous lire quelques passages qui vous expliquent par l'Eglise elle-même, ce qu'est la communion des Saints.

 

Du Dictionnaire théologique de l'Eglise catholique (document officiel dans l'Eglise), communion des Saints :  « … le lien transcendant (lien qui unit les personnes entre elles au point de vue spirituel) qui rattache entre eux les fidèles vivants (c'est-à-dire nous sur la terre) et les défunts dans l'unité d'un même corps mystique dont Jésus Christ est le chef et dans la solidarité d'une même vie… »

 

     Autrement dit, ce qui nous permet de comprendre le mystère de la communauté des Saints, c'est l'analogie métaphorique du Christ et de l'Eglise, corps du Christ.

 

Vous avez l'Eglise visible qui est l'Eglise militante, qui est le conditionnement terrestre dans lequel nous sommes. Nous avons l'Eglise du Ciel, ce sont les Saints avec Dieu et nous avons l'Eglise du Purgatoire. L'Eglise du Ciel, on l'appelle l'Eglise triomphante. Et l'Eglise du Purgatoire, on l'appelle l'Eglise souffrante. Et bien sûr, vous avez l'enfer dans lequel aucun d'entre nous n'a envie d'aller.

 

Je vais d'abord vous lire quelques passages qui vous expliquent par l'Eglise elle-même, ce qu'est la communion des Saints.

 

    Du Dictionnaire théologique de l'Eglise catholique (document officiel dans l'Eglise), communion des Saints :  « … le lien transcendant (lien qui unit les personnes entre elles au point de vue spirituel) qui rattache entre eux les fidèles vivants (c'est-à-dire nous sur la terre) et les défunts dans l'unité d'un même corps mystique dont Jésus Christ est le chef et dans la solidarité d'une même vie… »

 

     Autrement dit, ce qui nous permet de comprendre le mystère de la communauté des Saints, c'est l'analogie métaphorique du Christ et de l'Eglise, corps du Christ.

 

     Civilement nous avons une trace de cela avec la double définition de notre personne, le prénom qui signifie notre personne et notre nom de famille, et d’un point de vue juridique, on ne parlera de « personne morale » pour définir l’existence d’une société. Dieu nous voit (l'humanité) de ses 2 manières différentes et vous le retrouvez constamment dans

 

L’Ecriture.  La vision de l’ancien testament insiste plus sur la réalité collective du peuple de Dieu, alors que la nouvelle alliance commence par des relations personnelles de chacun dans sa rencontre avec le Christ et à partir de cette rencontre personnelles nous fondons nos communautés en son nom.

 

      Dieu a un regard sur chaque personne dans son individualité personnelle et Dieu as un regard sur la communauté des personnes (personne en tant qu'elle fait partie d'une famille). La famille humaine qui a pour fondement la famille selon la chair et le sang. Donc, le regard de Dieu sur nous est double : à la fois, il voit les individus, les personnes, et il voit l'individu en tant qu'il est relié à une famille. C'est très important ce double regard de Dieu et il est inséparable. Dieu ne nous voit pas de manière personnelle sans nous voir aussi relié à nos familles selon la chair et le sang  car c’est une alliance de création, une alliance sacrée. Et nous sommes à la fois plus fondamentalement encore et plus ultimement aussi relié à cette famille qu’est l'Eglise dont nos familles font partie comme : « église domestique ». Il n'y a jamais d'exclusion de l'un  et de l'autre.  

 

                  Quand on regarde une personne d’une façon personnelle, c'est une chose; regarder les personnes dans leur collectivité, c'est autre chose. On a du mal à comprendre le regard de Dieu.

 

                       C'est très important. Quel est ce regard de Dieu sur nous maintenant que je vous parle ? Dieu ne nous regarde qu'à travers son Fils. Jésus est Dieu et nous sommes son corps. L'Eglise est le corps du Christ. Donc chacune de nos personnes constituons le corps du Christ, c'est ce qu'on nous dit dans l'Ecriture (St Paul I Co 12, 12-27).

 

        Le Christ est Dieu, et Le Père ne peut nous regarder qu'à travers son fils crucifié, mort et ressuscité. Le Père ne peut pas nous regarder autrement qu'à travers le Christ, pourquoi? Parce que le péché est tellement horrible au regard de la pureté infinie de Dieu qu’Il ne peut nous assumer comme enfant de Dieu, que par adoption dans son Fils bien-aimé.

 

             Le regard de Dieu à travers nous, sur nos personnes, sur la personne de Paul, de Jacques…, se fait à travers le regard de dieu sur son propre Fils.

 

    Dieu ne peut pas nous regarder que d'une manière personnelle, mais quand il le fait, il le fait mieux que n'importe qui d'autre. Dieu vous connaît mieux dans votre intimité que vous pourriez vous connaître vous-mêmes et que le plus grand de vos amis ne vous connaîtrait. Et en même temps, Dieu nous voit relié au mystère du corps du Christ, qui est l'Eglise comme un membre, et à l’intérieure de l’Eglise à sont immergées nos familles selon la chair et le sang si nous le lui demandons, d’autant plus quand c’est une famille de baptisés.

 

      Ce double regard, vous l'avez depuis l'origine, dans l'alliance de création puisque quand Dieu crée l'homme, il les crée homme et femme tout de suite. Autrement dit, Dieu a créé l'humanité en société et en relation inter- personnelle.

 

                       Tout de suite après, vous avez le fait que Dieu ait fait alliance avec Adam et Eve. Dieu fait alliance avec ma personne (c'est ma rencontre avec Jésus). Il fait alliance avec une autre personne. Et il fait alliance avec ces 2 personnes en tant qu'elles sont reliées entre elles, c’est l’alliance avec l’Eglise qui est une communauté de personnes et qui est aussi l’épouse du Christ.

 

          Ces alliances de Dieu avec l'homme sont inséparables. C'est pourquoi, je ne peux pas dire que j'aime Dieu si je n'aime pas mon frère que je vois alors que Dieu, je ne le vois pas.

 

On ne peut pas dire : « Je suis bien avec mon Dieu, on s'aime », alors que je ne supporte pas mon frère et je ne fais aucun effort pour l'aimer. C'est un mensonge. (1 Jean 4, 20)

 

     Donc, le regard de Dieu sur nous est toujours à 2 niveaux.

     On appelle « communion des Saints », la manière dont toutes les personnes reliées par la même charité en Christ ne font qu'un seul corps.

 

    La conséquence de cela, c'est une espèce de « commutativité des mérites ». De la même manière que Jésus a mérité pour nous le Salut, comme la tête l'a mérité pour le corps. De la même manière, un saint qui s'est sanctifié de manière caractéristique peut aider par son intercession, sa prière et sa charité celui qui est un peu moins saint. Il y a une commutativité des mérites.

 

                  De la même manière, si on a un microbe dans le corps, le sang du corps va venir aider à attaquer ce microbe, et toute nos erreur et péchés affaiblissent le Corp...

 

 

                  Vous voyez que l'Eglise a 3 dimensions: celle de la terre, celle du Ciel et celle du Purgatoire. Les mérites des uns vont servir les autres.

 

J'ai créé des connexions ici avec du fil jaune pour montrer que les saints du ciel et les saints de la terre sont en communion. Cette communion des saints, c'est pas simplement un truc théorique, c'est pas simplement une réalité théorique de notre foi, ni une vérité à venir, c'est aujourd'hui, en ce moment, l'Esprit Saint nous établit dans la communion des saints. Dans la prière (notamment la prière contemplative) le Seigneur vous permet de vivre une réelle communion avec les saints, y compris déjà entre vous (vous êtes peut-être saints, vous l'êtes pour autant que l'Esprit Saint habite en vous). Cette sainteté vous amène à vivre ce mystère de la charité fraternelle…

 

             Je vais maintenant avancer un petit peu. J'écris des connexions ici avec du fil jaune pour montrer que les Saints du ciel et les Saints de la terre sont en communion. Et cette communion des Saints, ce n’est pas simplement une réalité théorique de notre foi, ni une réalité à venir. C'est aujourd'hui, en ce moment, l'Esprit Saint nous établi dans la communion des Saints. C'est-à-dire que dans la prière, notamment la prière contemplative, le Seigneur nous permet de vivre une réelle communion avec les Saints. Y compris déjà entre vous parce que vous êtes peut-être Saints (pour autant que l'Esprit Saint habite en vous). Et donc cette sainteté vous amène à vivre ce mystère de la charité fraternelle, qu'on soit en communion l'un avec l'autre dans cette communion avec Dieu. C'est ça la communion des Saints.

 

           C'est très important de saisir ça. Donc, cette communion entre les saints du ciel et de la terre entre eux. Et dans cette communion, il y a effectivement, d'abord un mystère d'amour dans la connaissance réciproque des personnes, dans une vie de charité, mais il y a aussi un mystère d'intercession et de commutativité des biens. Quand l'Eglise déclare une année sainte et dans cette année sainte, il y aura une indulgence plénière. Comment expliquer ça? Elle s'appuie sur les mérites des Saints pour les distribuer à tous ceux qui ne le sont pas encore. C'est cela que permet la communion des Saints.

 

        Maintenant, ce que j'ai envie de vous dire, c'est que de la même manière que, à chaque fois que vous faites un acte bon, vertueux, un acte d'amour, vous établissez nécessairement une connexion avec les Saint : n'importe quel acte d'amour dans la charité, qui est fait par n'importe lequel être humain fait grandir le corps tout entier de l'Eglise, et créant des liens avec les Saints. En revanche, un acte vicieux, peccamineux, un acte sous la séduction des ténèbres, à l'inverse, établit aussi une connexion avec le royaume des ténèbres. C'est ce que j'ai signifié par le rouge. On dirait internet. Il y a Internet divin et Internet des ténèbres, c'est vrai…

 

    Voyez ces connexions entre l'enfer et la terre. C'est ce que je vous disais hier soir, si on ouvre des portes, les esprits mauvais viennent habiter sur cette terre qui nous avait été donnée, parce qu'on leur a donné les clés. Donc, là, je vous ai signifié de manière symbolique, avec ce trait rouge, la manière dont nous établissons des connexions avec le royaume des ténèbres. Ces connexions, elles demeurent tant qu’on ne les a pas coupées. Ce qui est intéressant, c'est que, si vous allez vous confesser, vous allez me dire "ça arrête la connexion"? Et bien oui et non. C'est ça le problème.

 

                                 Vous avez fait un acte peccamineux (vous êtes allé voir une cartomancienne, c'est interdit par Dieu ça). Vous allez vous confesser. Qu'est-ce qui se passe dans la confession? Dans la confession, vous allez être libéré de la faute qui vous a séparé de Dieu au niveau spirituel et vous allez retrouver la grâce, vous avez reçu la grâce de guérison dans votre âme, mais des liens peuvent encore demeurer dans votre conditionnement, soit à cause d’une habitude, et aussi parce que dans cette habitude vous avez créé des alliances avec les ténèbres : il vas falloir alors reconquérir ce conditionnement par un combat spirituel et l’acquisition de vertus pour quitter tel ou tel vice.

 

                             Ou alors, quelqu'un a commis l'adultère ou la fornication, il va se confesser et retrouve la grâce qu’il avait perdue par le péché. Mais n'empêche que votre conditionnement pourrait encore être lié, parce que les connexions que vous avez créées avec les ténèbres dans ce péché surtout s’il est une faiblesse récurrente, fait que le Malin vat pouvoir encore vous attaquer de plus belle, car il ne s’avoue jamais vaincu : « vous n’avez pas encore résisté jusqu’au sang dans votre lutte contre le péché »( Hébreux 12, 4). Parce qu’une chose est de recevoir la grâce du côté de l'esprit (qui vous remet en communion avec Dieu et vous redonne cette grâce sanctifiante), autre chose que cette grâce sanctifiante vienne réinvestir tout votre conditionnement affectif, psycho-affectif et somatique qui ont été pollué par ce lien avec les ténèbres. Et si vous ne faîtes pas un travail de reconquête du château-fort, de votre esprit sur votre conditionnement, vous laissez une porte ouverte pour une seconde occasion.

 

     On va comprendre mieux encore.  Dans notre histoire à nous, il n'y a pas que l'un ou l'autre, nous sommes à la fois ivraie et bon grain. Nous avons la grâce et nous sommes encore un peu parfois en connexion avec les ténèbres. C'est l'histoire de tout un chacun ça. On est en Christ et en même temps, on a des petites complicités avec le royaume des ténèbres. On est mélangé. Et même quand on n’est pas mélangé volontairement, on est mélangé parce qu'il y a tellement de faiblesses en nous, que ça nous emporte malgré nous (péché de faiblesse).

 

Comment on fait pour résorber ces péchés? Vous voyez les connexions rouges, vous avez beau avoir la grâce, si vous ne faites pas quelque chose pour ça, ça ne suffira pas.

 

 

       Je vais vous parler maintenant un petit peu de ce qui ce passe entre le purgatoire et la terre. Je vous lis un petit passage du catéchisme de l'Eglise catholique. Ca sera plus simple.

 

Vous avez tous un catéchisme de l'Eglise catholique chez vous, dans la bibliothèque. J'espère qu'il n'y a pas trop de poussière dessus. Ça ne coûte pas cher. C'est important de connaître votre catéchisme quand même.

 

"La communion avec les défunts.

 

Reconnaissant dès la mort, cette communion qui existe à l'intérieur de tout le corps mystique de Jésus Christ (§ 958), l'Eglise en ses membres qui cheminent sur terre, a entouré de beaucoup de piété la mémoire des défunts dès les premiers temps du christianisme en offrant aussi pour eux des suffrages (NDLR: des messes) car la pensée de prier pour les morts afin qu'ils soient délivrés de leurs péchés est une pensée sainte et pieuse nous dit le macchabée. Notre prière pour eux peut non seulement les aider mais aussi rendre efficace leur intercession en notre faveur. Les âmes du purgatoire ne peuvent plus rien mériter pour elles. Mais nous pouvons prier pour elles et en priant pour elles, nous les aidons à s’approcher de Dieu."

 

        Mais quand nous prions pour elles, en fait, on leur donne l'occasion de prier pour nous et de rendre leurs prières pour nous efficaces. Les âmes du purgatoire, on peut les prier, elles peuvent nous obtenir des grâces. Elles ne peuvent plus rien mériter pour elles mais elles peuvent mériter pour nous. C'est très important ça.

 

          Quand vous priez pour une âme du purgatoire, non seulement vous l’aidez,  mais vous permettez au Seigneur d'exaucer son intercession qu'elle a pour vous

     Bien sûr, je signifie ici, la manière dont nous nous pouvons prier pour les âmes du purgatoire. Soit vous en faites un tout petit peu du purgatoire, soit vous êtes complètement au fond, et vous avez droit à un grand tour avant d'arriver au ciel.

 

    Quand quelqu'un est ici, par exemple à l’extérieur du cercle, et que vous priez pour lui, vous lui permettez de prendre un petit raccourci.

 

Et en même temps, elle peut vous obtenir des grâces cette âme du purgatoire.

 

La communion dont je viens de parler là pendant 10 minutes, elle est vraie des trois lieux de l'Eglise. Il faut qu'on le sache ça. Sauf en Ardennes, là, on dit des messes pour les défunts et c'est bien. Seulement, il faudrait parfois y participer de manière plus spirituelle, que ça soit plus efficace.

 

Les Saints peuvent nous obtenir des grâces. Ils peuvent prier pour nous (flèche avec des flammes de lumière).

 

Quand Dieu dit à l’homme dans la genèse : « dominiez les animaux… » (Gn 1, 26-28l'animal) ,  cette parole: tu domineras sur les poissons, tu domineras sur les végétaux, tu domineras sur toi-même. L'homme a été établi vraiment roi dans cet univers dans lequel Dieu l'a planté, ce jardin d'Eden. Par la séduction de l'ange, l'homme a donné les clés de cette royauté à celui qui va devenir le « prince de ce monde », parce que l'homme lui en a donné les clés. Il ne faut pas oublier qu'on l'appelle le prince de ce monde. Etant donné la séduction dans laquelle il a entraîné l'homme et l'homme est devenu le sujet des ténèbres, le sujet de Lucifer par la tentation, par cette « chute ».

 

     Cette alliance dont je vous ai parlé de Dieu avec l'homme, qui est toujours à 2 niveaux simultanés, à la fois avec les personnes et avec la communauté des personnes, vous la retrouvez aussi dans le sens du péché. C'est-à-dire qu’un péché d'un père ou d'une mère a des conséquences sur les enfants. Parce que Dieu l'a voulu ainsi dès le point de départ de la création. Etant donné qu'il a fait alliance avec l'homme et la femme pour la pro-création. Il les a rendus co-responsables avec Lui. Et je dirais même que Dieu s'est rendu co-dépendant de la décision de procréer des parents, à partir de leur amour et de leur liberté. Dieu a laissé l’homme passer devant dans la décision de donner la vie, alors que c'est lui qui crée l'âme spirituelle.

 

  Les parents ne communiquent (au sens matériel) la réalité biologique et psychologique de la personne, c’est à dire son conditionnement, Dieu crée l'âme spirituelle. Mais Dieu s'est fait le coopérateur de la décision de créer qu'il a remise aux parents comme pro-créateurs avec toutes les conséquences que ça va impliquer, restant sauf la part d’incertitude, qui reste la part de Dieu en quelque sorte. Car dans les méthodes de régulation naturelle des naissances, Il y a une part d’incertitude, qui en quelque sorte est la part de Dieu dans la possibilité qu’Il a de donner la vie par-delà la décision ou le jugement des époux,  et c’est une des raisons pour laquelle l’Eglise s’oppose à la contraception.

 

          Vous voyez : vous ne pouvez pas être  pro-créateurs d'une personne dans sa matérialité biologique sans être aussi père et mère de son âme, c’est-à-dire de la dimension spirituelle, de son âme. Et donc les conséquences de vos actes biologiques et les conséquences de vos actes spirituels ne font qu'une seule et même conséquence de votre responsabilité, du fait que le corps et l’esprit sont substantiellement unis, même si l’un vient des parents (la partie biologique) et l’autre directement de Dieu : l’âme spirituelle qu’Il crée.

 

           On ne s'étonne pas d'un atavisme biologique. Ca n'étonne personne qu’il y est un héritage biologique qui puisse porter quelques « dispositions » même génétiquement,  des vertus ou des vices du grand-père ou de la grand-mère. Mais ça étonne tout le monde qu'il y ait un atavisme spirituel, un héritage spirituel, alors que c'est tout à fait cohérent. On est responsable du fait qu’on est père et mère, que l’on est parents de ce que l’on est et des actes que l’on pose selon cette alliance de pro-création. C'est vrai qu'il y a le regard de Dieu sur la personne: l'enfant qui est créé par Dieu en tant que tel n'est pas responsable de tous les péchés de ses parents, c'est vrai. (Jean 9, 3)

 

           Dieu va jusqu'au bout de ses engagements : « Les dons de Dieu sont sans repentance » (Rm 11, 29) !  Il ne revient pas sur ses décisions surtout quand elles concernent les lois de création, sauf quand il s’agit de renoncer à sa justice au bénéfice de sa miséricorde. C'est très important parce que les esprits mauvais  vont pouvoir exploiter au maximum en quelque-sorte un droit naturel qu’ils ont ou qu’ils auraient comme, fondé sur cette alliance de création d’exercer sur le conditionnement de la progéniture de ceux qui ont été ses complices dans l’exercice de tel ou tel vice, droit  qui serait fondé sur cette alliance de création. De la même manière que l’on crée personnellement des alliances avec les ténèbres en répétant des actes mauvais, et que l’on s’établit personnellement d’avantage dans la bénédiction de Dieu et dans la communion des saints en répétant ces actes bons, par cette appartenance collective à la famille et à son héritage dont on a parlé plus haut, cette bénédiction se reporte sur les enfants comme une bonne disposition et une certaine protection, de la même manière lorsque l’on accomplit durablement des actes mauvais, ces actes pourtant personnels amènent des connexions avec les ténèbres qui se répercutent comme un droit que les esprit mauvais ont en vertu de cette responsabilité de pro-création des parents sur leurs progéniture. Et ce droit se manifeste comme une plus grande virulence de la part des esprits mauvais à ce qu’ils soient  tentés. Ce droit n’est pas un droit absolu, il s’exerce sur le conditionnement de la personne. Le conditionnement est le seul lieu où on peut être tenté, c’est-à-dire l’imaginaire, le corps les passions, les instincts parce c’est la seule façon dont le malin peut nous tenter. Il ne peut pas agir directement sur nos esprits qui d’une part est l’héritage direct de Dieu, et d’autre part par nature il n’a pas accès à notre esprit.  Je vais expliquer un peu plus comment et pourquoi…

 

    Cela pourrait paraître injuste comme ça, mais selon cette alliance de création, ce n'est pas injuste, puisque Dieu dès le point de départ a rendu les parents procréateurs et donc coresponsables non seulement de donner la vie, mais de la faire grandir par l’éducation de la personne dans tout ce qu’elle est autant physiquement que spirituellement, intellectuellement moralement…etc. Cette possibilité d’agir en termes de tentation, d’oppression ou de vexation n’est pas une fatalité, cela est de l’ordre d’une influence qui n’est pas une détermination, mais comme une disposition ou inclination qui touche le conditionnement.

 

Prenons un exemple : Un père ou un grand-père était coureur de jupon, et jusqu’à la fin de sa vie, il n’a pas vraiment réussi à sortir de ce vice qu’il vivait aussi par le regard et en pensée. Pourtant il s’en est confessé avant de mourir et a pu être sauvé moyennant sa foi et la grâce du pardon qu’il a reçu. Il n’en reste pas moins qu’il est mort sans avoir pu venir à bout de ce vice en développant à l’inverse une vertu de tempérance. Mais dans cette habitude vicieuse, il a forcément construit des liens avec les esprits d’impureté, et même a pu être infesté, vexé par ces esprits bien installé depuis tant d’année dans son conditionnement imaginatif, passionnel instinctif et dans sa mémoire ainsi que dans son corps. Alors de son vivant déjà ces mêmes esprits ont comme un « droit » de venir tenter avec plus de véhémence la descendance de cet homme, étant donnée cette dimension collective de la famille regardée aussi comme une certaine identité personnelle de nature, du fait de sa responsabilité sur ses enfants, il ouvre une porte négatives à savoir, un droit de nature qui repose sur cette alliance de procréation d’où découle une responsabilité : la porte que le grand-père ou le père  a ouvert sur lui vont amener les esprit mauvais à considérer qu’ils ont comme un droit d’avoir et de revendiquer ces mêmes portes ouvertes sur les enfants et peut-être même les génération après. Car les démons connaissent parfaitement leurs droits de nature, et ils les exploitent parfaitement sans réserve.

 

   Cependant, le salut reçu de Jésus est personnel et non immédiatement collectif. Le salut nous sauve personnellement mais ne nous sauve pas en tant que telle familles, en tant que  réalité collective (personne morale). En revanche c’est une grâce qu’apporte l’Eglise en tant que famille d’apporter la guérison à nos famille dans la mesure où par la prière nous demandons au Seigneur d’immerger nos familles dans l’Eglise de telle sorte que nos liens de chair et de sang humains qui sont  la marque de l’appartenance à une même famille et qui est aussi le passage par lequel le Malin s’autorise à nous tenter pour les même sujet avec la même intensité dans une même famille et même à différentes générations. Par le baptême et la communion, le sang qui coule dans nos veines est d’abord le sang du Christ parce qu’il crie plus fort que le sang d’Abel (Hb 12, 24) « Vous êtes venus vers Jésus, le médiateur d’une alliance nouvelle, et vers le sang de l’aspersion, son sang qui parle plus fort que celui d’Abel. » « Ils ne sont pas nés du sang, ni d’une volonté charnelle, ni d’une volonté d’homme : ils sont nés de Dieu. » (Jn 1, 13)

 

    Par cette intercession pour nos familles dont le lieu privilégié est la messe ou nous pouvons intercéder pour les vivants et les défunts de nos familles surtout dans la prière eucharistique n°1 où nous pouvons nommer explicitement les vivants et les défunts, nous demandons au Seigneur d’immerger nos familles en l’Eglise comme autant d’Eglise domestique. Seule de telle intercession peuvent arrêter cette exploitation par les esprits de ce droit primordial fondé sur cette alliance de création. 

 

   On objectera peut-être : « pourquoi cela ne se fait pas automatiquement par la grâce ?

 

Réponse :  La grâce est donnée pour le salut et la sanctification de la personne, mais cette grâce veut nous aider à reconquérir notre conditionnement marqué par nos tendances mauvaises reçues déjà virtuellement par voie d’héritage naturel (atavisme biologique, psychologique etc) mais aussi par l’agression plus véhémentes des esprits mauvais intéressés par ses faiblesses et qui sont capables de nous maintenir en elles par leurs vexations surtout quand celles-ci s’appuient sur le support naturel de ces mêmes faiblesses héritées déjà par voie naturelles. Exemple : L’enfant aura hérité dans ses gènes déjà d’une certaine inclination à aimer un peu trop les femmes de façon impure, et cette inclination inscrite en terme de fragilité déjà transmise par des disposition héritées de la nature est surenchérie par le travail de tentation véhément des esprits mauvais de ce genre qui exploitent en quelque sorte le droit de l’alliance de création dont nous avons parlé plus haut.

 

   L’ancien testament qui met en lumière d’abord cette appartenance à une même famille devenant le peuple de Dieu élu (descendance d’Abraham) insiste d’abord sur la dimension collective familiale par laquelle j’accède au Salut…

  Le nouveau testament met en lumière le salut personnel, individuel...

 

Ces deux dimensions ne s’opposent pas, le salut de l’âme et de la personne est personnel et individuel, mais la guérison des familles comme : « personnes morale » et une guérison qui regarde notre « conditionnement (que nous recevons de nos familles) et cette guérison s’obtient par l’appartenant à l’Eglise. Cette appartenance enlève aux esprits tout droits de nature que les esprits mauvais exploiteraient appuyés sur cette alliance de création. Encore faut-il revendiquer cette appartenance à l’Eglise et cette guérison de nos racines familiale par la prière !

 

Ces guérisons et délivrances étant donnée qu’elles s’obtient à partir du sang du Christ se reçoivent dans une messe célébrée à cette intention, et il faudra parfois plusieurs messes.

 

 C’est sur ce même principe que l’on obtient la libération des pactes qui ont été engagés en liant la progéniture dans un « contrat » avec les ténèbres par des aïeux, en échange d’un pouvoir que l’on aurait passé avec les ténèbres et qui engagerait la progéniture. Il arrive que de telles messes soient de véritable exorcisme, car aucun exorcisme sur la personne vexée en ce cas ne peut s’obtenir en dehors de la messe par laquelle dans le sang du Christ l’on revendique l’appartenance à l’Eglise comme famille dans laquelle circule d’abord le sang du Christ, seule cette appartenance première au Christ à son sang et à l’Eglise exorcise la personne de tels pactes. Et ceci que les aïeux soient vivants ou morts, qu’ils aient vécus ou non avec leurs progénitures, ce n’est pas cela qui compte dans cette histoire…

 

 

Père Jean-Marie GSELL le 13/10/2018

 

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LA GUERISON DES RACINES FAMILIALES
ESSAI DE RESUME SUR LA GUERISON INTERIEU
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