ESSAI DE RÉSUME SUR LA GUÉRISON INTÉRIEURE

D’UNE RETRAITE DONNÉE DU 24 AU 26 FEVRIER 2017 A LIBRAMONT PAR LE PÈRE JEAN-MARIE GSELL FRÈRE DE SAINT JEAN EXORCISTE DU DIOCÈSE DE NAMUR.

 

 

 

                        VENDREDI 24 FEVRIER.

 

 

 

I. INTRO

 

La guérison est un sujet qui intéresse et qui passionne beaucoup de chrétiens d'aujourd'hui, et on va même dire que ce sujet amène des gens à la foi.

 

Du temps de Jésus déjà les foules accourraient pour recevoir des guérisons. Et Jésus ne les a pas chassées. Il a non seulement lui-même guéri les malades (pas tous, on se posera la question de pourquoi pas tous), mais il a aussi envoyé ses disciples (70), deux par deux, pour annoncer la bonne nouvelle du Salut, pour guérir les malades, pour chasser les démons.

 

Et il dira la même chose à ses apôtres : je vous envoie, baptisez au nom du Père du Fils et du Saint Esprit et avec ce ministère de la délivrance et de la guérison. Donc ça fait partie explicitement de la mission du Christ, de la mission de l'Eglise, et donc de la nôtre.

 

 

 

J'ai choisi de…

 

 

 

ORIGINE

 

C'est le Renouveau Charismatique qui a redécouvert ce mystère de la guérison et de la délivrance comme une nécessité pour tous les hommes. Ce mouvement est né il y a une dizaine d'années.

 

 

 

Evidemment quand on redécouvre quelque chose, ça prend du temps, ça demande des réajustements. Beaucoup de formes, de manières d'aborder cette question coexistent si bien que ceux qui sont intéressés s'y perdent un peu. Que faut-il faire? Ceci? Où cela? Pourquoi faut-il faire ceci?

 

Ce sont des questions qu'il faut se poser. Quel ordre mettre dans tous ces moyens qu'on me donne?

 

 

 

 

 

SYNTHESE DE LA PERSONNE HUMAINE.

 

Je vais beaucoup m'aider de supports visuels puisqu'on dit qu'un petit dessin vaut mieux qu'un grand discours et c'est d'autant plus vrai quand il s'agit d'une question assez complexe.

 

 

 

On commence au ras des pâquerettes ce soir, puis on va essayer de s'élever petit à petit j'espère.

 

Je vais essayer de vous présenter une synthèse de la personne humaine. Parce que, au fond, quand Jésus envoie guérir les malades, ce qui est intéressant, c'est qu'il ne précise pas quel genre de maladie. Or, il dira plus loin qu'il est venu, non pas pour les biens-portants mais pour les malades. Et là, il est nettement question d'une maladie spirituelle, puisqu'on parle du péché. Donc, Jésus montre que la première maladie, elle est spirituelle. Et le cancer spirituel, c'est le péché. Donc, Jésus est venu pour guérir d'abord cette maladie-là.

 

 

 

Jésus guérit toutes les maladies spirituelles. Il ne guérit pas toutes les maladies physiques. Quand il guérit les maladies physiques, c'est pour qu'elles soient signe de cette guérison spirituelle.

 

 

 

Jusqu'au siècle dernier, disons que, avant freud, c'est assez clair, il y a deux sortes de maladies : spirituelles et somatiques. Avec la découverte de l'Inconscient, on découvre une nouvelle sorte de maladie : la maladie psycho-spirituelle ou psycho-somatique. Psycho-spirituelle, c'est quand le psychisme est relié à l'esprit et qu'on regarde comment ça se marie. Psychosomatique: manière dont le psychisme se marie avec le corps.

 

Cette nouvelle découverte a amené à comprendre qu'il pouvait y avoir une troisième sorte de maladie, un petit peu entre les deux, entre l'esprit et le corps, qui s'appelle : le psychologique.

 

 

 

Evidemment, quand Jésus envoie ses apôtres et son Eglise guérir les malades, il ne distingue pas. C'est ça qui est intéressant et on voit que le Seigneur, finalement jusqu'à aujourd'hui a permis et permet encore certaines charismes jusqu'au miracle (comme le Père Tardif par exemple), quelques-uns très peu nombreux. Parce que, encore une fois, quand Jésus guérit physiquement, c'est un signe de quelque chose, pour rappeler qu'il est là pour guérir toutes nos maladies spirituelles.

 

 

 

Avec la découverte de la psychologie, des blessures psychologiques, et la manière dont ces blessures venaient nous empêcher de faire le bien que nous voulions pour nous amener à faire le mal que nous ne voulions pas, comme dit St Paul. L'Esprit Saint a fait découvrir à l'Eglise, et maintenant c'est clair, après un temps de tâtonnements, que le Seigneur voulait guérir beaucoup de maladies. Pas toujours, pour ne pas dire rarement des maladies physiques, toujours des maladies spirituelles.

 

Quel est ce statut de la guérison de tout ce qui est psychologique? Est-ce que Jésus guérit plus nos maladies psychologiques qu'il ne guérit nos maladies somatiques? C'est une question qu'on va se poser. Je vous dis quand même en préambule que, je crois que le Seigneur veut guérir tout ce qui dans notre conditionnement psychologique ce qui nous empêche de porter du fruit pour le Royaume, ce qui nous empêche d'atteindre d'avantage la sainteté. Ça je crois qu'on peut l'affirmer.

 

Mais de quelle sainteté parle-t-on?

 

La sainteté théologale, c'est-à-dire, la foi, l'espérance et la charité, un malade mental dans un hôpital psychiatrique peut l'avoir. Mais l'exercice de son humanité et de la capacité qu'il a d'avoir des œuvres pour le Seigneur, est un peu limité.

 

Le Seigneur veut guérir tout ce qui dans notre conditionnement psychologique nous empêche de porter le fruit qu'il veut que nous portions. Ça veut dire que le Seigneur ne guérit pas tout.

 

Un peu comme à l'époque du Christ, où c'était un peu la course à la guérison ou aux guérisseurs (on voyait Jésus parfois comme un guérisseur), le Seigneur est blessé de cette attitude parce qu'il sait que quand il guérit, c'est toujours pour quelque chose de spirituel.

 

Il y a donc un discernement à avoir et à faire, à savoir : qu'est-ce que le Seigneur veut guérir? D'abord il faut savoir en quoi je suis blessé, c'est intéressant. Et ensuite, qu'est-ce qu'il veut guérir?

 

 

 

            II. LE CHÂTEAU INTERIEUR.

 

 

 

On va tout de suite utiliser un support.

 

J'ai appelé ça le château intérieur. Je vais essayer de vous montrer une vision d'ensemble rapide de ce qu'est notre personne humaine.

 

Socrate nous dit : "Connais-toi toi-même". Et c'est pas si bête que ça. C'est la chose la plus difficile je crois de se connaître soi-même. Si c'est difficile de connaître Dieu, c'est pas simple de se connaître soi-même.

 

 

 

Voici un petit schéma de la personne humaine.

 

 

 

J'ai fait une sorte de pyramide pour bien comprendre ce dessin, il faut considérer que, en bas, c'est la terre. Et vous savez qu'on est tiré de la terre.

 

C'est très intéressant de voir la création de l'homme dans le second récit de la création du livre de la Genèse, il est dit que Dieu façonnât l'homme à partir de la glaise, et que, après l'avoir façonné, il insuffle dans ses narines une haleine de vie.

 

Tout ça est très important pour plein de raisons. Ça veut dire que c'est à partir du corps que Dieu crée la personne. Insuffler dans les narines, une haleine de vie suppose déjà que Dieu ait façonné son corps à partir de la glaise.

 

Et aujourd'hui avec la découverte biologique de la manière dont se construit l'embryon dans le sein de la maman, on voit bien que, aussitôt après l'acte conjugal, et puis la fécondation de l'ovule, à un moment particulier que Dieu seul connaît, il crée l'âme spirituelle, à partir de l'embryon fécondé. A partir de la terre, il insuffle une haleine de vie.

 

 

 

La dimension spirituelle est signifiée par la petite pointe en haut de la pyramide.

 

 

 

Nous sommes des êtres spirituels créés par Dieu avec un esprit, et dans un esprit, il y a deux capacités qui sont l'intelligence et la volonté.

 

Ces deux capacités font de nous des êtres semblables à Dieu, puisqu'en Dieu aussi, il y a intelligence et volonté et amour. Et notre volonté nous permet à la fois d'être libre et, en même temps, d'aimer.

 

Les trois dimensions qui sont en nous, sont au fond, l'icône du mystère de la trinité : l'intelligence, la volonté et l'amour.

 

Notre vie consciente est douée d'une mémoire de l'intelligence, qui est simplement notre capacité de conserver ce qui est connu.

 

 

 

A l'autre extrême de notre humanité, il y a notre corps à partir duquel dieu a créé notre esprit. Cette base de la pyramide, toute la dimension de notre corps, nous fait appartenir à un univers matériel, et par notre corps nous sommes parfaitement enracinés dans cet univers matériel. Nous en faisons partie.

 

 

 

Cet univers matériel est relié tout de suite à la vie. Un premier niveau de vie, la vie végétative qui nous est commune avec les végétaux. Nous avons, comme la plante, un système de nutrition, un système de reproduction et aussi une certaine mémoire (on le découvre de manière incontestable aujourd'hui de plein de manières, mais surtout de manière empirique) du corps, appelée mémoire kinesthésique.

 

Et d'ailleurs quand on discute avec les gens qui aiment les plantes et qui ont un peu de sensibilité, ils vous diront que, même les plantes d'une certaine manière ont une mémoire kinesthésique.

 

A la suite de beaucoup, j'ai associé la vie subconsciente (en dessous de l'inconscient et du conscient) tout ce qui est retenu dans cette mémoire kinesthésique qui correspond au point de départ de notre existence, puisque notre existence commence de manière excessivement matérielle.

 

Evidemment, on ne peut rien séparer de cette pyramide : les traits du schéma ne sont pas des traits de séparation. Parce que nous sommes spirituels du point de départ de notre conception.

 

 

 

Cependant, l'exercice de notre vie spirituelle dépend de notre vie consciente…???….Il est extrêmement réduit, caché.

 

L'homme, le petit embryon perçoit d'abord l'amour. L'amour est la première expérience qui éveille l'enfant d'une manière spirituelle.

 

 

 

Je vais très vite parce que je ne suis pas professeur de science ni de psychologie. C'est pas le but. Mais je suis obligé quand même de donner ou de rappeler quelques repères.

 

 

 

On remonte à cette zone intermédiaire : la vie animale qui nous est commune avec les animaux et qui est organisée autour de trois principes qui sont :

 

-        Une vie passionnelle, affective (les onze passions de notre âme animale). Notre âme est forcément humaine mais elle assume une dimension animale. Nous avons des choses en commun avec les animaux : les onze passions (colère, amour, haine, espoir, désespoir, fuite, audace, crainte, tristesse, joie, désir). Quand je cite ces passions-là, on a l'impression que je fais une définition de l'homme, et c'est vrai. Mais chez les animaux, on trouve les mêmes passions, à l'état animal évidemment. En observant un peu, on note que les animaux ont leur tristesse, leur sensibilité…

 

-        Une mémoire imaginative. Les animaux ont aussi une mémoire. On l'appelle la représentation imaginative qui permet de former des images et liée à l'affectif.

 

-        Les instincts (placés à droite) : trois instincts fondamentaux : nutrition, reproduction, défense (instincts de conservation).

 

 

 

Il y a évidemment des instincts communs aux végétaux et aux animaux. Je ne m'étends pas plus là-dessus, c'est pas le but.

 

 

 

 

 

Qu'est-ce qu'a fait le péché? Il a séparé cette unité que Dieu avait créée au point de départ. Le péché a créé un cataclysme, une faille entre l'appel de notre vie spirituelle (du côté de notre intelligence qui est faite pour connaître la vérité, du côté de notre amour qui est fait pour se donner jusqu'au bout, jusque dans l'Adoration à l'égard de Dieu. Le péché a, d'une certaine manière, séparé l'esprit du corps. Pas complètement bien sûr.

 

Le cataclysme provoqué par le péché s’est surtout fait à ce carrefour : la vie psycho-affective (carrefour entre la vie spirituelle et de la vie corporelle).

 

Ce carrefour-là a été le champ de bataille de cette rupture entre l'esprit et le corps. C'est pourquoi notre psychisme est absolument marqué par le péché.

 

Nous sommes donc devenus des êtres tirés par le bas, comme on dit, en raison des appétits instinctifs qui nous ont attirés après le péché de manière disproportionnée par rapport à leurs véritables fins. Autrement dit, on a été attiré de manière désordonnée par tous les biens matériels, et on ne sentait (sent) plus assez les biens spirituels. Je ne m'étends pas plus. On aura l'occasion d'y revenir.

 

 

 

 

 

Le Seigneur ne nous a pas abandonnés à ce sort puisqu'il nous a permis de retrouver un certain équilibre en nous donnant sa grâce. La grâce est le don de Dieu qui permet de rattraper cet équilibre. Il nous donne une vie nouvelle, une sorte de fortifiant spirituel, qui nous permet de réinvestir tout le bas de la pyramide.

 

La grâce est représentée par le trait rouge.

 

La grâce nous est donnée par notre vie spirituelle à travers les sacrements dans l'Eglise. Ca ne veut pas dire que ceux qui n'ont pas les sacrements n'ont pas la grâce, parce qu'elle est donnée à tous les hommes de bonne volonté. Dieu est libre de ses dons. Cette grâce permet aux hommes de bonne volonté de retrouver la paix, comme on le dit à Noël, de reconquérir leur personne, aussi bien sur le plan affectif que sur le plan corporel.

 

 

 

Nous avons tous reçu la grâce au baptême. Comment ça se fait que ça marche pas? Comment ça se fait que, malgré cette grâce reçue au baptême, il y ait toujours autant de problèmes, on n'est pas plus saint qu'on ne l'était il y a 20 ans (on n'a pas l'impression en tout cas)? Qu'est-ce qui se passe?

 

 

 

 

 

On a un ennemi qui s'appelle Satan. Il existe. Ici, je ne fais pas une conférence de scientifiques, je suis dans la perspective de la foi. Donc, je parle de Satan.

 

Satan est un ange déchu, comme vous le savez. Il a entraîné dans sa séduction orgueilleuse une multitude d'anges, certes moins nombreux que les anges bons, mais qui ont comme tous les anges reçus de Dieu, une certaine capacité d'influencer notre conditionnement humain (conditionnement corporel et conditionnement psychologique). C'est signifié par une parole dans l'Ecriture où il est dit que le serpent était le plus rusé de tous les animaux que Dieu avait créés.

 

Ca veut dire que Satan fait alliance avec la vie animale de l'homme qui s'arrête à notre sensualité, notre imagination, notre mémoire, nos passions, nos instincts.

 

C'est à travers nos instincts et notre corps qu'il peut nous tenter, nous séduire et nous détourner de notre finalité.

 

Effectivement, il y a réussi puisqu'il y a eu le péché d'Eve, et ensuite, le péché d'Adam, qui ont entraîné toute l'Humanité dans ce cataclysme qu'on appelle le péché originel. Le péché originel existe, c'est pas une fantaisie. Il est un donné incontournable de notre foi.

 

La foi n'est pas un super marché. On prend tout ou on laisse tout. J'aurai l'occasion de vous le rappeler. On ne prend pas juste ce qui nous intéresse. Ca ne marche pas comme ça. La foi, c'est un menu qui n'est pas à la carte. On prend l'entrée, on termine par le dessert et on prend tout ce qu'il y a entre. On va expliquer pourquoi évidemment.

 

 

 

Le péché originel existe et c'est lui qui amène cette fragilité par laquelle nous héritons de ce que nos parents premiers ont fait en se détournant de Dieu.

 

Donc, ces infiltrations des démons, signifiées par ces petits-fils absolument pas sympathiques qui montent, c'est la manière dont nous sommes tentés, fragilisés par Satan, ses anges et leurs suppôts sur la terre pour nous détourner de notre but à savoir l'amour de Dieu, l'amour des autres.

 

 

 

Pourquoi je ne l'ai pas fait entrer dans le sommet de la pyramide, Satan?

 

Parce qu'il y entre, normalement rarement, sauf ceux qui sont possédés par le démon, ça existe. Dans ces cas-là, il pénètre un petit peu dans ce sanctuaire mais pas jusqu'au bout.

 

En revanche, il nous handicape. S’il monte en-haut de cette pyramide, ça nous empêche de descendre. On peut connaître Dieu par la foi, en désirant l'aimer, et en espérant (vie théologale) mais avoir des problèmes pour vivre la vie de Dieu dans nos actes de tous les jours : le pardon à donner aux frères. C'est le problème.

 

On est piégé par notre fragilité somatique et psychosomatique.

 

 

 

 

 

Il semblerait que la grâce ne suffise pas. Est-ce possible que la grâce que Dieu nous a donnée pour notre Salut éternel, la gloire qui est pour nous semence de gloire et qui nous destine à la vie éternelle, elle nous dispose déjà à la vie éternelle et déjà nous fait entrer dans le Royaume, dès maintenant, même si c'est à travers l'obscurité

 

En revanche, cette grâce, elle est aussi guérissante pour notre vie spirituelle mais d'abord pour notre vie spirituelle…….???….

 

Et par la vie spirituelle, avec la grâce et avec notre aide bien sûr ("aide-toi et le ciel t'aidera"), elle veut aussi guérir notre conditionnement humain, c'est-à-dire notre conditionnement affectif, passionnel, et tous nos actes.

 

Mais elle a du mal.

 

Elle a d'autant plus de mal quand les attaques sont nombreuses et donc les tentations sont plus fortes (comme c'est le cas aujourd'hui).

 

Elle a d'autant plus de mal quand l'environnement socioculturel est contre Dieu, anti-Christ et promeut une culture athée. Cet environnement est le lieu où on ouvre la porte aux enfers. Ce qui explique que nous avons de plus en plus de tentations et de difficultés dans le monde dans lequel nous vivons actuellement que nos arrières arrière-grands-parents, il y a une centaine d'années. Ca, vous pouvez en être sûrs.

 

Le combat spirituel n'est pas le même. C'est d'ailleurs pour ça que l'Esprit Saint a redonné des charismes à l'Eglise.

 

 

 

 

 

Dieu a prévu une aide dans les périodes les plus difficiles de combat. On n'a évidemment pas la vision physique de ces combats spirituels, mais si on voyait ce qui se passe, on verrait des légions de démons parcourir la terre, essayant de tenter les hommes. Ca fait rire quand on voit ça sur nos vitraux de nos vieilles églises.

 

J'étais un peu de ceux-là il y a une vingtaine d'années. Mais j'ai changé d'avis depuis parce que, de fait, le combat spirituel aujourd'hui est plus intense que il y a quelques années,  étant donné les portes qu'on a ouvertes aux enfers sur cette terre.

 

 

 

L'aide que Dieu donne à l'Eglise dans les moments les plus difficiles : les charismes.

 

La grâce, elle est donnée pour notre détermination à la vie éternelle ; elle nous communique la vie de Dieu en terme de vérité, d'amour, d'espérance ; elle nous sanctifie. Elle établit en nous la sainteté de Dieu. Elle nous fait vivre du Christ, et c'est celle-là qui est importante, elle est essentielle au Salut.

 

En revanche, les charismes ne sont pas essentiels au salut. J'ai envie de le crier haut et fort. Je dirais que tous ceux qui ne connaissent pas les charismes aujourd'hui, ils feraient bien de les connaître un petit peu. Mais il y en a qui ne connaissent que ça. Et ça, c'est un problème parce que les charismes, ce n'est pas la grâce. Ca en fait partie (et donc signalé en rouge sur le schéma), mais ce n'est pas la grâce. Ils sont une aide de Dieu pour notre conditionnement. Or, le conditionnement ne nous sauve pas. Ce qui nous sauve, c'est la détermination spirituelle.

 

Les charismes sont importants. C'est une aide de Dieu pour reprendre notre conditionnement qui est empêché en raison du combat spirituel plus important.

 

Et quand on conjugue, grâce et charisme... Si on a que les charismes, on croit qu'on a la grâce. C'est très dangereux quelqu'un qui croit qu'il a la grâce parce qu'il a les charismes. Il se croit saint parce qu'il a eu des prophéties. Il se croit saint parce qu'il….??? Mais attention, c'est 2 choses différentes, les charismes et la sainteté.

 

Puisque St Paul nous dit que les charismes, c'est donné pour la communauté. Evidemment, l'exercice des charismes contribue à notre sainteté. Mais il ne faut pas identifier les charismes à la sainteté.

 

Il y a des Saints qui sont morts sans charismes. La sainteté et les charismes font partie du mystère de la grâce mais les charismes, c'est une aide ponctuelle : le Seigneur peut les donner mais le Seigneur peut les reprendre. Les charismes existent pour aider la communauté. Ils ne sont pas absolument nécessaires. C'est une surabondance de la largesse de Dieu dans les moments difficiles. C'est très important.

 

Mais dans les moments difficiles, ils deviennent nécessaires (sinon Dieu ne les enverrait pas).

 

 

 

Il y a 2 choses à éviter dans l'Eglise :

 

-        de croire qu'avec la grâce, on n'a pas besoin de charismes et de mépriser les charismes.

 

-        De croire que, parce qu'on a les charismes, on n'a pas besoin de la grâce.

 

-        De croire que les charismes, c'est la grâce.

 

C'est une problématique qu'on rencontre aujourd'hui dans l'Eglise, dans les Eglises.

 

Je laisse ça à votre méditation.

 

 

 

Il faut conjuguer les deux. Il faut savoir qu'elle est votre sainteté : c'est dans votre union avec Jésus, dans la prière d'abord, dans la charité à l'égard de vos frères ensuite.

 

Et puis, si le Seigneur le veut, pour le bien de l'Eglise, il vous donnera des charismes. Il y a 2 écoles par rapport à ça : celle qui dit qu'il faut chercher les charismes, et celle qui  dit qu'il ne faut pas les chercher. J'ai presque envie de dire que la vérité est un tout petit peu entre les deux.

 

Parce qu’on cherche la sainteté, on cherche à aimer Dieu, on cherche à plaire à Dieu, et puisque nous sommes en mission, comme l'épouse du Christ dans le monde, si c'est pour la communauté, on peut demander des charismes.

 

Mais attention parce que le charisme, c'est une certaine puissance puisqu'il y a quand même un effet dans le conditionnement qui est grisant. Ca peut devenir un objet facile pour l'orgueil et la volonté de puissance.

 

Et c'est pourquoi on aime avoir des charismes. Mais la chose la plus difficile à faire sortir de notre cœur, c'est l'orgueil, soyez-en sûrs. En sachant ça, on ne chercherait pas tant à avoir des charismes. Parce que le charisme, une fois qu'on l'a, il peut nous donner une poussée d'orgueil incroyable.

 

Et le problème des charismes, c'est que le démon peut les imiter.

 

Et les charismes se sont, d'ailleurs perdus dans l'Eglise à cause de ce problème.

 

Après la période des persécutions, entre l'an 700 et 800, après la période des martyrs et des premières évangélisations en Europe, il y a eu des abus dans des communautés qui vivaient de charismes. On ne vivait plus les charismes dans l'obéissance au Saint Esprit et à l'Eglise.

 

On sait très bien que le démon peut guérir. Le démon  peut imiter tout ce qui est matériel. Il peut très bien imiter un chant en langues, des prophéties (et elles peuvent être exactes en plus parce qu'il connaît un peu quelque chose de notre vie inconsciente, il devine un peu notre avenir). On voit ça dans la Bible avec les magiciens de Pharaon. Moïse fait des prodiges visibles et aussitôt, les magiciens de Pharaon font exactement la même chose.

 

C'est intéressant cet enseignement de la Bible là : les effets sont les mêmes mais l'auteur est différent. Et vous vivez les charismes et que l'orgueil pousse un petit peu, et que vous commencez à sortir un petit peu de l'obéissance à l'Eglise, on peut changer de patron sans s'en rendre compte.

 

Parfois dans les grosses sociétés, le petit qui travaille au bureau de la société, il est très content de sa société. Mais ce qu'il ne sait pas c'est qu'en bourse, la société vient d'être rachetée par une grosse holding. Il a changé de patron mais il ne le sait même pas. Et petit à petit, il va s'apercevoir que ça change quand même. Mais au départ, il ne le voit pas. Les effets sont les mêmes.

 

Le seul moyen de voir si on ne change pas de patron : l'humilité, et pour l'humilité, l'obéissance. Les charismes exercés en dehors de l'obéissance, c'est dangereux.

 

 

 

Quand on est fort tenté, que le monde dans lequel on vit n'est plus un monde porteur, et que la grâce semble ne pas suffire…

 

Moi, je me suis occupé, dans mon existence de frère, de jeunes qui venaient de grosses difficultés (délinquance…) et qui se convertissaient. Ils étaient baptisés. Et au bout d'un an de baptême et de vie chrétienne vraiment sans détours, il n'y avait pas beaucoup d'amélioration, ils n'arrivaient pas à sortir de certains problèmes. Je me suis demandé pourquoi. C'est pour ça que je me suis intéressé aux charismes. Au fond, la grâce est là et pourtant, ils n'arrivent pas à la rendre conquérante de leur conditionnement. Y'a un truc qui va pas. Et au fond, les charismes Dieu nous les donne pour nous aider dans notre conditionnement. Mais ce n'est pas le seul moyen.

 

 

 

On peut rappeler ce que sont les charismes : 3 sortes.

 

D'abord, les charismes qui sont au service de tout ce qui relève de l'intelligence:              - l'enseignement ;

 

- la prophétie qui est directement une parole de Dieu ;

 

- le charisme du gouvernement qui est le berger. C'est St Paul qui en parle, qui relève aussi de l'intelligence liée à la volonté ;

 

- Le charisme de discernement qui est lié aussi à l'intelligence.

 

 

 

Puis, les charismes plus liés au cœur, à l'amour et à la prière

 

- le chant en langues. Qui vient nous aider dans notre conditionnement pour prier. Le chant en langues, ça amène facilement la prière dans notre cœur.

 

- …

 

 

 

Puis, les charismes de guérison qui vont concerner les 3 étages de notre vie.

 

Pour la vie spirituelle, il n'y a pas de charisme de guérison, puisque c'est la grâce qui guérit notre vie spirituelle. Il y a des charismes pour notre vie psychoaffective, pour notre vie psychosomatique… On en parlera.

 

Puis il y a des charismes de guérison qui peuvent aller jusqu'au miracle. C'est plus rare.

 

Voilà une petite synthèse rapide en trois catégories qui correspondent aux trois dimensions de notre esprit et de son conditionnement. J'en oublie parce que je vais vite.

 

 

 

Est-ce que nous n'avons que la grâce et les charismes ?

 

La grâce nous permet d'atteindre notre vie, notre finalité. Elle n'est pas d'abord un outil de combat. Elle est un outil de sainteté si j'ose dire. C'est pas un outil, c'est une vie.

 

Les charismes eux nous sont donnés pour aider notre conditionnement. Ils sont une aide pour le combat spirituel.

 

 

 

Mais les charismes et la grâce, ça ne suffit pas. Dieu nous demande de prendre encore 3 autres moyens.

 

Je fais de cette montagne un château fort, puisque je vous ai parlé de combat.

 

Notre personne, signifiée ici symboliquement par cette pyramide, est en combat spirituel. Il ne faut pas oublier qu'on est des combattants.

 

Le drame de la chrétienté de l'Occident, c'est qu'elle a oublié le combat spirituel. On s'est endormi sur les lauriers de la sainteté et de l'Eglise et de nos nombreux saints du X VIIème siècle par exemple. Il y a eu une grande vague de sainteté au XVIIème siècle. On s'est endormi là-dessus, croyant que ça marchait tout seul et on a oublié que la vie chrétienne, ça impliquait un combat spirituel. On a oublié de défendre le château fort.

 

On est passé du Moyen-Age à la Renaissance.

 

Au Moyen-Age : on fait des fortifications, on n'oublie pas le combat spirituel. A la Renaissance, on ouvre toutes les portes, dans lesquelles tout le monde s'engouffre bien sûr.

 

Donc, on a un château fort et on doit y reconstruire nos tours, nos murailles, nos gardes.

 

J'ai représenté symboliquement la muraille par un ruban bleu qui est bien sûr le mystère de Marie.

 

Dieu nous donne trois aides pour le conditionnement : les charismes, Marie (puisqu'elle est Reine des Anges) et les Anges. Les Anges ont une capacité d'intervenir sur notre conditionnement humain. On l'oublie trop souvent.

 

Comprenez une chose : les Anges et les démons sont de même nature : ce sont des anges. Ca veut dire que tout ce que peuvent faire les démons dans la nature, les Anges aussi. Donc, la première manière de se défendre des démons, c'est d'appeler les Anges, de prier les Anges. Et on les oublie. Ils peuvent nous aider dans notre conditionnement physique, psychosomatique.

 

 

 

Marie est la Reine des Anges et la seule Sainte du ciel qui peut intervenir sur notre conditionnement. Marie est la seule Sainte qui ait parfaitement notre nature et qui ait un pouvoir sur notre conditionnement. Elle a le pouvoir des Anges. Dieu lui a donné ce pouvoir parce qu'elle est notre Mère et pour qu'elle soit notre Mère, il faut aussi qu'elle soit notre Reine. Elle peut donc intervenir sur notre conditionnement physique, psychoaffectif, psychosomatique, psycho-spirituel si on la prie. Et il y a une prière qui a été encouragée, et est toujours encouragée de manière très grande par les Papes qui est le Rosaire.

 

Le Rosaire est l'arme de Marie. Quand on prie le Rosaire, le démon est obligé de se taire. Faites l'expérience d'ailleurs quand vous êtes un peu tenté, essayez de dire le chapelet à haute voix.

 

C'est très important de prier à haute voix dans le combat spirituel parce que les démons ont la capacité de nous atteindre jusqu'à notre vie animale. Notre vie animale s'arrête avec la vie imaginative, sensible, passionnelle et instinctive. Mais il ne peut pas entrer dans le sanctuaire de notre pensée spirituelle. Ils peuvent deviner un petit peu à travers la représentation imaginative quelques fantasmes, quelques concepts que nous formons à travers notre intelligence mais il les devine de manière très très floue. C'est-à-dire que quand vous parlez à l'intérieur de votre tête, le démon n'entend pas grand chose, alors il reste. Si on parle à haute voix, ils entendent très très bien. Ca hurle dans leurs oreilles. C'est pour ça que dans le combat spirituel, on prie à haute voix (chapelet). C'est très important.

 

Le chapelet est d'abord une prière contemplative mais c'est aussi une arme pour notre conditionnement.

 

 

 

Voilà un peu une synthèse de la connaissance de la personne humaine à travers cette dimension spirituelle et en même temps de son conditionnement qui peut l'aider ou l'empêcher d'atteindre la sainteté que Dieu réclame de nous.

 

Quand on est bien armé, on voit que les démons ne peuvent pas dépasser les premières bases. Quand on est armé par la grâce, les charismes, Marie et les Anges, le démon ne peut plus pénétrer. Et c'est la sainteté qui se confirme dans toute notre vie.

 

Il faut savoir que la sainteté est possible. Il faut réaliser ça. Elle est possible, pas simplement quelque part dans notre cœur et dans notre esprit, elle est possible pratiquement. Le Seigneur nous a donné la possibilité de devenir des êtres vertueux en raison de sa grâce. Mais ça ne se fait pas tout seul. Et qu'est-ce qui nous empêche d'atteindre les vertus ? Notre conditionnement.

 

 

 

 

 

Synthèse première partie :

 

Voici l'humain. C'est la main du bouclier. Vous savez que quand on fait un combat, on a deux mains. A la gauche, on a un bouclier et par la droite, on pique. Les psaumes reprennent constamment ce thème.

 

 

 

La main du bouclier, c'est intéressant parce que je vous ai remis tout ce que je viens de vous dire. La grâce, je l'ai mise du côté du pouce.

 

Le combat spirituel. Ca veut dire qu'il faut se bouger (la prière). Le combat spirituel, c'est d'abord la prière. Et puis, c'est l'exercice de la volonté dans les vertus. Marie. Les charismes. Les Anges. Voilà les 5 doigts de la main du bouclier du combat spirituel. On se défend.

 

 

 

L'épée de la vie, l'épée qui sort de la bouche du Christ selon l'Apocalypse. Ca fait penser à quelque chose. Même si l'Eglise n'a pas encore reconnu les apparitions à Medjugorié….???. Marie parle des 5 moyens : c'est les 5 doigts de notre autre main, main de la vie et du combat spirituel.

 

Une main pour le bouclier, une main pour le glaive. Et dans cette autre main, vous retrouvez tout ce qui vous est essentiel pour atteindre la sainteté : la grâce et le conditionnement. C'est très biblique ce thème, ça entre même dans une théologie du corps.

 

On dit que la dimension féminine de la personne est plutôt de la main gauche, non pas parce que la femme est gauche. Je ne le pense pas du tout. J'anticipe une mauvaise interprétation  de ce que je vais dire. Je pense justement l'inverse. La femme a le génie du conditionnement. C'est une mère. C'est symbolique puisque, en la femme, il y a les deux, comme en l'homme. c'est une symbolique qui nous aide à comprendre quelque chose.

 

 

 

 

 

 

 

FIN      1ére FACE 1ére CASSETTE.

 

 

 

 

 

Correspond parfaitement à ce que dit l'Eglise.

 

 

 

Voilà les 2 mains : la main gauche comme bouclier, la main droite pour le combat et la vie spirituelle. Donc, vous avez plus le point de vue du conditionnement (gauche) et puis le point de vue de la grâce (droite), mais seule est nécessaire au Salut : la grâce.

 

 

 

COUPURE

 

 

 

C'est notre personne en tant qu'elle est faite pour se défendre aussi par rapport à ce combat spirituel qu'on a oublié et qu'on redécouvre aujourd'hui.

 

L'ennemi nous attaque durement, par des moyens qu'on va essayer de découvrir ensemble et ces attaques créent des brèches, comme le dit les Ecritures, dans la muraille. Pourquoi parle-t-on tant au début de Jérusalem ? Parce que le Seigneur emploie et utilise cette symbolique du château fort. Ca rappelle aussi les écrits de Sainte-Thérèse de Jésus sur les différentes demeures spirituelles. Cette métaphore est très fort utilisée par l'Esprit Saint dans l'Ecriture et aussi par la Tradition. Ce combat spirituel est nécessaire d'autant plus qu'il y a des brèches dans notre muraille. Ces brèches facilitent l'entrée des esprits mauvais…

 

 

 

On a tous une brèche principale dans laquelle les esprits spécialisés (selon leur genre de tentation) entrent.

 

Les commandos spécialisés vont entrer dans telle ou telle brèche parce qu'ils sont spécialisés dans cette brèche.

 

 

 

Vous allez voir le phénomène. Voilà le principe de ce que j'appelle l’entonnoir, la manière dont nous sommes non seulement tentés (parce qu'il n'y a pas que la tentation). La manière dont nous sommes attaqués passe pas seulement par la tentation, mais passe par une porte qui passe au travers de plusieurs formes, plusieurs constituants.

 

Dans un entonnoir, il y a des parois et puis il y a aussi un orifice. Le liquide dans l’entonnoir  prend de la vitesse, et grâce à cette vitesse en tournant, cette rotation en spirale, il pénètre sûrement dans l'orifice. Nous avons des brèches qui sont constituées avec lésions en forme d’entonnoir.

 

Cet entonnoir a six dimensions dans sa paroi, les six façons que l'on a d'être terrassé :

 

Le démon n'a pas toute la part. C'est ça que je vais vous montrer maintenant.

 

J'ai signifié l’entonnoir ici à droite et je vais faire vu de dessus ici.

 

Le liquide dans l’entonnoir crée un tourbillon et il se précipite ensuite dans l'orifice.

 

L'intérêt de ce schéma est qu'il montre que, par exemple, "j'ai fait un péché, je vais me confesser". C'est un adepte de la confession. Manque de pot, le lendemain, il recommence. Beaucoup d'années qu'il se confesse, pas d'amélioration. "On m'a dit que la grâce sauvait, que la grâce guérissait, ça veut dire quoi ?".

 

Pourquoi ? Parce que la confession ne résout qu'une petite partie du problème. Si je bouche une petite partie de mon entonnoir, c'est bien mais ce n'est pas ça qui va boucher tout le trou. Et  le liquide va se contenter de passer par-dessus et va finir par force de ravinement, par l'emporter à nouveau dans le même péché.

 

Autrement dit, il faut toucher l’entonnoir d'un seul coup tout entier.

 

 

 

La première chose qui crée en nous une brèche, c'est les conséquences du péché originel. Et on les oublie. C'est le premier héritage spirituel que nous avons de nos premiers parents et c'est celui-là qui met la brèche fondamentale, une lézarde dans la muraille. Le péché originel, on le structure en trois éléments (1ère épître de St Jean) : la convoitise de la chair, la convoitise des yeux (orgueil), la forfanterie des biens (la synthèse des deux : égoïsme).

 

Les trois conséquences du péché originel donnent naissance aux sept péchés capitaux, que vous connaissez tous. Et se ramifient aux sept péchés capitaux, tous les péchés que vous pouvons commettre.

 

Ca c'est le deuxième aspect de la paroi d’entonnoir : les conséquences du péché originel.

 

La suite devient intéressante. Vous avez peut-être entendu parler des messes de généalogie. On en entend parler dans l'Eglise catholique depuis pas très longtemps, pas plus de dix ans. C'est un anglican ; le  docteur KENNETH MCALL qui, sous le souffle de l'Esprit Saint a découvert ça. On en parlera demain. C'est important parce que les liens généalogiques, on les a oubliés. C'est tout ce qui s’ajoute au péché originel, par rapport à nos premiers parents Adam et Eve. Parce que nos vrais parents, ce sont nos parents mais il y a aussi les seconds, troisièmes… jusqu'à nous. Et à chaque fois, on accumule les choses, dans le bien ou dans le mauvais. Il y a un héritage spirituel. On est tous d'accord qu'il y a un héritage qu'on appelle l'atavisme (héritage biologique) mais il y a aussi un héritage spirituel qu'on connaît mal, et dont on parle très clairement dans l'Ecriture. On parle des enfants qui seront agacés sur leurs dents du fait que leurs parents ont mangés (trop) du raisin. Il y a quelque chose de vrai à comprendre là.

 

 

 

Sommaire de ce week-end :

 

-        Les liens généalogiques

 

-        Les blessures de la petite enfance

 

-        Tentation, oppression, obsession, infestation jusqu'à possession (action du démon)

 

-        Mon péché personnel

 

-        Les gens que j'ai fréquentés qui m'ont amené au péché (mauvaise compagnie), qui ont créé des liens avec moi qui ont besoin d'être visité par la grâce (coupure de liens)

 

 

 

Tout ceci est le processus de la guérison. Si on en oublie un, il y a encore un petit passage où le liquide peut encore pénétrer et recréer le trou conséquent.

 

Il suffit que j'oublie une seule des petites parois constituantes de l’entonnoir pour créer une petite infiltration qui finira par rouvrir la porte.

 

C'est ce qui explique le symbole de l’entonnoir.

 

Donc, il faut à la fois que je me confesse, mais pas seulement. Il faut aussi que je vive mon baptême, les sacrements parce que ce sont les sacrements de l'initiation chrétienne qui viennent directement s'intéresser aux constituants du péché en donnant la grâce. Il faut que je m'intéresse à ce qui se passe dans ma généalogie, il faut prier pour mes aïeux (on verra pourquoi demain). Il faut que je m'intéresse à mes blessures parce qu'il y a peut-être moyen de faire quelque chose non pas seulement avec les psychologues, les psychiatres mais avec l'Eglise (parce que l'intercession ça existe).

 

Vous connaissez tous la blague du gars qui va chez le psychologue parce qu'il fait pipi au lit encore à 20 ans. Au bout d'une année, il est très content d'avoir été chez le psychologue mais il fait toujours pipi au lit. C'est pas grave maintenant il sait pourquoi.

 

Ca veut dire que la psychologie pour savoir ce que vous avez c'est une chose mais pour guérir ? Quels sont les vrais thérapeutes qui guérissent les blessures ? Y'en a. Je ne dis pas qu'il n'y a pas une thérapie réelle, c'est évident. Mais je dis aussi que le Seigneur est thérapeute, qu'il est même le premier des thérapeutes et qu'il y a des maladies que lui seul peut guérir (sujet traité demain).

 

 

 

Les blessures de la petite enfance. Il faut s'expliquer évidemment parce que si je dois intercéder, il faut que je sache quoi demander, parce qu'il faut cibler. Le Seigneur veut qu'on cible (on en parlera aussi demain).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COUPURE

 

 

 

… ça c'est pas difficile de vous en parler, et puis le péché.

 

Voilà un petit peu l'objectif de ce que nous ferons demain.

 

 

 

 

 

                        SAMEDI 25 FEVRIER

 

 

 

On va demander que cette journée soit vraiment sous l'inspiration du Saint Esprit. Je pense que le Saint sacrement a dû être exposé. Voilà une prière qui se fait.

 

Il y a un enjeu important évidemment parce que notre adversaire (il y a une époque où on en parlait trop, parce qu'on en parlait mal), il faut le connaître. Tout combattant, la première chose qu'il fait, c'est essayer de connaître son ennemi. Et il n'y a pas à avoir peur de notre ennemi parce que la peur est toujours quelque chose qui paralyse. Le Seigneur nous demande de ne pas avoir peur. Vous connaissez tous la manière dont Thérèse de l'Enfant Jésus se rend compte un jour que les démons sont lâches (ils font semblant d'avoir plus de pouvoir qu'ils n'en ont, ils impressionnent, ils nous paralysent). Donc, il ne faut pas avoir peur de notre ennemi mais nous avons un ennemi. Je pense qu'on a vécu dans la peur pendant longtemps à un certain siècle du Jansénisme par exemple. Et qu’on a tellement eu peur qu'on a dit que ça n'existait plus. Et on a laissé toutes ces fables pour nos arrière-grands-mères. Ce que notre adversaire cherchait c'était de se faire oublier évidemment. Et du coup, pendant environ un siècle, on a considéré que ça n'existait plus.

 

Et aujourd'hui, à travers curieusement le renouveau de l'Eglise, on redécouvre la nécessité de connaître son adversaire et le combat spirituel. Donc, il ne faut pas en avoir peur. Mais il ne faut pas se laisser séduire.

 

 

 

On va continuer à creuser cette question du combat spirituel ensemble.

 

Le démon est ravi qu'on l'oublie. On peut se convertir, avoir la foi, la charité, l'espérance. Mais quand on commence à essayer de convertir son conditionnement humain, ce qui nous amène forcément à porter du fruit pour le Seigneur (parce que quand on a un conditionnement qui est visité, dont Jésus devient le Roi, c'est la sainteté). Et la sainteté, il y en a un qui en a horreur évidemment puisqu'elle nous permet de porter beaucoup de fruits. Il préfère nous laisser dans une position complètement inhibée. Tant de chrétiens qui ont la foi sont inhibés. Ils dorment, ils sont en léthargie, en hibernation parce que la grâce qu'ils ont reçue est stérile, elle ne porte pas de fruits.

 

On va quand même se poser la question : Jésus qui est venu apporter un feu sur la terre, ça brûle pas et ça fait 2000 ans. Comment ça se fait ? Comment ça se fait que le feu de la grâce qui est en nous, qui a été déposé le jour de notre baptême, de notre confirmation ne brûle pas ? Comment ça se fait que ça ne fait pas tâche d'huile ? Que ça ne fait pas le feu du Saint-Esprit dans les cœurs ?

 

Il y a un problème. Et le problème, c'est le conditionnement.

 

Donc, le démon n'aime pas qu'on s'intéresse au conditionnement parce qu'il en était le Roi. Et dans la pyramide que je vous ai dessinée hier, il nous laisse habiter en-haut mais il nous met en prison. Ca veut dire qu'on est enfermé dans notre donjon et on ne peut plus en sortir. Il nous laisse là. On est tranquille avec notre Dieu mais il ne se passe pas grand chose dans la vie.

 

Voilà le problème : dès qu'on s'intéresse au conditionnement, il n'est pas d'accord. Il se réveille.

 

 

 

Je vais essayer de continuer grâce à ce support technique que le Seigneur a bien voulu bénir : grâce à votre chapelet.

 

 

 

J'ai dit qu'il y a 6 problèmes puisqu'on a vu que ce fameux entonnoir qui est la porte par lequel nous sommes attaqués n'est pas uniquement constituée d'une tentation, oppression de notre adversaire mais de 5 autres composantes qu'on oublie facilement, en tout cas quand on en pense à une, on oublie les autres, et c'est ça le problème, c'est que si vous vous intéressez à un aspect seulement de votre conditionnement, en excluant les autres. Certains vont dire : "de toutes façons la guérison, c'est le chapelet". D'autres vont dire "Tu vas te confesser et puis c'est réglé".

 

Voyez, on réduit chaque moyen comme exclusif et comme étant le seul. C'est ça l'erreur et c'est pour ça que j'ai voulu faire cette session sur le thème de synthèse pour comprendre que chacun des moyens qui nous sont donnés par le Seigneur, à travers l'Esprit Saint, ils sont complémentaires et nécessaires tous. Sinon, le Seigneur ne nous inspirerait pas des moyens différents.

 

 

 

On retrouve ce fameux entonnoir dont on parlait hier. Je l'ai un peu complété.

 

Vous retrouvez les 6 problèmes (conséquences du péché originel dont on a parlé hier, les liens généalogiques dont on va parler aujourd'hui, les blessures de la petite enfance, …

 

Certains vont dire : voilà c'est la guérison psychologique. Combien de prêtres envoient chez le psychiatre ou le psychologue ? Ils n'ont pas tort, il y a des éléments de la psychologie. Mais est-ce que ça veut dire qu'ils ne doivent pas s'en occuper ? Est-ce que ça veut dire que le psychologue ne doit pas s'intéresser au spirituel ?

 

Au lieu d'opposer les moyens que Dieu nous donne, en se renvoyant la balle, on se rend compte que chaque approche est complémentaire et chaque élément est nécessaire. Tous ces éléments sont constituants d'un entonnoir qui est la porte qui fragilise le château fort.

 

Je vais faire un autre petit dessin au tableau, très facile à comprendre : je vous refais ce château fort avec ses 3 dimensions : spirituelle, somatique et psychosomatique et je vais vous le faire en vue de dessus (dessin de la pyramide).

 

On est enfermé dans le donjon. Et voilà le conditionnement. On a un conditionnement corporel, un conditionnement psychoaffectif et notre vie spirituelle.

 

Et je vous disais hier que notre vie spirituelle, elle se synthétisait avec 3 éléments : intelligence, amour et la volonté (qui nous permet d'être libre). Je vous disais hier que notre vie psychoaffective se structurait aussi à partir de

 

3 éléments qui sont la connaissance sensible, c'est-à-dire l'imagination, la mémoire, les instincts (qui sont 3 : conservation individuelle (nutrition), reproduction et défense) et puis la vie passionnelle (les 11 passions, l'affectivité).

 

L'affectivité passionnelle, la vie instinctive et la mémoire/imagination. Ca c'est la vie psychoaffective.

 

Vous voyez que, au fond, notre vie spirituelle (on retrouve une symétrie) correspond à l'intelligence dans notre vie dites animale (cette connaissance imaginative, la mémoire) correspondent, comme une espèce de symétrie à notre vie d'amour spirituel, une vie d'affectivité passionnelle correspond à notre volonté qui nous détermine librement, notre vie instinctive qui nous détermine de manière instinctive, c'est-à-dire sans appel de l'intelligence mais par la disposition de la nature.

 

Et puis, vous avez aussi un écho dans le corps de ces 3 éléments dans le système qui organise notre vie corporelle (c'est une métaphore bien sûr) qu'on pourrait appeler une philosophie du corps ou même une théologie du corps. A savoir qu'il y a des liens de connexion qu'on peut découvrir de manière empirique. Les médecins le savent, entre le système digestif, par exemple, et l'intelligence. L'Ecriture d'ailleurs constamment la digestion pour signifier l'adhésion à la Parole, la manière dont on va recevoir la Parole de Dieu. On dit qu'on la reçoit "en la ruminant" et l'Esprit Saint parlera à travers St Jean dans l'Apocalypse du petit Livre qu'on mange, en parlant de la Parole. Voyez, il y a un lien entre la manducation du côté du système digestif, il y a un lien métaphorique (symbole) de ce qu'est la connaissance.

 

Vous avez une symétrie qu'on peut établir aussi entre votre affectivité passionnelle, votre amour spirituel et puis le système sanguin parce que le sang qui apporte la nourriture avec le système cardiaque (le cœur est toujours lié symboliquement à l'amour). Et correspond au système instinctif un système de détermination naturelle, animale (la volonté qui détermine l'homme librement mais aussi le système nerveux. Donc, c'est une petite symétrie que je fais ici.

 

Voilà notre structure humaine que je rappelle d'une autre manière pour ceux qui n'étaient pas là hier soir.

 

 

 

Et voilà ce château fort (qui est toujours en élévation), vous avez vu qu'on en a fait un château fort. Puisqu'on s'aperçoit qu'on est attaqué, on a un ennemi et il ne faut pas oublier cela. Et il faut un bouclier.

 

 

 

Je vais maintenant vous représenter symboliquement ce que c'est qu'une brèche dans la muraille (que j'appelle un entonnoir), c'est la manière dont notre ennemi qui entoure le château fort avec un bélier poussé par 6 bonhommes (les 6 constituants de l’entonnoir) pour défoncer la muraille et venir s'attaquer à notre conditionnement et de plusieurs manières.

 

Il y a 7 ou 8 brèches différentes. J'en ai fait l'analyse. J'aurai l'occasion de vous en parler, 7 ou 8 formes de fragilisation de la personne humaine, qui correspondent aux 7 ou 8 formes de notre fragilité psychologique,  qui correspondent aussi aux 7 ou 8 péchés capitaux.

 

 

 

Ces brèches sont souvent d'un genre dominateur. Vous avez des brèches qui vont regarder plus un aspect affectif, et par exemple la fragilité au niveau de la chair et l'instinct sexuel. Il y a des brèches qui vont plus être du côté de l'orgueil et de la superbe…

 

 

 

Ces portes qui sont brèches de fragilisation dans la muraille de notre confection personnelle surtout au travers de notre conditionnement, c'est ce dont je vais vous parler maintenant, en analysant une d'entre elles sous cette forme-là, que j'appelle l’entonnoir.

 

C'était un peu un retour pour ceux qui n'étaient pas là hier soir.

 

 

 

On en était aux blessures de la petite enfance. Les tentations, oppressions, obsessions, infestations qui peuvent aller jusqu'à la possession, ça c'est la part directe de l'ennemi.

 

Puis, nous avons le péché personnel.

 

Quand tout cela est bien en place, le problème c'est que

 

Vous savez quand on a la foi, le problème des conséquences du péché originel, une généalogie bien chargée et puis par-dessus des blessures de la petite enfance et des tentations, il ne vous reste plus beaucoup de forces pour résister au péché.

 

Il va générer le liquide dans l’entonnoir, s'il y a une certaine inertie de force centrifuge, vous avez beau avoir une petite montagne ici, peu importe, il arrive quand même à nous fragiliser, nous faire tomber dans le problème.

 

 

 

J'ai identifié 10 moyens que le Seigneur nous donne pour boucher ces portes, qui sont le lieu de la fragilisation du conditionnement et qui nous empêche de devenir des saints.

 

 

 

1)     ANAMNESE.

 

2)     SACREMENT DU PARDON par rapport au péché.

 

Il n'y a pas de pardon reçu de la part du Seigneur sans pardonner à ses frères, donc les pardons qui sont à donner, je les ai fait correspondre aussi aux liens avec ceux qui m'ont blessé dans ma vie, ceux qui ont eu avec moi des liens négatifs qui ont amené une blessure.

 

3)     MESSE DE GENEALOGIE dont je vais parler tout à l'heure.

 

4)     COUPURES DE LIENS GENEALOGIQUES, qui est une prière à l'issue de cette messe.

 

5)     PRIERE DE DELIVRANCE qui peut aller jusqu'à l'exorcisme quand c'est nécessaire.

 

6)     PRIERE DE COUPURE DE LIENS par rapport aux personnes qu'on a pu rencontrer et QUI NOUS ONT INFLUENCE NEGATIVEMENT.

 

7)     FERMETURE DES PORTES, prière surtout en ce qui concerne la médiumnité. On en parlera.

 

8)     PRIERE DE GUERISON DES BLESSURES, qui est tout un chemin de prières de guérison psycho-spirituelle qui commence à se répandre un petit peu partout.

 

9)     SACREMENTS D'INITIATION CHRETIENNE REACTUALISES dans la mesure où la force de sanctification principale demeure la grâce communiquée par les sacrements, notamment l'initiation chrétienne. On aura l'occasion d'en reparler.

 

Dans les sacrements d'initiation chrétienne, j'inclus aussi le sacrement des malades dont je vous parlerai aussi.

 

 

 

Donc, voyez que dans ces moyens qui sont notés ici, vous reconnaissez beaucoup de choses qui se pratiquent dans des groupes de prières un peu partout, dans des courants spirituels mais le problème souvent, c'est que, si on n'oppose pas ces moyens, en tous cas, on les vit pas de manière cohérente les uns avec les autres. Certains vont dire c'est la messe de généalogie, non c'est la prière de guérison des blessures, non il faut couper les liens, non il faut fermer les portes. D'autres vont dire, ben t'as qu'à te confesser ça suffit…

 

C'est pas en opposition et chacun de ces moyens est indispensable pour fermer vraiment ces portes et consolider notre conditionnement. C'est un peu ce que je vais essayer de vous expliquer pendant ces 2 jours.

 

 

 

Le premier aspect dans ce chemin de guérison, pour moi, c'est ce que j'appelle l'anamnèse. Je ne suis pas le seul à l'appeler comme ça. C'est une sorte de scanner en partant d'abord du contexte de la toute petite enfance. On essaie de comprendre ce qui se passe dans ma vie. Et là, effectivement, on a besoin d'un peu de psychologie. Voyez, c'est très bien les charismes mais le Seigneur nous demande aussi de nous servir de notre intelligence.

 

Si on est que charismatique, on reçoit tout d'en-haut mais on ne réfléchit pas. Ou alors, on est que du côté de l'intelligence et on refuse les charismes : problème.

 

Le Seigneur veut que nous prenions tous les moyens qu'il nous donne.

 

Un scanner nous permet de comprendre un petit peu. Et c'est au fond, assez simple. La psychologie, ça paraît compliqué mais c'est assez simple quand on regarde un peu ce qui se passe du point de vue de la petite enfance.

 

Le scanner en commençant par le contexte familial élargi : les oncles et tantes, frères et sœurs.

 

Le scanner en partant  du contexte généalogique des 2 ou 3 générations dernières. On essaie de voir les liens.

 

Le scanner de la petite enfance à aujourd'hui.

 

Ca c'est fondamental. Ce qu'il faut éviter absolument, c'est le schéma de guérison supermarché pirate : on court à n'importe quel marchand de guérison

 

Dès qu'on entend parler d'un truc, on y court. A ce moment-là, on fait une session de guérison avec un Père charismatique. C'était merveilleux mais le lendemain, ça recommence de plus belle. Qu'est-ce qui se passe ? Il n'y a pas de cohérence dans tout ça, parce qu'il n'y a pas de chemin fondamental où on reprend les choses à la base.

 

On dit que dans la nourriture, il faut des sucres lents et des sucres rapides. Si on se nourrit uniquement de sucres rapides, c'est normal que vous manquiez de force et qu'il n'y ait rien qui se passe. Il faut aussi du sucre lent. Il faut des sessions de guérison, c'est bien, mais si vous n'avez pas quelqu'un qui vous accompagne pour un chemin de guérison sur la durée, vous perdez votre temps. Le Seigneur vous demande de vous servir de votre intelligence. C'est pour ça que le scanner st très important.

 

 

 

 

 

 

 

Sacrement du pardon ciblé.

 

Cette après-midi. Aussi une messe qui sera une prière et une initiation à la messe de généalogie pour vous tous.

 

 

 

Messe de généalogie.

 

Qu'est-ce qu'une messe de généalogie ?

 

La compréhension des messes de généalogie est fondée sur le mystère de la communion des Saints. Il y a aussi un autre problème. L'Esprit Saint qui souffle dans l'Eglise, c'est surtout les petits qui entendent sa voix. Et les petits sont pas théologiens. Les petits prennent ce que le Seigneur leur donne. Les petits, c'est nous bien sûr, nous sommes tous des petits, dans la mesure où on entend l'Esprit Saint, on est des petits. Il faut que le petit soit aussi théologien sinon, ils finissent par dire des bêtises et par en faire.

 

On découvre les messes de généalogie, on découvre plein de choses, mais si vous ne trouvez pas un fondement théologique dans ce que vous découvrez sous le souffle de l'Esprit Saint, il vous manque quelque chose. Là aussi, c'est un manque d'intelligence. Et du coup, vous ne pouvez pas donner d'appui théologique à ce qui se passe.

 

La découverte des messes de généalogie est due au docteur KENNETH MCALL, anglican au siècle dernier, missionnaire en Chine, médecin psychiatre. Il découvre, en rentrant de mission de Chine, en reprenant sa profession de médecin psychiatre, qu'il n'arrive pas à guérir ses malades tout simplement. Il se pose la question de pourquoi. Et le Seigneur l'éclaire en lui montrant qu'il faut prier pour les défunts de cette famille, pour les aïeux. Et il commence des offices, célébrations pour ses patients et il obtient des résultats assez extraordinaires. C'est comme ça qu’a été redécouverte l'importance de la prière pour les défunts ciblés, qui s'est aussi répandu progressivement dans l'Eglise catholique.

 

 

 

Je vais vous en donner les raisons théologiques sinon on fait mais on ne comprend pas et on ne peut pas justifier.

 

Schéma de la communion des Saints. Je m'explique. Vous savez que la communion des Saints (j'ai fait mon enquête), c'est un des mystères de notre foi chrétienne : le credo, le symbole des apôtres. Il y a 14 articles dans le credo dont la communion des Saints, ce que nous sommes en tant que baptisés, appelés à croire et même nous entrons dans l'obéissance de la foi et nous recevons que nous vivons en communion avec tous les Saints. Mais on ne sait pas ce qu'on dit. C'est un aspect théologique qui a été très peu creusé par les théologiens et qui pourtant réclamerait de l'être beaucoup parce que c'est passionnant, absolument important, et extrêmement pratique pour notre vie.

 

Un petit symbole pour signifier le mystère de l'Eglise (signifié par le cercle).

 

Vous avez l'Eglise visible qui est l'Eglise militante, qui est le conditionnement terrestre dans lequel nous sommes. Nous avons l'Eglise du Ciel, ce sont les Saints avec Dieu et nous avons l'Eglise du Purgatoire. L'Eglise du Ciel, on l'appelle l'Eglise triomphante. Et l'Eglise du Purgatoire, on l'appelle l'Eglise souffrante. Et bien sûr, vous avez l'enfer dans lequel aucun d'entre nous n'a envie d'aller.

 

 

 

Je vais d'abord vous lire quelques passages qui vous expliquent par l'Eglise elle-même, ce qu'est la communion des Saints.

 

Du Dictionnaire théologique de l'Eglise catholique (document officiel dans l'Eglise), communion des Saints : le lien transcendant (lien qui unit les personnes entre elles au point de vue spirituel) qui rattache entre eux les fidèles vivants (c'est-à-dire nous sur la terre) et défunts dans l'unité d'un même corps mystique dont Jésus Christ est le chef et dans la solidarité d'une même vie.

 

 

 

Autrement dit, ce qui nous permet de comprendre le mystère de la communauté des Saints, c'est l'analogie métaphorique du Christ et de l'Eglise, corps du Christ.

 

Ca m'oblige à vous montrer une chose au tableau : le regard de Dieu.

 

 

 

Dieu nous voit (l'humanité) de 2 manières différentes et vous le retrouvez constamment dans l'Ecriture. Dieu a un regard sur les personnes, leur individualité personnelle et Dieu a un regard sur la communauté des personnes (personne en tant qu'elle fait partie d'une famille). La famille humaine qui a pour fondement la famille selon la chair et le sang. Donc, le regard de Dieu sur nous est double : à la fois, il voit les individus, et il voit l'individu en tant qu'il est relié à une famille. C'est très important ce regard double de Dieu et il est inséparable. Dieu ne nous voit pas de manière personnelle sans nous voir aussi relié à toute l'Eglise et aussi à nos familles selon la chair et le sang qui font partie de l'Eglise d'ailleurs. Il n'y a jamais d'exclusion de l'un de l'autre.

 

Nous quand on regarde une personne dans une relation personnelle, c'est une chose; regarder les personnes dans leur collectivité, c'est autre chose. On a du mal à comprendre le regard de Dieu.

 

C'est très important. Quel est ce regard de Dieu sur nous maintenant que je vous parle? Dieu ne nous regarde qu'à travers son Fils. Jésus est Dieu et nous sommes son corps. L'Eglise est le corps du Christ. Donc chacune de nos personnes constituons le corps du Christ, c'est ce qu'on nous dit dans l'Ecriture (st Paul).

 

Donc, Le Christ est Dieu. Et Le Père ne peut nous regarder qu'à travers son fils crucifié, mort et ressuscité. Le Père ne peut pas nous regarder autrement qu'à travers le Christ.

 

Pourquoi? Parce que le péché est tellement horrible que Il ne peut nous assumer comme enfant de Dieu que par adoption dans le Fils bien-aimé du Père.

 

C'est très important de comprendre ça. Et donc le regard de Dieu à travers nous, sur nos personnes, sur la personne de Paul, de Jacques…, se fait à travers le regard de dieu sur son propre Fils.

 

Dieu ne peut pas nous regarder d'une manière personnelle. Et quand il le fait mieux que n'importe qui d'autre. Dieu vous connaît mieux dans votre intimité que vous pourriez vous connaître vous-mêmes et que le plus grand de vos amis ne vous connaîtrait. Et en même temps, Dieu nous voit relié au mystère du corps du Christ, qui est l'Eglise.

 

Ce double regard, vous l'avez depuis l'origine, dans l'alliance de création puisque quand Dieu crée l'homme, il les crée homme et femme tout de suite. Autrement dit, Dieu a créé l'humanité en société et en relation des personnes.

 

Tout de suite après, vous avez le fait que Dieu ait fait alliance avec Adam, avec Eve et avec Adam et Eve. Dieu fait alliance avec ma personne (c'est ma rencontre avec Jésus). Il fait alliance avec une autre personne. Et il fait alliance avec ces 2 personnes en tant qu'elles sont reliées entre elles.

 

Ces alliances de dieu avec l'homme sont inséparables. C'est pourquoi, je ne peux pas dire que j'aime Dieu si je n'aime pas mon frère que je vois alors que Dieu, je ne le vois pas (St Jean).

 

On ne peut pas dire "Je suis bien avec mon dieu, on s'aime alors que je ne supporte pas mon frère et je ne fais aucun effort pour l'aimer. C'est un mensonge. Ca n'existe pas.

 

 

 

Donc, le regard de Dieu sur nous est toujours à 2 niveaux.

 

On appelle communion des Saints, la manière dont toutes les personnes reliées par la même charité en Christ ne font qu'un seul corps.

 

La conséquence de cela, c'est une espèce de commutativité des mérites. De la même manière que Jésus a mérité pour nous le Salut, comme la tête l'a mérité et le corps (et c'est un peu à le prendre dans cette explication-là au fond). De la même manière, un saint qui s'est sanctifié de manière caractéristique, il va aider celui qui est un peu moins saint à s'en sortir. Il y a une commutativité des mérites.

 

De la même manière, si on a un microbe dans le corps, le sang du corps va venir aider à attaquer ce microbe.

 

Mais comme vous voyez que l'Eglise a 3 dimensions: celle de la terre, celle du Ciel et celle du Purgatoire. Les mérites des uns vont servir les autres.

 

 

 

J'ai créé des connexions ici avec du fil jaune pour montrer que les saints du ciel et les saints de la terre sont en communion. Cette communion des saints, c'est pas simplement un truc théorique, c'est pas simplement une réalité théorique de notre foi, ni une vérité à venir, c'est aujourd'hui, en ce moment, l'Esprit Saint nous établit dans la communion des saints. Dans la prière (notamment la prière contemplative) le Seigneur vous permet de vivre une réelle communion avec les saints, y compris déjà entre vous (vous êtes peut-être saints, vous l'êtes pour autant que l'Esprit Saint habite en vous). Cette sainteté vous amène à vivre ce mystère de la charité fraternelle…

 

 

 

FIN 1ère CASSETTE.

 

 

 

Au fond, la manière dont toutes les personnes reliées par la même charité en Christ, ne font qu'un seul corps. Alors, la conséquence de cela, c'est une espèce de commutativité des mérites. De la même manière que Jésus a mérité pour nous le salut, comme la tête a mérité le corps (St Paul prend ces explications-là aussi dans son épître), de la même manière un Saint qui s'est sanctifié de manière caractéristique, il va aider celui qui est un peu moins saint à s'en sortir. Il y a une commutativité des mérites. De la même manière dans votre corps, si vous avez un microbe ici, le sang du corps va venir pour vous aider à attaquer ce microbe.

 

C'est très beau cette analogie du corps. C'est ça la communion des Saints.

 

Mais comme vous voyez que l'Eglise a trois dimensions (celle de la terre, du ciel et celle du purgatoire), est tri-forme, vous pouvez comprendre que les mérites des uns vont servir les autres.

 

Je vais maintenant avancer un petit peu. J'écris des connexions ici avec du fil jaune pour montrer que les Saints du ciel et les Saints de la terre sont en communion. Et cette communion des Saints, c'est pas simplement une réalité théorique de notre foi, ni une réalité à venir. C'est aujourd'hui, en ce moment, l'Esprit Saint nous établi dans la communion des Saints. C'est-à-dire que dans la prière, notamment la prière contemplative, le Seigneur nous permet de vivre une réelle communion avec les Saints. Y compris déjà entre vous parce que vous êtes peut-être Saints (pour autant que l'Esprit Saint habite en vous). Et donc cette sainteté vous amène à vivre ce mystère de la charité fraternelle qui est      COUPURE     qui est mon Dieu à côté de mon frère qui prie le même Dieu, qu'on soit en communion l'un avec l'autre dans cette communion avec Dieu. C'est ça la communion des Saints.

 

C'est très important de saisir ça. Donc, cette communion des Saints entre eux, les Saints du ciel et de la terre entre eux. Et dans cette communion, il y a effectivement, d'abord un mystère d'amour dans la connaissance réciproque des personnes, donc un mystère de charité, mais il y a aussi un mystère d'intercession et de commutativité des biens. Quand l'Eglise déclare une année sainte et dans cette année sainte, il y aura une indigence plénière. Comment expliquer ça? Elle s'appuie sur les mérites des Saints pour les distribuer à tous ceux qui ne le sont pas encore. C'est ça la communion des Saints.

 

 

 

Maintenant, ce que j'ai envie de vous dire, c'est que, forcément, maintenant on va mieux comprendre la caricature, j'ai dit qu'il fallait apprendre à connaître son ego.

 

J'ai établi des connexions (c'est pas moi qui les établis, elles sont là. Je les ai   I identifiées). De la même manière que, à chaque fois que vous faites un acte bon, vertueux, un acte d'amour, vous établissez nécessairement une connexion, communion avec les Saints. N'importe quel acte d'amour dans la charité, qui est fait par n'importe lequel des chrétiens, fait grandir le corps tout entier de l'Eglise, et crée un lien avec les Saints. En revanche, un acte vicieux, peccamineux, un acte sous la séduction des ténèbres, à l'inverse, établit aussi une connexion avec le royaume des ténèbres. C'est ce que j'ai signifié par le rouge. On dirait internet. Il y a Internet divin et Internet des ténèbres. C'est vrai.

 

 

 

Voyez ces connexions entre l'enfer et la terre. C'est ce que je vous disais hier soir, si on ouvre des portes, les démons viennent habiter sur cette terre qui nous avait été donnée, parce qu'on leur donne des clés. Donc, là, je vous ai signifié de manière symbolique, avec ce trait rouge, la manière dont nous établissons des connexions avec le royaume des ténèbres. Ces connexions, elles demeurent. Ce qui est intéressant, c'est que, si vous allez vous confesser, vous allez me dire "ça arrête la connexion"? Et bien non figurez-vous. C'est ça le problème.

 

Vous avez fait un acte peccamineux (vous êtes allé voir une cartomancienne, c'est interdit par Dieu ça). Vous allez vous confesser. Qu'est-ce qui se passe dans la confession? Dans la confession, vous allez être libéré de la faute qui vous a séparé de Dieu au niveau spirituel et vous allez retrouver la grâce.

 

Ou alors, quelqu'un a commis l'adultère. Il va se confesser et retrouve la grâce que vous aviez perdue par le péché.

 

Mais n'empêche que, votre conditionnement demeure encore lié au péché que vous avez fait. Parce que une chose est de recevoir la grâce du côté de l'esprit (qui vous remet en communion avec Dieu et vous redonne cette grâce sanctifiante), autre chose que cette grâce sanctifiante vienne réinvestir tout votre conditionnement affectif, psycho-affectif et somatique qui ont été pollué par ce lien avec les ténèbres. Et si vous ne faîtes pas un travail de reconquête du château-fort, de votre esprit sur votre conditionnement, vous laissez une porte ouverte pour une seconde occasion.

 

On va comprendre mieux encore.

 

Dans notre histoire à nous, il n'y a pas que l'un ou l'autre, nous sommes à la fois ivraie et bon grain. Nous avons la grâce et nous sommes encore un peu en connexion avec les ténèbres. C'est l'histoire de tout un chacun ça. On est en Christ et en même temps, on a des petites complicités avec le royaume des ténèbres. On est mélangé. Et même quand on est pas mélangé volontairement, on est mélangé parce qu'il y a tellement de faiblesses en nous, que ça nous emporte malgré nous (péché de faiblesse).

 

Comment on fait pour résorber ces péchés? Vous voyez les connexions rouges, vous avez beau avoir la grâce, si vous faites pas quelque chose pour ça, ça va pas vous aider.

 

 

 

Je vais vous parler maintenant un petit peu de ce qui se passe entre le purgatoire te la terre. Je vous lis un petit passage du catéchisme de l'Eglise catholique. Ca sera plus simple.

 

Vous avez tous un catéchisme de l'Eglise catholique chez vous, dans la bibliothèque. J'espère qu'il n'y a pas trop de poussière dessus. Ca coûte pas cher. A n'importe quel type d'élévation privée, il faut que vous ayez un catéchisme de l'Eglise catholique. Il faut l'avoir lu entièrement. C'est important de connaître votre catéchisme quand même. D'accord lisez "L'élévation privée" mais lisez le catéchisme de l'Eglise catholique.

 

 

 

"La communion avec les défunts.

 

Reconnaissant dès la mort, cette communion qui existe à l'intérieur de tout le corps mystique de Jésus Christ (§ 958), l'Eglise en ses membres qui cheminent sur terre, a entouré de beaucoup de piété la mémoire des défunts dès les premiers temps du christianisme en offrant aussi pour eux des suffrages (NDLR: des messes) car la pensée de prier pour les morts afin qu'ils soient délivrés de leurs péchés est une pensée sainte et pieuse nous dit le macchabée. Notre prière pour eux peut non seulement les aider mais aussi rendre efficace leur intercession en notre faveur.

 

Les âmes du purgatoire ne peuvent plus rien mériter pour elles. Mais nous pouvons prier pour elles et en priant pour elles, nous les dégageons."

 

Mais quand nous prions pour elles, en fait, on leur donne l'occasion de prier pour nous et de rendre leurs prières pour nous efficaces. Les âmes du purgatoire, on peut les prier, elles peuvent nous obtenir des grâces. Elles ne peuvent plus rien mériter pour elles mais elles peuvent mériter pour nous. C'est très important ça.

 

Quand vous priez pour une âme du purgatoire, non seulement vous la dégagez mais vous permettez au Seigneur d'exaucer son intercession qu'elle a pour vous. C'est très important de comprendre ça.

 

Bien sûr, je signifie ici, la manière dont nous nous pouvons prier pour les âmes du purgatoire. Parce que une âme du purgatoire, sur le schéma là, soit vous en faites un tout petit peu du purgatoire, soit vous êtes complètement au fond, et vous avez droit à un grand tour avant d'arriver au ciel.

 

Quand quelqu'un est ici, par exemple, et que vous priez pour lui, vous lui permettez de prendre un petit raccourci.

 

Et en même temps, elle vous obtient des grâces cette âme du purgatoire.

 

La communion dont je viens de parler là pendant 10 minutes, elle est vraie des trois lieux de l'Eglise. il faut qu'on le sache ça. Sauf en Ardennes, là, on dit des messes pour les défunts et c'est bien. Seulement, il faudrait parfois les dire de manière spirituelle, que ça soit plus efficace.

 

 

 

Les Saints peuvent nous obtenir des grâces. Ils peuvent prier pour nous (flèche avec des flammes de lumière). Les Saints peuvent prier pour les âmes du purgatoire.

 

 

 

Voilà tous ces liens de communion et de connexion des mérites qui peuvent exister. Et tout ça établit des liens de communion d'amour que j'ai signifié par ces cercles de lumière qui relie à la fois le ciel, le terre et le purgatoire. Ces connexions d'amour qui font écho aux connexions des ténèbres. Et finalement, vous vous rendez compte que la terre finalement c'est un grand champ de bataille. C'est la réalité. C'est même dit dans l'Apocalypse.

 

Et à la fin, il ne restera plus qu'une communion d'un ciel nouveau, d'une terre nouvelle dans cette communion des Saints.

 

Ca c'était une petite explication sur la communion des Saints.

 

 

 

(1/4 d'heure de pause).

 

 

 

…l'animal, tu domineras. Cette parole: tu domineras sur les poissons, tu domineras sur les végétaux, tu domineras sur toi-même. L'homme a été établi vraiment roi dans cet univers dans lequel Dieu l'a planté, ce jardin d'Eden. par la séduction de l'ange, l'homme a donné les clés de cette royauté à celui qui va devenir le prince de ce monde, parce que l'homme lui en a donné les clés. Il ne faut pas oublier qu'on l'appelle le prince de ce monde. Etant donné la séduction dans laquelle il a entraîné l'homme et l'homme est devenu le sujet des ténèbres, le sujet de Lucifer par la tentation, par cette chute.

 

Cette alliance dont je vous ai parlé de Dieu avec l'homme, qui est toujours à 2 niveaux simultanés, à la fois avec les personnes et avec la communauté des personnes, vous la retrouvez aussi dans le sens du péché. C'est-à-dire que un péché d'un père ou d'une mère a des conséquences sur les enfants. Parce que Dieu l'a voulu ainsi dès le point de départ de la création. Etant donné qu'il a fait alliance avec l'homme et la femme pour la pro-création. Il les a rendus co-responsables avec Lui. Et je dirais même que Dieu s'est rendu co-responsable de la décision de créer des parents à partir de leur amour. Dieu a pris la position de, j'ai presque envie de dire, du serviteur. Alors que c'est lui qui crée l'âme spirituelle.

 

 Les parents ne communiquent matériellement que la cause biologique de la personne. Dieu crée l'âme spirituelle. Mais Dieu s'est fait le coopérateur de la décision de créer qu'il a remis aux parents comme pro-créateurs, avec toutes les conséquences que ça va impliquer. Vous voyez-vous ne pouvez pas être créateur ou co-créateurs d'une personne dans sa matérialité biologique sans être aussi père et mère dans son côté spirituel. Et donc les conséquences de vos actes biologiques et les conséquences de vos actes biologiques ne font qu'une seule et même conséquence. On ne s'étonne pas d'un atavisme biologique. Ca n'étonne personne que des cellules qui contiennent ce qu'à fait l'arrière-grand-père. Mais ça étonne tout le monde qu'il y ait un atavisme spirituel, alors que c'est tout à fait cohérent. On est responsable. C'est vrai qu'il y a le regard de Dieu sur la personne: l'enfant qui est crée par Dieu en tant que tel n'est pas responsable de tous les péchés de ses parents, c'est vrai. Ca paraît injuste comme ça. Mais selon cette alliance de création, ce n'est pas injuste. Puisque Dieu dès le point de départ a rendu les parents co-créateurs, responsables.

 

 Et Dieu va jusqu'au bout de ses engagements. Il ne revient pas sur ses décisions, surtout quand elles concernent des lois de création. C'est très important parce que les démons vont exploiter au maximum cette chose-là.

 

 

 

Je vous disais tout à l'heure, je vais encore redessiner, vous m'excusez.

 

On refait le fameux château fort avec les 3 murailles qui signifient les 3 niveaux de la personne. On a tous évidemment une relation à Dieu qui est personnelle et le mystère de la grâce qui veut investir notre conditionnement de la sainteté de Dieu. Ca passe par un combat parce qu’on a un ennemi.

 

Imaginez que cette personne-là meurt. Et elle n’a pas réussi à sanctifier tout son conditionnement. On va l’appeler Jacques. Il est sauvé, pas de problèmes, il a la foi. Le Seigneur le prend dans sa miséricorde et c’est sa foi qui le sauve mais il n’est pas tout à fait pur, il n’est pas prêt encore, donc il va au purgatoire.

 

Donc, il y a un salut et le salut, il l’a dans sa foi. Mais il y a une distinction à faire entre le salut et la délivrance. Il est sauvé, son âme est sauvée mais il n’a pas eu le temps d’investir tout son conditionnement de la sainteté de Dieu pour redevenir conquérant, par la grâce, de tout son conditionnement.

 

On va prendre un exemple. Jacques a un petit problème : il a la foi en Christ mais il aime trop les femmes, ou alors il a un petit penchant sur la bouteille. On comprend qu’il y a un atavisme biologique, ça pas de problème. Son petit-enfant, sa fille ou son fils, ben il aura un peu une vie semblable. Et on comprend tr ès bien que dans les gênes, il y ait une mémoire qui fait que y’a des dispositions et des fragilités particulières. Y’a pas de problème pour personne. Mais il y a un autre atavisme, qu’on appelle atavisme spirituel. Il faut aussi voir ceci : puisque Jacques n’a pas réussi à résoudre ce problème dans son conditionnement, ça veut dire que dans sa fragilité, il y a avait des failles, des entonnoirs. Il y avait des connexions, la bouteille, elle n’était pas toute seule. Le démon s’était logé là. Vous savez, c’est pas très drôle mais on est tous un tout petit peu infesté, avant qu’on soit saint.

 

C’est-à-dire que, dans la mesure où on a un vice en nous qui n’a pas encore été conquis par la grâce, ce vice a établit des connexions en permanence avec les ténèbres (signifié par le dessin ici). Donc, si vous mourez dans cet état, sans être déjà un saint, qu’est-ce qui se passe ?

 

Les connexions, les démons qui étaient logés dans votre conditionnement, ils vont se mettre sur votre progéniture. Ils ont le droit. Ils ont un droit naturel qu’ils exploitent parfaitement et qu’ils connaissent depuis la création. Ils étaient bien logés. Je ne parle pas des gens possédés, je parle de la petite infestation de base, du type qui n’est pas sorti de son péché, de son vice (le mensonge, les non-dits…). Je vais en faire la liste tout à l’heure. Donc, si on meurt dans cet état, ils vont exploiter un droit naturel d’une alliance de création qu’ils connaissent parfaitement, et ils vont se loger sur votre descendance. Jacques, il a un fils qui s’appelle Philippe. Allez hop, Philippe il y a droit. A peine il est né, même pas, il est conçu dans le sein de sa mère que tout de suite (ça vous effraie un peu), ils vont se mettre là. Ils ont le droit.

 

Comment on empêche ça ?

 

On va le baptiser ? Mais ça ne suffit pas. Moi je me suis posé la question, comment ça se fait que le baptême ne suffit pas ? Comment ça se fait que les saintes prières pour les défunts ne suffisent pas ?

 

Parce que le baptême vous donne la grâce. La grâce, elle est donnée dans votre vie spirituelle. Elle est donnée dans votre cœur spirituel, dans votre intelligence, dans votre volonté. La grâce est sanctifiante et elle est donnée pour l’esprit. La grâce vous donne les moyens de reconquérir chaque fois. Mais n’empêche que eux, ils sont bien logés là.

 

Et que ce petit enfant né dès le sein maternel va déjà être conditionné dans une fragilité qui vient tout simplement de sa généalogie. C’est-à-dire que, à peine né, il va avoir des gens (des démons disons les choses comme elles sont) qui vont venir ici comme un bélier commencer à défoncer les portes de ce petit enfant. Ces démons vont être spécialisés. Donc, si c’est une fragilité qui relève de la chair, il y aura quelque chose dans ce sens. Je vous ai montré des fragilités qui sont des ponts avec les ténèbres. Et donc, à peine, même avant qu’il ne sorte du ventre de sa maman, il pourra même être un peu infesté dans son conditionnement, ça existe.

 

 

 

Qu’est-ce qui manque à la grâce pour être débarrassé de cette affaire-là ?

 

C’est ce qui est intéressant à réfléchir sur le plan théologique. Parce que Dieu est juste quand même et Dieu est bon. Dieu nous a donné la grâce mais la grâce n’est pas magique. Ca veut dire que si je reste les bras croisés, il y a rien qui se fait. Mais il y autre chose. Il a fallu la liberté de l’homme pour pécher, même si c’est sur le coup de la séduction. Il a fallu que cette liberté s’en aille à travers un acte. L’arrière-grand-père qui était alcoolique, qui aimait bien les femmes, y’a bien un moment où il a trouvé une tentation et il a été responsable de cet acte-là, au moins pour une partie (parce que dans le péché, il a toujours une responsabilité). Et donc, il a posé un acte positif vers les ténèbres. Et bien, le Seigneur ne veut pas nous délivrer sans qu’on pose un acte positif vis-à-vis de la lumière qui répare. Le seigneur ne veut pas qu’on soit des enfants gâtés. Il veut qu’on reconquière le château fort avec notre boulot.

 

Le Seigneur nous a donné des moyens évidemment, on a le Christ. Voilà Jésus.

 

Jésus, il a tout assumé mais Jésus demande à son Eglise de faire une prière explicite pour venir couper ces liens de généalogie. Jésus ne veut pas qu’on se contente simplement de la grâce et ça va tout seul comme ça. C’est trop facile. Il a commis un acte positif et libre pour le péché, et il ne faudrait pas d’acte pour en sortir. Attention la miséricorde ne supprime pas la justice. La justice fait partie du mystère de l’amour. Et donc, le Seigneur veut qu’on se donne la peine (on peut faire au moins cela) de prendre dans l’immense réservoir des mérites du Christ, par l’intercession. La puissance des mérites du Christ  qu’on ….. tout simplement par une prière sur ce droit naturel qu’on….

 

Il faut le faire. Vous pouvez couper ce droit naturel que le démon exploite si vous faîtes une prière explicite. Jésus nous demande de prier et il nous promet que tout ce qu’on demande, il nous le donnera. Sous-entendu, tout ce que tu ne demandes pas, il ne nous le donne pas. Oui mais c’est ça qui est important à comprendre. En plus, même si le Seigneur le voulait, il ne peut pas le faire. C’est ça qu’il fait bien comprendre, le Seigneur a des limites à sa toute puissance. C’est votre liberté. Et que , si toi tu ne demandes pas au Seigneur de venir boucher cette porte que ton grand-père a ouverte, le Seigneur lui-même ne peut pas le faire parce que le grand-père a engagé sa progéniture dans quelque chose qui demande aussi un autre engagement pour arrêter cela. Parce que le Seigneur ne peut pas se substituer à notre liberté. La liberté du grand-père engage celle de son petit-enfant selon le principe que j’ai expliqué tout à l’heure de la connexion (communion).

 

C’est très important de comprendre cela. Si moi je prends les mérites du Christ par la prière et que je les applique à ce droit naturel que les démons ont exploité, je bouche la porte. Ca s’appelle la coupure des liens de généalogie.

 

 

 

Comment ça se fait qu’une messe célébrée pour les défunts ne suffise pas ?

 

On peut prier pour les défunts, très bien….On va libérer les âmes du purgatoire mais c’est pas pour !ça que tu vas retirer les connexions avec ce droit naturel des démons. Il faut une prière explicite. Il faut explicitement demande la chose au Seigneur. Tant qu’on ne le fait pas, il ne peut pas nous libérer. C’est ce qu’on a découvert à travers ce qu’on a appelé les messes de généalogie.

 

Une messe de généalogie, c’est une messe pendant laquelle on prie aussi bien pour les défunts que pour les vivants et on demande au Seigneur, dans une grâce particulière, de venir visiter par son sang toutes les connexions négatives dans une même famille selon le droit naturel de création qui fait que les enfants, les cousins héritent du positif comme du négatif. C’est fondé sur ce que je vous ai expliqué tout à l’heure au point de vue théologique. J’ai réfléchi longtemps pour essayer de comprendre ça. Le Seigneur veut que nous soyons précis dans la prière. Et ça me frappe comme il insiste dans l’Evangile. « Vous ne demandez pas » (chapitre 16 dans St Jean), « demandez, vous recevrez », « Frappez, on vous ouvrira ». Oui mais si tu ne frappes pas, tu ne demandes pas, tu n’auras pas.

 

Regardez à Paris, il y a 2 des sites d’apparition qui s’appelle la rue du Bac…..a demandé qu’on fasse frapper une médaille et cette médaille de Marie, elle a des rayons qui sortent de ses mains. Et la Vierge Marie explique à celle qui a reçu l’apparition (je crois que c’est Catherine…) que y’a des rayons qui sont perdus, et il y en a beaucoup, et il y en a quelques-uns qui ne le sont pas. Les rayons perdus, c’est toute la grâce qui était préparée pour nous qu’on n’a pas demandée, et qui ne nous a pas été donnée.

 

C’est pour ça que Jésus nous interpelle dans l’Evangile en nous disant : mais pourquoi vous ne demandez pas ? Comme si le Seigneur lui-même ne pouvait pas nous donner si on ne lui demandait pas. Et pourquoi ? Mais c’est facile à comprendre : parce que, comme je sui libre, et que le Seigneur ne veut pas forcer ma liberté, même sa grâce, il la rend dépendante de mon choix positif pour la recevoir. Si je ne demande pas, je n’ai pas.

 

Bon, évidemment, le démon n’attend pas ma permission pour me tenter. C’est un violeur, il va essayer d’exploiter tout ce qu’il peut au maximum. Mais c’est ça le combat spirituel, c’est demander des grâces extrêmement précises, qui vont consolider votre conditionnement. Donc, déjà la prière de généalogie. On va avoir une expérience tout à l’heure. Ce que je vais vous proposer tout à l’heure pendant la messe, ça ne va pas être une eucharistie de généalogie totale puisqu’une messe de généalogie bien faite ça prend au moins 2 heures. Mais je vais vous proposer quand même de vivre un petit peu cela et vous allez voir un petit peu comment ça se passe à travers la messe. Ca sera une petite initiation à la messe de généalogie. On demande pardon déjà au niveau du …….. non seulement pour ses propres péchés personnels, mais aussi pour ceux de sa lignée. Vous avez tous dans votre famille des péchés un peu dominants. Il faut en faire un peu l’analyse. Là, il y a un scanner à faire au niveau de la généalogie. Et au fond, on demande pardon en lieu et place de ses défunts, appuyé sur ces mérites de commutativité, qui repose sur le dogme de la communion des saints. On demande pardon au Seigneur pour ceux qui ne peuvent plus demander pardon parce que, peut-être ils sont déjà morts. Ou alors, il y a des gens dans une famille qui sont loin de Dieu, quine connaissent pas encore le Christ, et qui ne sont pas encore prêt à demander pardon, on sait qu’un jour, quand ils verront le Seigneur, ils demanderont pardon et on anticipe ce moment-là puisque, quelque part, on est dans l’éternité dans ce mystère de la communion des saints. On anticipe ce moment-là en demandant pardon à Dieu pour eux. ET il y a un jour, ils le voudront. Et c’est extraordinaire, les grâces que le Seigneur peut donner à travers cela. Et ensuite, si vous voulez, on reçoit cette absolution sacramentelle dans l’eucharistie (« que vos péchés soient pardonnés » comme dit le prêtre), et puis à chaque étape de la messe, on retrouve ce même scénario. Autrement dit, à travers nous qui participons à cette messe, d’une certaine manière, toute notre famille que nous représentons participe à l’eucharistie avec nous.

 

Autrement dit, nous faisons corps avec tous les membres de notre famille, vivants ou défunts. Et nous considérons que le Seigneur nous voit dans ce mystère de notre famille et nous intercédons et nous prions au nom et en lieu et place de tous les vivants et morts de notre famille. Voilà ce qu’est une messe de généalogie. Ensuite, on demande au Seigneur, pendant cette messe, à des moments particuliers de venir visiter tel ou tel problème. A la fin de la messe, on fait une petite prière de coupure de liens explicite. C’est le chemin de départ d’un chemin de guérison parce que si vous commencez un chemin de guérison en aval alors que, à la source, c’est encore pollué, c’est pas la peine. Moi, je me suis rendu compte, dans le ministère de la guérison, ça fait déjà un petit moment maintenant, que déjà les péchés dans lesquels une personne tombe sont les mêmes qu’une lignée. C’est impressionnant. Vous vous apercevez quand vous faites le scanner d’un arbre de généalogie que la personne-là est tombée dans ce péché-là, et que vous avez une espèce d’écho comme ça et que vous remontez et c’est le même péché que vous retrouvez partout.

 

Qu’est-ce qui se passe ? Le conditionnement était tellement fort que tout le monde a glissé sur la même peau de banane : l’entonnoir. Et la première chose à faire c’est couper les liens de généalogie, pour arrêter cette avarie. Mais tant que vous ne le demandez pas, c’est des générations qui vont être fragilisées comme ça parce qu’on n’a pas demandé au Seigneur de couper cette relation. C’est impressionnant. C’est tout à fait fondé théologiquement. Alors le problème que je disais tout à l’heure, c’est que les gens découvrent sur le souffle de l’Esprit Saint de manière empirique, des choses mais ces ….. théologiens derrières qui justifient tout ça, vous créez un fossé entre les théologiens qui disent tout ça, ça n’intéresse pas. Et les braves gens qui vivent sous le souffle de l’Esprit Saint et puis qui essaient de comprendre ce qui se passe, de toutes façons, ils le vivent et s’en fichent : ils ne comprennent pas. C’est le problème, il faut pouvoir justifier tout ça du point de vue de l’Eglise.

 

 

 

Je vais un petit peu avancer.

 

 

 

Voilà une piste sur ce tableau. J’ai essayé d’identifier tous les problèmes qui laissent des conséquences dommageables dans la généalogie. Ca, je vais vous en faire des copies. Parce qu’il y a des problèmes qui ne relèvent pas du péché. Je vais faire un petit commentaire.

 

Il y a des choses qui ne sont pas du domaine du péché mais qui sont tout simplement accidentelles.

 

Voyez une fausse couche. Enfin, il y a beaucoup de péchés d’omission disons-le plutôt comme ça. Une fausse couche, c’est une personne humaine. Quel nom elle a reçu ? Quelle sépulture elle a reçu ? On ignore même son existence. Ca finit dans une cuvette de WC ou je ne sais pas où. Vous vous rendez compte du problème ! C’est une personne humaine : elle n’a même pas de place dans la famille, elle n’a même pas de nom, elle n’est même pas baptisée spirituellement.

 

Vous savez qu’il y a 3 baptêmes : le baptême du sang (si vous n’êtes pas baptisé sacramentellement et que vous mourrez au nom du Christ en donnant votre vie, vous êtes baptisé ipso facto dans votre sang) ; le baptême sacramentel (qu’on connaît, « Je vous envoie par le monde baptiser au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit ») ; et le baptême de désir (qui est très fort mis en lumière depuis la découverte du mystère de Marie dans son assomption et dans son immaculée conception qui permet de comprendre que Marie a vraiment un rôle de Mère à part entière et que, pour le coup, on peut la prier comme une Mère, et par le désir, elle obtient le baptême des petits enfants qui n’ont pas pu être baptisés avant de mourir).

 

Mais si on ne donne pas un nom à ces enfants, si ils ne sont pas reconnus dans une famille, quelle communion des saints pour ces enfants-là ? Et Dieu va attendre (vous vous rendez compte ?) la responsabilité des parents. Si vous l’ignorez, Dieu va l’ignorer aussi, c’est pas de sa faute. Arrêtons de charger Dieu. C’est notre faute. On doit prendre notre part de responsabilité. Dieu lui-même ne peut pas aller contre ses décrets. Vous avez un passage dans l’Evangile qui est extraordinaire pour ça, c’est quand vous avez le roi Nabuchodonosor (je crois) et Daniel qui a refusé de manger les mets du roi et il avait fait faire un décret qui disait que ceux qui refusaient de manger les mets du roi devaient être supprimés. Mais le roi aimait beaucoup Daniel. Et l décret du roi est irrévocable selon une tradition des médès….. Et malgré lui, il est obligé de la faire enfermer dans sa fournaise pour le faire assassiner dans la fournaise. Ca montre bien une lumière extraordinaire sur le mystère là-dessus. Dieu a établit des lois aux principes de l’Humanité que lui-même ne peut pas reprendre. C’est des principes irrévocables.

 

Mais Dieu, qu’est-ce qu’il a fait le roi ? Il s’est mis sur la cendre, il a jeûné toute la nuit pour que Daniel soit épargné de ses propres flammes. Vous savez comprendre la compassion de Dieu lorsque, par ses propres lois, nous périssons. Mais c’est de notre faute.

 

Quand vous ignorez une enfant dans une famille, un bébé décédé d’une fausse couche, que vous faites comme si il n’y avait rien eu, qu’est-ce qu’il devient cet enfant ? Dieu est obligé de l’ignorer aussi selon le principe de sa création. Alors, Dieu leur laisse la possibilité à ces pauvres enfants de nous tirer la robe. C’est pour ça que vous avez beaucoup de médiumnité dans les familles. Quand vous avez de la médiumnité, posez-vous la question des fausses couches. Et vous vous apercevez qu’il y a beaucoup de bébés, de fœtus, de personnes qui frappent à la porte et ils ouvrent les portes, les portes de la médiumnité.

 

C’est quoi la médiumnité ? C’est une certaine sensibilisation qui nous permet de percevoir le monde de l’au-delà. On l’a plus ou moins. Il y a une partie de cela qui est un don naturel, qui existait avant le péché, qui était en partie perdu sous une espèce de sens du surnaturel qu’on peut avoir plus ou moins. Et ensuite, il y a une manière d’augmenter ces portes, de voir l’invisible. Ce n’est pas une chose que Dieu veut. Dieu ne veut pas que ces portes soient trop ouvertes. Dieu nous veut dans la foi. Dieu ne veut pas que nous soyons médium. Il ne veut pas qu’on puisse lire trop de choses spirituelles surnaturelles comme ça. C’est interdit dans l’Ecriture, d’ouvrir ces portes-là. Il y a des choses qui ouvrent ces portes-là : tout ce qui touche l’occultisme.

 

Quel est le problème de la médiumnité ? Il suffit de quelques fausses couches dans votre famille, non identifiées, pour que ces enfants frappent à la porte et ouvrent vos portes. C’est connu sous le nom de shakras. C’est pas dans notre tradition chrétienne. Les shakras, ça existe, mais c’est une terminologie orientale. Ca signifie les portes qu’on a qui sont repérées même localement sur le corps et qui sont des lieux plus de médiumnité voilà. On n’a pas de science précise là-dessus. C’est simplement une science empirique. Mais ça existe.

 

Et des personnes ressentent des choses que d’autres en voient pas. Moi, objectivement, dans ce ministère, on reçoit des gens, objectivement, qui voient même des âmes. C’est pas normal. C’est pas ce que Dieu veut. Et donc, il faut faire une prière pour fermer ces portes. C’est pas bon qu’elles soient ouvertes. Pour l’instant, pour ne prendre que cet exemple, il y a des choses qui ouvrent ces portes de manière mauvaise, anormale et le Seigneur ne veut pas cela. Alors après, vous exploitez ça pour en faire une espèce de pouvoir (vous avez tous les guérisseurs derrière, c’est séducteur évidemment, c’est séduisant),et ça c’est très dangereux. C’est interdit par le Seigneur.

 

Il ne faut pas confondre la médiumnité et les charismes parce qu’il y a une espèce de marmelade là-dedans. Il y a des gens qui prétendent avoir des charismes et qui, même croient en avoir (ils sont sincères) mais en fait, ils sont simplement médium. Ils ont simplement beaucoup de médiumnité, et comme, par ailleurs ils ont la foi, ils font une espèce de mélange de tout ça. Et ils vont commencer à vous faire des prophéties, mais c’est pas des prophéties. Sans le savoir, ils deviennent instrument du démon. Ils vont vous dire des choses que le Seigneur ne veut pas dire. Le problème de la médiumnité en elle-même n’est ni bonne ni mauvaise, c’est une porte. Mais ce que dit Jésus dans l’Evangile, par les portes, qu’est-ce qui rentre ? Y’a pas que le Saint esprit qui rentre par les portes. le Saint Esprit, Il ne rentre pas par les portes, il rentre par la fenêtre. Dans le sens où le Saint Esprit, il habite en vous, il passe à travers les murs, vous comprenez le Saint Esprit, il habite par la grâce dans votre âme spirituelle. Il n’a pas besoin de portes. En revanche, il y en a un qui en a besoin, c’est celui qui les a faites par le conditionnement. Et lui, dès qu’il y a une porte, il en profite. Si vous êtes médium, c’est une porte. Et sans vous en rendre compte, vous recevez des informations qui ne viennent pas de Dieu. Elles prennent l’apparence de Dieu, les informations que vous recevez. Elles imitent parfaitement les charismes. Ca c’est la médiumnité. Il faut vraiment faire une anamnèse de votre personne pour voir si vous n’avez pas en vous de la médiumnité que vous confondez avec des charismes, en vous disant, voilà je suis charismatique, alors que vous êtes médium. Attention, parce que vous créez des liens avec des gens et il y a des choses négatives qui communiquent à travers ça. C’est pas si simple à discerner tout ça. Et ne vous improvisez pas trop vite avec un charisme de prophétie alors que vous êtes des voyants. Il faut vérifier et vous-même, vous ne le savez pas forcément, c’est à votre insu.

 

Qu’est-ce qui ouvre les portes de la médiumnité ?

 

Les fausses couches, et dès que vous priez pour un enfant, en lui donnant un nom, en le baptisant spirituellement, en demandant au Seigneur de la baptiser spirituellement parce qu’il y a le troisième baptême qu’il peut recevoir dans la foi aussi, dès qu’il est reconnu, que vous priez pour lui et que vous demandez pardon de l’avoir oublié (tout ça ça se fait dans une messe de généalogie), puis demandez au Seigneur de fermer les portes de la médiumnité. Voyez tous les problèmes qui relèvent de ces fausses couches, de ces enfants mort-nés. Bien sûr, l’avortement, ça ajoute encore d’autres problèmes. J’ai listé un peu tout ça.

 

 

 

Ensuite, vous avez tous les problèmes des morts violentes. Quelqu’un qui est mort brutalement, qui n’a pas eu le temps de se préparer à la mort et qui peut refuser sa mort par exemple.

 

L’Eglise enseigne qu’il y a 4 lieux possibles pour les âmes : le Ciel, la terre, le purgatoire et les enfers. Mais il y a aussi un autre lieu qui n’en est pas un en fait, et qui n’est pas enseigné par la théologie, mais qui est enseigné de manière empirique et pastorale. C’est ce qu’on appelle les âmes errantes. J’ai été au congrès de ceux qui s’occupent du ministère de la délivrance, où on en a un peu parlé. Il n’y a pas de théologie là-dessus. Il ne faut pas qu’il y en ait d’ailleurs. Mais qu’est-ce que c’est qu’une âme errante ? D’abord, on ne peut pas l’enseigner comme étant une chose théologique, mais c’est quand même empiriquement quelque chose qui existe et tous les exorcistes, tous ceux qui pratiquent le ministère de la délivrance savent très bine ce que c’est qu’une âme errante. Je me suis posé la question, en théologie, qu’est-ce que c’est ?

 

Parce que, de fait, quand j’étais jeune pasteur, il m’a été donné de vivre une expérience qui m’a quand même interpellé et que je vous raconte parce que je crois que c’est bien.

 

Une femme que je connaissais bien qui était tout le temps assise devant l’église (parce que c’était un pays chaud) et elle est morte brutalement un jour. On ne s’y attendait pas du tout. Une brave femme, pas tellement pieuse mais gentille. Et puis ses enfants qui me connaissaient bien, 2 mois après sa mort (j’ai pas pu aller à son enterrement parce que je n’étais pas là à ce moment-là) viennent me voir en me disant « Ecoutez, ça ne va pas, vous ne voulez pas venir bénir la maison, il y a des choses qui bougent, on se demande ce qui se passe, et on sent qu’elle est là. elle n’est pas partie. » Moi, j’y connaissais pas beaucoup dans tout ça, donc, j’y suis allé pour bénir la maison. Et puis, dans cette prière de bénédiction, j’ai reçu comme une motion intérieure du Saint Esprit où j’ai parlé à cette personne. J’ai dit « Voilà, maintenant, tu vas t’en aller… ». Je lui ai demandé au nom de l’Eglise de s’en aller, de se présenter auprès du Seigneur et de ne pas avoir peur. Bon évidemment, c’est dans la foi. Mais ce qui est extraordinaire, et le jour même, j’ai célébré la messe pour elle. Et le lendemain, il n’y avait plus aucun phénomène. C’était fini. Donc, c’était quelqu’un qui n’était ni au purgatoire, ni au Ciel, ni en enfer. Qu’est-ce que c’est ?

 

Simplement, je crois, ici, c’est une opinion personnelle, que le Seigneur dans sa grande miséricorde, peut laisser, pourrait laisser un certain temps à des personnes qui refusent cette rencontre avec le Seigneur. Elles sont décédées mais elles n’acceptent pas encore de vivre cette rencontre où elles doivent se positionner éternellement en fait. Et le Seigneur dans sa miséricorde serait-il capable de laisser un certain temps à ces personnes avant de se positionner en face du tribunal de Dieu. On peut le penser. En tous cas l’expérience empirique des pasteurs manifeste cela. Mais c’est pas enseigné de manière exacte par la théologie. Ca ne doit pas l’être d’ailleurs parce que ce n’est pas un lieu, c’est une âme errante. Mais ça existe, je crois en tout cas.

 

 

 

 

 

FIN 1ère face 1ère cassette.

 

 

 

 

 

Vous savez c'est la prière… ou simplement une personne qui n'a pas été enterrée, ou une personne pour laquelle on n'a pas assez prié, je ne sais pas. Dans un enterrement, vous accompagnez le défunt par la prière de l'Eglise et vous l'aidez à entrer dans cette rencontre. Il y a comme un accouchement. Et le Seigneur, il est miséricordieux et plein d'amour. Il ne force pas quelqu'un qui n'est pas prêt à vivre cette rencontre. On peut penser qu'il se passe quelque chose. Dans le temps, on veillait les défunts. Ici, en Ardennes, encore beaucoup. Mais, ça a du sens, prier un défunt. C'est que il y a un mystère d'acheminement. Le petit embryon met bien quelques heures pour aller jusqu'à l'utérus. Et on parle de naissance. Pourquoi pas là. Mais on ne sait pas ce qui se passe, comment se fait cette rencontre, on ne sait pas quel temps ça prend. On n'est plus dans le même temps d'ailleurs. Mais il y a quelque chose . et la prière de l'Eglise qui accompagne la personne, l'aide à entrer dans la rencontre. Il y a un enfantement. L'Eglise, elle devient sage-femme de cette entrée dans la vie éternelle qui est comme une nouvelle naissance. Une naissance.

 

 

 

Je vous donne quelques éléments comme ça.

 

 

 

Autre lien généalogique qui laisse des traces dommageables dans la généalogie, après les morts violentes bien sûr (accident, celui qui est mort à la guerre, celui qui s'est suicidé, celui qui est mort d'un meurtre). Puis vous avez toutes les violences de la vie quotidienne (verbales ou physiques)

 

 

 

COUPURE

 

 

 

Demander au Seigneur de couper tout ce qu'il y a pu avoir de négatif comme conséquence. Evidemment, les crimes c'est encore pire. Les non-dits, les secrets négatifs, les gens qui ont peur du "Qu'en dira-t-on", ça laisse des liens, des secrets négatifs. Les matriarcats ou les matriarcats possessifs, tous les abus, ça laisse des liens. Tout ça est exploité par les démons et ça se fixe sur la progéniture, comme des fragilités au départ. Et moi, ça m'a beaucoup impressionné de voir comment les péchés qui ont été commis ou les faiblesses qui ont été vécues par une personne que je rencontre en face de moi, je les retrouve dans la généalogie. C'est impressionnant vous savez quand vous faites ça. Là pour le coup, c'est quasiment une preuve. C'est pas possible. Il y a toujours les mêmes péchés. Pourtant il y a des Saints dans cette famille. Il y a quelque chose. Il y a une fragilisation au point de départ par le fait que, oui, comme si on avait eu un droit sur vous. Et c'est ce que j'ai expliqué tout à l'heure avec ce problème de connexions par les ténèbres.

 

Tout ce qui touche à l'alcool, à la drogue évidemment. Alors les liens par les non-pardons, c'est très puissant. Dans une famille, il y a beaucoup de rancune, d'amertume, de disputes, ça laisse des traces énormes et des portes énormes dans la généalogie. Le non-pardon, c'est une chose très importante, c'est une connexion importante dans le royaume des ténèbres. Quand les gens ont du mal à pardonner, ils ont toujours une espèce de rancœur latente en eux. Et pourtant, ils ne veulent pas ça. D'où ça vient cette espèce de conditionnement-là? Et bien commencez par une messe de généalogie et coupez le lien de la rancœur. Vous verrez ce qui se passe.

 

Alors, les problèmes d'argent: quand on a trop aimé l'argent ou quand, à cause de l'argent, on s'est divisé dans la famille, tout ce qui a pu être des disputes, des injustices, des héritages, tout ça, ça laisse des traces énormes, des portes.

 

Alors évidemment, la sorcellerie, l'occultisme, ça, c'est une grosse portes. Et là, il faut aller voir loin et quand vous avez des aïeux qui se sont engagés dans la sorcellerie par exemple (ça existe) en engageant leur progéniture. Parce que souvent le pacte avec le démon, c'est d'engager la progéniture. Et là, je vous assure, il faut l'exorcisme, même pour un bébé. Et encore, il n'en faut pas qu'un. Le démon ne lâche jamais. Il ne s'avoue jamais vaincu. Et le Christ est plus fort mais attention, le Christ ne fait rien sans nous. Nous sommes l'Eglise, donc nous sommes l'épouse. et pourquoi il y a l'analogie de l'épouse? est-ce que vous avez déjà vu un mati faire un bébé sans sa femme? Et bien le Christ n'a aucune fécondité et ne veut en avoir aucune sans l'Eglise. Alors vous direz l'Eglise, c'est d'abord marie. Heureusement, ça nous sauve. Mais n'empêche la …. De l'Eglise, c'est aussi nous et que s'il y a aussi peu de fécondité du mystère de notre époux dans notre Eglise, c'est parce qu'on dort. La bien-aimée dort. Il faut que le prince Charmant aille la réveiller. On dort sur notre grâce baptismale. Et il y a longtemps que ça se passe.

 

Les problèmes d'argent, les problèmes de sorcellerie… J'en ai fait la liste assez exhaustive ici. Bon évidemment, je parle de la…. Sorcellerie, le vaudou, la magie noire, la magie blanche (les faux-charismes, ça fait partie de la magie blanche, je le signale en passant), les fétiches, les charmes, les tabous, les incantations, les évocations des esprits, les pendules, tout ce qui est radiesthésie, les tarots, les diseuses de bonne-aventure, les voyances, toutes ces médecines parallèles qui utilisent à la fois quelque chose de bien et en même temps qui empruntent un peu les chemins de la médiumnité tout ça…..tout ça, ça crée des liens. La lévitation, les astrologies, les horoscopes, tout ça, ça crée des liens. Vous faites faire votre horoscope, tac, vous chopez un lien. Rien qu'à regarder votre horoscope sur votre ordinateur, vous attrapez un lien. Si, c'est vite fait, c'est comme les grippes.

 

Alors, question? Quelle hypnose? Quelle télépathie? Faut bien voir. Je ne veux pas mettre tout dans le même sac. Il faut un discernement des esprits. Je ne le fais pas ici, on n'aura pas le temps mais je vous dis: discernement des esprits. Quand vous croyez avoir des charismes, posez-vous la question d’où ils viennent vos soi-disant charismes. Est-ce que ce n'est pas une médiumnité qui n'a pas été repérée? A ce moment-là, vous pouvez être sûr, votre charisme, il aide le démon et vous ne savez même pas. Et vous créez des liens avec tous ceux avec qui vous travaillez. Ca fait quand même des problèmes.

 

L'écriture automatique, les lectures de la main évidemment, les planches rudja, le spiritisme, la nécromancie, la médiumnité, le mauvais œil, secte diabolique et franc-maçonnerie évidemment, rose-croix, sociétés secrètes, parapsychologie mensongère, new-age, et puis mani….

 

Et si j'en avais d'autres à ajouter sur ma liste, je suis preneur hein.

 

Alors évidemment tout ce qui touche l'impureté, là aussi, des grosses portes: masturbation, fantasme sexuel, pornographie, fornication, adultère, homosexualité (lesbienne), viol, pédophilie, victime d'attouchements sexuels, attouchements ou autres, inceste. L'inceste est beaucoup plus répandu qu'on ne pense dans les familles. Je peux vous le dire. Pas toujours en acte mais souvent en pensées. Et quelque part, c'est le même principe. Jésus dit: celui qui regarde une femme pour la désirer a déjà commis l'adultère. et ça c'est des liens importants.

 

La frigidité.

 

Ensuite, tout ce qui touche la dépression: la tristesse, la mélancolie, le désespoir, les peurs, les phobies, ça c'est encore une grosse porte.

 

Le scepticisme, le rationalisme, l'orgueil, tout ce qui touche à l'orgueil. Il y a l'orgueil pur et simple: la superbe, le défi contre Dieu puis aussi tout ce qui touche le sécularisme, le rejet de l'Eglise, du prêtre, l'athéisme (très actuel).

 

Et puis, les tempéraments maladifs alors là il n'y a pas de péché. Comment ça se fait qu'on attrape le cancer? C'est pas seulement un atavisme biologique. L'atavisme biologique, somatique et l'atavisme spirituel se tiennent. Cer que le spirituel découvre, c'est ce que les médecins découvrent aujourd'hui. Les médecins aujourd'hui s'ouvrent de plus en plus sur le spirituel parce qu'ils se rendent compte, quand ils sont intelligents, du lien qu'il y a entre les deux. Et les prêtres s'intéressent aussi au somatique. C'est intéressant comme les deux se rejoignent. C'est beau je trouve.

 

Alors les maladies mentales aussi…du Dr Mc COEL. Les problèmes de délinquance, de mensonge aussi, ça ça crée des liens importants dans la famille, et puis l'orgueil.

 

 

 

Donc, j'ai identifié à peu près 14 pistes. Evidemment, j'ai rien inventé, je n'ai fait que reprendre des choses qui existaient mais j'ai essayé des les synthétiser pour mettre un peu d'ordre dans tout ça et ne pas agir n'importe comment, n'importe quand et n'importe où avec n'importe qui. Mais donner un peu de cohérence à ces parcours de guérison.

 

 

 

Je vais maintenant m'arrêter pour ce qui est de l'enseignement pour vous dire comment nous allons vivre cette messe, d'ici 20 minutes à la chapelle ici-même.

 

Ca sera une messe de généalogie mais bafouillée parce qu'on est d'abord trop nombreux où on va vous poser un certain nombre de démarches.

 

La première démarche sera au niveau de (vous savez que dans la messe, normalement, il y a une partie, surtout le dimanche (c'est la messe dominicale qui donne la lumière à toutes les eucharisties, puisqu'elle est le mystère de la résurrection, l'eucharistie, c'est le mystère de la résurrection, à travers le mystère de la Passion)

 

Et la messe dominicale elle intègre nécessairement la profession de foi alors le renouvellement des engagements du baptême, à savoir la renonciation à Satan, et qu'on fête d'une certaine manière à chaque début d'eucharistie et qu'on reconnaît qu'on est  pécheur, on y renonce aussi au péché. Parce que vous pouvez reconnaître que vous êtes pécheur mais continuer. "Moi je suis pécheur mais ça me pose pas de problème, je continue. Non, la connaissance du péché, c'est une chose mais le regret des péchés et le renoncement au péché, c'est autre chose. Et c'est intégré. Et donc, il faut explicitement renoncer au péché et à toutes les ramifications avec les esprits des ténèbres. Il y a une renonciation à Satan dans la prière baptismale qu'on va reprendre dans cette eucharistie pour commencer, pour nous et toute notre lignée.

 

Ensuite, demander pardon pour les péchés qui ont dominé. Donc, vous remettez dans un sacrifice spirituel, intérieurement (parce que vous savez qu'à la messe, vous êtes prêtre par le baptême heureusement… C'est pour ça que si on avait compris ça, on ne rentrerait pas dans des élucubrations pareilles, en voulant que tout le monde soit prêtre, y compris les femmes et tout ça. On est tous prêtres. C'est qu'on a rien compris à la messe quand on dit qu'on est pas prêtre. Vous êtes prêtre parce que vous êtes appelés à la messe à vivre le sacrifice spirituel. La messe, c'est un sacrifice spirituel qui est signifié par la présence réelle du Christ à travers ce mystère de la transfiguration mais c'est d'abord un sacrifice spirituel. Vous ajoutez votre sacrifice à celui du Christ. Le sacrifice du Christ est rendu présent pour que vous y ajoutiez le vôtre. C'est quoi le sacrifice des baptisés à la messe? Quel est leur sacerdoce? Mais c'est leur intercession. On remet au seigneur tout ce qu'on veut lui remettre. Vous êtes libre de mettre dans la messe tout ce que vous voulez. Et si vous en mettiez un peu plus, il y aurait plus de grâce dans le monde. Ca, je peux vous le garantir. On dort tous à la messe. Après le credo, après le béné… on s'endort jusqu'à la communion, et on ne sait pas ce qui se passe entre les deux. Comme les apôtres s'endorment au jardin des Oliviers. Quand c'est important, on dort. C'est trop lourd, c'est trop important, donc on dort. Vous comprenez? Qu'est-ce que vous devez faire pendant tous ces moments-là, au moment de l'Offertoire? C'est apporter votre propre intention, votre propre sacrifice, votre propre intercession. C'est là que nous déposons les problématiques de ma famille. Je les dépose sur cet autel, dans un calice. Je dépose dans ce ciboire, tous mes déboires. Vous retiendrez ça. Et tous les déboires de ma famille.

 

Si vous faîtes ça, vous n'avez même pas de messe de généalogie avec un prêtre. Votre sacerdoce de baptisé suffit. N'attendez as d'avoir un prêtre disponible pour faire une messe de généalogie. Faîtes-en tous les jours si vous voulez. Il suffit que vous déposiez spirituellement des problématiques de votre famille dans le calice…. Et votre sacrifice spirituel sera exaucé! Il faudra bien puisqu'il y a tellement peu de prêtres, comment voulez-vous faire? Alors évidemment, de temps en temps, une messe avec un prêtre, c'est bien. C'est bien de la signifier mais n'attendez pas une autre messe pour le revivre. Déposez vous-même! Déposez vous-même! Et votre sacrifice spirituel de baptisé sera exaucé. La messe a une fécondité infinie. Elle a une puissance infinie la messe. Elle est aussi infinie que le mérite du Christ la messe. Il y a une seule messe qui a été célébrée au monde, c'est quand Jésus est mort sur la croix. C'est la seule messe. Elle commence le jeudi Saint. Elle se termine le matin de la résurrection. C'est la seule messe et toues les autres messes glissent dans ce capital de cette messe qui a été infiniment célébrée. C'est l'épître aux Hébreux qui explique ça. Le sacerdoce du Christ, il a offert ce sacrifice une fois pour toutes. Et chaque messe vient puiser dans l'actualité de ce mystère pour le rendre présent ici et maintenant, pour que vous puissiez associer votre intercession. Vous n'étiez pas au pied de la croix avec jean et marie. Alors le Seigneur vous donne la grâce d'y être à chaque fois que vous êtes à la messe. Voilà. Si vous comprenez ça, ça change tout.

 

Quels sont les Chrétiens qui connaissent ça de la messe? Et c'est l'essentiel. C'est même pas la communion l'essentiel. La communion, c'est un fruit. La communion, c'est essentiel mais comme un fruit. C'est le mystère de la messe comme sacrifice spirituel qui obtient toutes les grâces dont vous avez besoin et dont le monde a besoin. Vous êtes Prêtre par le baptême à la messe en tant que vous déposez tout ce que vous avez envie de déposer là et le Seigneur va transsubstantier votre demande spirituellement déposée dans le calice et dans le baptême dans son corps et dans son sang. La messe est un mystère de transsubstantiation, de passage de l'humanité dans la divinité, du pain dans le corps et du vin dans le sang. Comme le pain passe, est transsubstantié pour devenir le corps du Christ, et que le vin est transsubstantié pour devenir le sang du Christ, ainsi votre humanité que vous déposez dans un sacrifice spirituel à l'eucharistie est visitée par l'intimité de Jésus par sa grâce pour le sanctifier, pour le toucher, surtout si vous priez explicitement pour qu'il vienne couper les liens négatifs.

 

Alors qu'est-ce qu'on va faire? Vous allez faire tout ça pendant la messe. Vous allez penser à un ou deux problèmes significatifs dans votre famille. Cherchez pas à tout remettre, vous n'y arriverez pas. Vous voyez bien les ordinateurs, ça marche pas toujours. Prenez une ou deux choses et déposez.

 

Et on va faire circuler des petits papiers au moment de l'offertoire. Et vous mettez sur ces petits papiers simplement deux noms: un nom parmi les vivants (ça peut être vous ou quelqu'un d'autre de votre famille ou il y a une problématique forte) et un nom parmi les défunts. Pas plus. Et symboliquement, vous pliez ce papier et on dépose ça dans une corbeille qu'on amène sur l'autel. Et c'est une petite messe de généalogie qu'on va faire ciblée. Vous prenez le problème!Le principal chez les vivants et le problème principal chez les défunts. Vous déposez ça dans l'eucharistie et vous y associez votre foi et votre sacrifice spirituel et on laisse le Seigneur agir. Puis, on fera une petite prière de coupure de liens. Ce sera notre première initiation à une messe de généalogie dans cette eucharistie que nous allons vivre maintenant. Et je m'arrête parce qu'il y a 10 minutes avant la messe, il faut se préparer. Merci beaucoup.

 

 

 

MESSE

 

 

 

(réponse à des questions)

 

Faut pas forcément s'attendre à des miracles spectaculaires quand on est médium mais il y a souvent des grâces qui accompagnent ces messes. Doit-on  prier pour un mort spécifique ou en général? C'est une bonne question. Ca pose la question de l'intercession. Alors le Père Jean-David, l'an dernier, pour ceux qui étaient là et ont participé à une session dans laquelle il était un peu question de cette question-là. En fait, l'intercession. Il avait pris cette analogie que je trouve extrêmement éclairante. Quand il y a du soleil, le soleil éclaire toutes les plantes, tout l'univers. Mais si on met une plante sous serre, la chaleur du soleil va se concentrer d'une manière particulière. Et si, en plus, on met une loupe, on va attirer la chaleur du soleil sur une seule petite partie. On peut même le feu. C'est une comparaison pour montrer que, la prière, elle est toujours efficace évidemment, mais plus on prie pour une chose précise, plus on a aussi de chances (non pas que le Seigneur soit comptable) d'être exaucé. Si dix personnes prient ensemble pour une seule chose, on a plus de chances d'être exaucé que si une personne prie toute seule pour dix choses. Je ne sais pas si vous voyez ce que je veux dire. Même si on sait très bien que le Seigneur n'est pas un commerçant ni un comptable et qu'Il est libre d'exaucé qui il veut et quand il veut, c'est une chose qu'on peut comprendre. Alors, dans cet esprit-là, il est évident que une messe, si elle s'applique à tous les défunts, il y a des grâces. Mais si elle s'applique aux défunts d'une famille spécifique, on aura plus de chances d'avoir des grâces. Si elle s'appuie sur la prière pour un seul défunt, on sait qu'on a plus de chances d'être exaucé, surtout si on demande une intention particulière. Donc, ça répond un peu à la question. En général, moi, les messes de généalogie, je commence par prier, d'une manière générale pour toute la famille. Et puis, ensuite, dans une seconde ou troisième messe de généalogie, on peut cibler d'avantage pour tel ou tel problème concernant une personne ou une autre.

 

 

 

Donc, c'est quelqu'un qui est catéchiste qui se demande comment faire devant des enfants complètement emportés par de l'agressivité, de l'anéantissement, parfois de la colère, qui se retrouve à être blessant pour les autres. Il ne sait pas quoi faire en face de cette situation. Il ne semble pas forcément plus méchant que les autres au préalable mais qui ont une agressivité en permanence. Donc, c'est une question un peu difficile évidemment parce que ces enfants-là, comme tout un chacun sont porteurs d'un tas de choses.

 

Il y avait un spécialiste là tout à l'heure. Je veux bien un peu d'aide.

 

Ça pose toute la question de tout ce dont on est porteur consciemment ou inconsciemment. En général, c'est inconsciemment évidemment puisque quelqu'un qui ne veut pas être méchant et qui se trouve être esclave d'un certain nombre d'emportements, c'est typique de réactions qu'on appelle compulsionnelles qui ont des sources qui peuvent être tout à fait différentes. En général, quelqu'un qui est emporté par un comportement qu'il ne maîtrise pas, il y a souvent déjà un problème d'infestation. C'est-à-dire que la personne est habitée par une agressivité qui ne lui appartient pas, elle est habitée par des mouvements qu'elle ne maîtrise pas dans sa volonté. C'est souvent le signe d'une certaine infestation et là, il n’est besoin, même pour des enfants, d'une prière de délivrance parfois même un peu musclée. Ca arrive souvent dans, moi personnellement dans mon ministère, j'ai fait plusieurs fois l'expérience de ça: des enfants qui sont complètement emporté par un comportement qui semble complètement les dépasser, qu'ils ne maîtrisent pas (soit par des renfermements, soit par agressivité). Il faut souvent commencer par une prière de délivrance mais elle ne suffit pas. Il ne faut jamais faire une prière de délivrance sans qu'il y ait une recherche des raisons qui font qu'il est comme ça, une anamnèse. Quelles ont été les portes qui ont été ouvertes et qui ont permis à ces esprits négatifs d'entrer pour s'emparer de son conditionnement, de ses émotions? Qu'est-ce qui s'est passé? Et ça souvent quand on interroge un petit peu les parents, quand on essaie de voir depuis la conception jusqu'à aujourd'hui, on arrive assez facilement à trouver quelque chose. On se rend compte qu'une porte a pu être ouverte à un moment particulier, un choc (soit pendant la grossesse de la maman…), des choses qui peuvent se passer. On analysera tout ça en détails demain.

 

D'abord cet enfant, il a besoin de délivrance, ça c'est sûr. Et ensuite, il faut amener à toucher le nœud où il a été blessé, la porte qui s'est ouverte et qui a permis à ces esprits négatifs d'intervenir. Et souvent, il faut remonter très loin (conception, pendant vie intra-utérine…) où il y a eu des problèmes ou alors dans la toute petite enfance. Et c'est ces fameuses portes qui s'ouvrent si vous voulez, et qui font que, à travers une blessure, qui est souvent disposée par un problème de généalogie comme je vous le disais ce matin    il y a eu un contexte dans lequel l'enfant a été blessé et que sa réaction a été de laisser une porte ouverte et que ça a été l'occasion de perdre sa liberté.

 

 

 

 

 

Je vais vous parler maintenant du sacrement de réconciliation parce que tout à l'heure à partir de 16h30 selon notre programme, on entrera dans un grand temps de silence où le Saint Sacrement restera exposé comme elle l'est déjà maintenant et où vous pourrez entrer dans un temps de prière personnelle. On vous invite à cette démarche qui sera axée à la préparation de la veillée de ce soir et à travers laquelle, je voudrais vous parler du pardon.

 

 

 

L'expérience du pardon est une expérience indispensable pour la vie spirituelle. Mais le pardon se conjugue un peu dans plusieurs situations. Je pense que, avant de pouvoir recevoir un pardon de Dieu, il faut déjà pouvoir se pardonner à soi-même, ce qui n'est pas toujours évident. Je pense que dans le pardon, on n'arrivera quelque fois pas à pardonner aux autres, on n'arrive pas à se pardonner à soi-même, et puis aussi, on va même dire qu'on n'arrive pas à pardonner à Dieu. Il y a dans notre vie, des quantités de choses ou certaines choses, en tous cas, qui nous ont peut-être scandalisées. Et des scandales qui peuvent être profonds, c'est-à-dire des incompréhensions: "pourquoi Dieu a-t-il permis cela? Pourquoi mon Père du Ciel n'était-il pas là dans ma petite enfance quand des gens ont abusé de moi? Où était Dieu s'il est mon Père? Comment se fait-il qu'il ne soit pas intervenu, qu'il ne m'ait pas protégé de tel problème?

 

Il y a comme cela des questionnements très enracinés en nous, parfois très enfouis, qu'on ne s'est pas forcément autorisé à avoir mais qui continue d'agir en nous (alors qu'on a oublié la raison).

 

Au fond, le ressentiment que nous avons aujourd'hui envers telle ou telle personne, la difficulté qu'on a à pardonner à telle ou telle personne ou envers nous-même, il faut peut-être remonter à plus loin que les personnes à qui on croit en vouloir pour en trouver vraiment la cause.

 

Moi, je me suis aperçu que, souvent, sans qu'on se l'avoue vraiment, on peut avoir pris une distance avec Dieu tout simplement parce qu'on n'a pas compris son attitude à notre égard et on n'a pas pardonné à Dieu tout ce qui dans "son attitude" nous a blessé, dans le sens où on a été scandalisé. Jésus dira dans l'Evangile: "Heureux  celui qui ne tombe pas. Il ne sera pas scandalisé à cause de moi". C'est interpellant cette parole du Christ dans l'Evangile "Heureux celui qui ne sera pas scandalisé à cause de moi".

 

Au fond, la manière dont Diu permet (on en a un petit peu parlé ce matin) que le mal puisse exister, c'est une chose qui interpelle beaucoup de personnes et qui fait que beaucoup de personnes, je crois, ne font pas une vraie démarche spirituelle envers Dieu, ne découvre pas vraiment le Dieu d'amour parce que, finalement, ils sont scandalisés. Et d'une certaine manière, ils n'ont pas pardonné à Dieu. Certes, vous me direz "Mais on n'a rien à pardonner à Dieu puisqu’Il est parfait, Il est beau". Et c'est pour ça d'ailleurs qu'on a enfoui ce ressentiment dans l'inconscient au point de ne plus savoir pourquoi on en veut à tout le monde alors qu'on en veut à Dieu.

 

Je crois que cette parole de Jésus est très importante parce que, dans le processus de guérison (c'est un petit peu ce qui est dit dans l'écriture de Simone PACO), la première chose est de faire revenir à la conscience tout ce qui a été enfoui de manière inconsciente. Tout ce qui est caché, Jésus nous demande de l'amener à la lumière. Tout ce qui est caché (Dieu le dit), mettez-le dans la lumière. Et c'est vrai que c'est un premier travail de voir à quoi correspondent en nous ces ressentiments, à qui ils appartiennent. On pourrait les citer. Je les citerai ici dans la session.

 

Je vais vous en citer quelques-uns, des exemples de ressentiments que l'on peut avoir. Voyez: la colère, les gens qui sont toujours un peu en colère, on ne sait pas toujours pourquoi, nous-mêmes, ou les gens qui sont tristes… tous ces ressentiments finalement que nous connaissons bien, les angoisses, les peurs, les paralysies, la haine, le rejet des autres ou le rejet de soi-même, l'indifférence, ou même le mépris, nos envies, nos jalousies, nos suspicions, nos méfiances, nos révoltes, nos déceptions, nos dépendances, nos co-dépendances… Toutes ces problématiques, tous ces ressentiments négatifs correspondent à une personne ou plusieurs personnes qui nous ont blessés dans telle ou telle situation particulière. Et au fond, souvent, on le dit dans le chemin de fer, "un train en cache un autre". Une personne qu'on rend responsable d'un ressentiment, elle nous renvoie à quelqu'un d'autre, ce qu'on appelle la charge affective, elle nous renvoie à quelqu'un d'autre qui nous a blessé mais on a occulté ça, parce que cette personne est intouchable. Je prends l'exemple de Dieu. Dieu est intouchable puisqu'il est parfait donc forcément c'est moi qui aie un problème. C'est pas Dieu qui a un problème. Donc, je vais me culpabiliser d'un problème que, au fond, il attribue à Dieu, inconsciemment. Et je n'avance pas parce que, finalement, je n'ai pas trouvé le vrai auteur du problème. Ou alors des parents qui ont pu blesser leurs enfants d'une manière ou d'une autre dans la petite enfance. Et l'enfant est incapable de rendre responsable de tel ou tel problème. Avant sept ans, c'est impossible: son papa, sa maman sont parfaits. Pour un enfant de cet âge-là, son papa et sa maman sont comme Dieu, au même niveau que Dieu. Regardez dans une cours de récréation, des enfants de cinq ou six ans parler de leurs parents. C'est impressionnant. Il ne faut pas toucher au papa ou à la maman. On peut toucher à moi mais pas à mon père ou à ma mère parce que ça, c'est comme si on touchait à Dieu. Les parents ne peuvent pas avoir de défauts. C'est plus grave pour un enfant de remettre en cause ses parents que de se remettre en cause lui-même. Je vous expliquerai demain pourquoi, au point de vue psychologique. Ce qui a de sûr, c'est que la conséquence de cela, c'est qu'un enfant va se rendre responsable de tous les problèmes qu'il a subis. Non seulement, il est une victime, mais il va se considérer l'auteur de la victime qu'il est. Et souvent, les blessures à l'égard de ses parents: on ne touche pas à ses parents. Et quand ces blessures sont assez grandes et qu'elles sont enfouies dans le subconscient ou dans l'inconscient, elles continuent de manifester en nous un sentiment de culpabilité dont nous nous rendons responsables et nous ne pouvons pas résoudre le problème, parce que le vrai responsable, ce n'est pas nous.

 

Et donc, l'importance… alors c'est vrai que, par la psychanalyse, dans une méthode naturelle, les hommes essaient de faire remonter ce qui est inconscient à la conscience (je ne vais pas la critiquer ici, ce n'est pas une chose que je veux faire, parce que ça n'est pas forcément critiquable, ça peut l'être parfois, mais le problème, c'est que, faire remonter les vrais responsables de ressentiments qui étaient inconscients, c'est bien. Mais quand vous opérez une personne, comme disent les bons chirurgiens, il faut être sûr de pouvoir refermer (quand vous ouvrez). Sinon, vous ouvrez, vous voyez ce quine va pas mais vous êtes incapables de refermer la blessure. Donc, ce qui est très important, c'est que, là où on ne peut pas se tromper, c'est dans la prière d'intercession. Le vrai chirurgien de nos blessures, c'est le Seigneur, ça ne peut être que le Seigneur. Il est le seul qui peut vraiment guérir parce qu'il est notre Père. Et donc, il y a un exercice que l'on fait dans la prière (j'en parlerai mieux demain encore), c'est de demander au saint Esprit de nous montrer d'où vient cette rancœur qui est toujours en moi, cette amertume, ce ressentiment, cette difficulté que j'ai de pardonner aux autres. Et le Seigneur, tout doucement, va nous éclairer, va nous montrer. Parfois, on peut se faire aider. C'est la question de l'accompagnement spirituel dans ce domaine. Et tout doucement, des situations remontent de notre mémoire. Et nous pouvons trouver les vrais auteurs de ces ressentiments d'angoisse, de peur, de paralysie, qui sont telle ou telle personne à laquelle on aurait pas pensé, on ne peut pas trouver ça tout de suite. On est obligé de trouver d'abord d'autres personnes. Il y a des personnes de substitution qui nous ont de fait blessé, mais c'est pas eux qui nous ont blessé principalement. Ils nous ont blessés dans le même sens d'une blessure beaucoup plus profonde, qui celle-là nous a vraiment blessé. Et on va les rendre responsable eux d'un problème alors que finalement eux c'est une peccadille alors que ce qui s'est passé avant, c'est beaucoup plus grave.

 

Je prenais l'exemple un peu idiot: vous êtes dans une pièce en train de discuter avec quelqu'un, et quelqu'un ouvre la porte pour frapper, c'est pas un problème, ça peut arriver. Puis, 2 minutes après une autre personne, puis une troisième personne. La cinquième personne qui n'a rien avoir, elle va se prendre une colère alors que, au fond, c'est pas elle qui est responsable, c'est toutes les personnes…..Ca s'appelle la charge affective. Nous avons tous ce genre de problème, de phénomène et c'est important de faire remonter à la mémoire, par l'aide du Seigneur, en priant. On ne peut pas se tromper quand on prie. Si le thérapeute est le Seigneur, on ne peut pas se tromper parce qu'il ne peut pas nous blesser plus, vous comprenez? Dans ce domaine, on ne peut pas jouer. Et c'est vrai que par la prière, posez la question au Seigneur, puisqu'on parlait de pardon et on va rester dans le pardon. Par exemple, si on a des difficultés à pardonner, à pardonner à soi-même, à pardonner aux autres, c'est peut-être que, on a du mal aussi à pardonner à Dieu. Il faut s'interroger.

 

Et qu'on a du mal à trouver quelles sont les vraies personnes qui nous ont blessées.

 

La démarche qu'on va vous proposer tout à l'heure, c'est une démarche de réconciliation. Mais pas seulement dans le sens, "J'ai péché et je vais me confesser", ça c'est  important, on va en parler. Mais dans le sens aussi d'interroger un peu mon cœur et de voir au fond si vraiment j'arrive à pardonner. Et sinon pourquoi, et comment trouver de l'aide? Parce que le pardon et l'impossibilité de pardonner est un obstacle majeur dans la vie spirituelle et dans la rencontre avec Dieu, et même un obstacle majeur dans le processus de la guérison des blessures.

 

 

 

Le sacrement de réconciliation pour nous, catholiques, est très important. On a cette grâce. Vous allez me dire "Oui mais moi ça fait des années que je me confesse pour la même chose. J'en ai assez. Je n'arrive pas à m'améliorer. Je ne vois pas ce que ça change de se confesser puisque finalement, je retourne dans les mêmes problèmes. Je n'y arrive pas."

 

Pourquoi est-il nécessaire de se confesser? Et pourquoi est-il nécessaire de parfois recommencer à se confesser pour le même péché même s'il a déjà été pardonné en intercession?

 

Le mystère de la réconciliation, ce sacrement ne vous apporte pas simplement l'absolution de vos péchés. Ce n'est pas la seule grâce de ce sacrement. L'absolution des péchés, d'une certaine manière, on l'a déjà dans la foi. Dans la mesure où je crois que Dieu me pardonne puisqu'il me sauve, j'ai déjà le pardon de Dieu. Je l'ai dans la foi. Ce que va faire le sacrement, c'est appliquer à mon âme une grâce particulière qui va restaurer mon âme, qui va restaurer ma volonté. Une chose est de savoir que Dieu me pardonne te j'en ai la certitude, une autre chose est de permettre à ce pardon de Dieu d'opérer en moi sa guérison. Et le sacrement de réconciliation est non seulement un sacrement qui va me donner la certitude du pardon comme peut le donner ma foi. Mais c'est un sacrement qui va permettre à ce pardon de Dieu d'opérer en moi une guérison de ma volonté. Il y a une grâce de guérison dans le sacrement de la réconciliation. Et c'est vrai que si on se prive de cette grâce, on vivra dans la foi. On peut croire que Dieu me pardonne mais on va fragiliser sa volonté parce que à chaque fois qu'on entre dans le péché, qu'on entame une complicité avec le mal, on crée une connexion avec le monde des ténèbres, et on rend sa volonté plus fragile et plus faible pour, ensuite pouvoir correspondre jusqu'au bout à la tête de Dieu à la vertu, à la sainteté. Et donc, l'effet du sacrement de réconciliation, outre de pardonner les péchés, il est aussi, pour ne pas dire surtout, de communiquer cette grâce de guérison par laquelle le Seigneur restaure notre volonté fragilisée, blessée par le péché. C'est pourquoi, il arrive parfois que l'Esprit Saint nous pousse à re-confesser un péché qu'on a déjà confessé, et à le faire plusieurs fois alors qu'on n'a pas récidivé. Dans quel sens? Parce que le Seigneur veut que nous redonnions cette faute, et à travers de cette confession nouvelle d'un péché qu'on a déjà confessé, qui a déjà été pardonné, Il peut travailler en nous, Il peut permettre à cette grâce de guérison, qui est efficace comme sacrement, d'aller jusqu'au bout de sa restauration. C'est pour ça qu'il ne faut pas avoir peur, ne pas avoir de scrupules. Celui qui se confesse parce qu'il a peur de ne pas avoir été pardonné, ça c'est le scrupule, c'est une maladie spirituelle qui se soigne par la grâce de Dieu. Mais ce n'est pas ça. Je dirais que, à la limite, même si on n'a pas pu se confesser, on est déjà pardonné dans la foi. On le sait ça. "Crois et tu seras pardonné". En revanche, cette grâce de guérison, le seigneur nous demande d'être précis dans la confession. Exactement pour les mêmes rasions que tout à l'heure, plus je suis précis dans ma confession (sans que ça soit du scrupule, je le redis), plus je permets à l'Esprit Saint de cibler cette grâce. Certes le Seigneur peut le faire même si je ne suis pas précis. Dieu reste souverainement libre. Faire sa volonté c'est un peu comme l'Evangile de ce matin: l'enfant prodigue revient vers son père appuyé sur la justice, non pas en étant présomptueux de la miséricorde de son père. Il ne revient pas en se disant "Ben de toues façons, mon père va me pardonner, il est trop bon. C'est pas ça du tout. Il a vraiment découvert le cœur de son père. Il a vraiment découvert qui est son père. Il est vraiment dans une démarche de justice à partir de l'amour, à partir de la confiance en la miséricorde, le Seigneur nous demande d'épouser la justice, parce que la justice fait partie du mystère de l'amour. Et donc, l'enfant prodigue revient en disant "Mais, en justice, je ne peux plus rien attendre de mon père. Je n'ai plus le droit d'attendre quelque chose". Là je pensais à cet exemple-là dans le cadre de l'Evangile. Mais, je vais simplement lui demander d'avoir une place de serviteur. Mais au fond, cette démarche que nous avons là dans la pénitence, de mettre des mots sur les choses, d'appeler péché un péché, et de pouvoir oser redonner au Seigneur telle ou telle faute qui nous a blessé, ça permet à la grâce de ce sacrement et au Seigneur au travers de cette grâce bien sûr, de venir continuer à restaurer notre humanité qui a été blessée par tel ou tel péché.

 

Donc, la confession ciblée fait partie intégrante du ministère de la guérison. Et c'est vrai qu'on ne se confesse pas seulement pour des raisons morales. On ne se confesse pas d'abord pour savoir que Dieu nous a pardonné. D'abord, c'est pas parce que vous vous confessez que vous saurez que le Seigneur vous a pardonné nécessairement parce que des fois on se confesse et puis on a l'impression encore d'être coupable après, parce que l'impression de culpabilité, c'est une impression psychologique. Et il se peut très bien que même après le sacrement, ………

 

 

 

 

 

FIN 2ème CASSETTE

 

 

 

 

 

… depuis l'origine de l'humanité et qui demeure en nous. Le baptême ne supprime pas en nous les conséquences du péché originel, faut pas l'oublier. Le Seigneur ne supprime pas ces conséquences, ce qui fait partie du même mystère de ce qu'on disait ce matin: c'est contraire à sa volonté initiale. Le Seigneur a donné aux hommes une liberté. Et quand on donne une liberté de dire oui ou non à un projet d'amour, on ne retire pas les conséquences de cette liberté. Retirer les conséquences d'une liberté que je donne, c'est comme si je retirais la liberté. Et donc cette liberté d'Adam et Eve, et de l'humanité à travers eux, c'est, exprimé à travers un refus à l'origine, ….a des conséquences sur lesquelles le Seigneur ne peut pas revenir. Ces conséquences, on les connaît, c'est la mort et puis un certain déséquilibre qui existe entre l'esprit et le corps, entre l'esprit et les appels de notre nature animale. Une espèce de séparation qui fait que les désirs animaux en nous (qu'on peut dire ) instinctifs, passionnels semblent prendre le dessus sur l'appétit spirituel et la finalité de l'amour spirituel. Le Seigneur n'enlève pas ces conséquences de déséquilibre. Par contre, qu'est-ce qu'Il fait? Je vous l'ai dit hier soir, il donne la grâce d'une vie nouvelle dans le Christ qui nous permet nous-même de rétablir cet équilibre. Mais c'est un équilibre qui ne s'établit pas à un combat. C'est pour ça qu'on a parlé tellement du combat spirituel. Parce que le Seigneur nous donne les armes. Il nous redonne une armée pour refaire des conquêtes de moi-même, Il me donne la grâce qui me rend capable de reconquérir ce terrain.

 

Donc, la solution pour nous, c'est de vivre tout simplement cette grâce qui nous est donnée par les sacrements et de vivre à fond notre vie d'initié chrétien, c'est-à-dire notre vie de baptisé. Vivre à fond les sacrements, revivre le baptême, re-comprendre ce que c'est que le baptême. Dans le sacrement de baptême, vous avez, comme on l'a fait ce matin dans la messe, une profession de foi (qui implique un renoncement au royaume des ténèbres). Et si vous renouvelez votre profession de foi une fois par an, le jour de Pâques, et encore du bout des lèvres parce qu'on n'a pas le temps, il y a quelque chose qui ne se fait pas dans ce combat spirituel. Il faut que l'engagement contre les puissances des ténèbres soit quelque chose de conséquent dans notre vie. Si vous attendez la tentation pour renoncer au péché, c'est trop tard. C'est de la médecine de prévention qu'on doit faire. Renoncer au péché quand on est déjà tenté, c'est parfois très difficile, surtout quand il y a des portes ou des fragilisations qui font que la tentation, elle est déjà quasiment là. En fait, qu'est-ce qu'on fait? On fait une médecine de prévention spirituelle, c'est-à-dire qu'on prend position dans des moments où on est pas tenté. Si on sait par exemple, qu'on a des faiblesses dans tel ou tel domaine, vous prenez position: vous faites une prière de renoncement baptismale à haute voix en disant "Au nom de Jésus, je renonce à l'esprit d'impureté. Au nom de Jésus, je renonce à l'esprit de colère. Au nom de Jésus, je renonce à l'esprit d'orgueil". Et vous notez comme ça une petite litanie de vos problèmes ou difficultés et vous faites une prière de renoncement à haute voix et dans la foi. Et cette prière de renoncement à haute voix et dans la foi, qu'on appelle également "l'auto délivrance", elle a beaucoup de puissance. Les délivrances, c'est pas les prêtres qui vous apportent la délivrance. Non, c'est vous-même. Bien sûr qu'ils vous l'apportent cette délivrance à travers la prière de l'Eglise, mais vous êtes armé vous-même comme prêtre par le baptême, pour repousser l'ennemi. Je vous jure, vous avez la grâce de repousser par vous-même l'ennemi en prenant position. Et c'est vrai que si vous attendez les moments où vous êtes faible pour prendre position, c'est trop tard: vous êtes déjà séduit. Quand vous êtes séduit, ou quand vous êtes paralysé... Le démon, il y va de quelle manière finalement: soit il nous séduit (l'orgueil, la volonté de puissance, le péché de la chair, l'argent, la gloire…), ou alors il nous paralyse. Soit il nous séduit (donc on est pris, on est attiré), soit il nous paralyse en nous terrorisant, en nous mettant dans la peur, soit il se fait ignorer. Voilà les trois manières qu'il a dans sa stratégie. Si déjà, dans la foi, vous reconnaissez votre ennemi et que vous y renonciez (et là-dessus, on n'invente rien, on s'appuie sur le baptême). Vous avez vu, ce matin, j'ai pris dans la main le rite du baptême des adultes, c'est le rite qu'on utilise dans la veillée pascale qui renouvelle notre foi de baptisé. Donc, cette prise de position, si vous attendez seulement une fois par mois, pendant la veillée pascale pour la faire, c'est un peu juste. Puisque la veillée pascale, c'est un lieu d'initiation fondamentale pour que vous puissiez en vivre toute l'année. Donc cette prise de position, qu'on appelle prière d'auto délivrance, elle est fondée exactement sur la liturgie baptismale. Qu'est-ce qu'on a fait ce matin en plus? Satan a une armée, et ça c'est l'Eglise qui l'enseigne. Il y a des gens qui…. Et ces anges sont spécialisés. Et c'est pour ça qu'on nomme explicitement tel ou tel démon spécialisé dans l'orgueil…et on y renonce à haute voix. Et si vous faites cette prise de position régulièrement dans les domaines où vous êtes plus fragiles, ou dans les domaines où votre famille est plus fragile, vous verrez qu'il y aura un net recul. C'est impressionnant. Parce qu'il ne peut pas rester vous savez, il ne peut pas rester. Il n'a pas le droit de rester là, même si c'est petit à petit. C'est important de comprendre cela: la prière d'auto délivrance, la réactualisation du sacrement de l'initiation chrétienne, la prise de position par rapport à la foi et la renonciation aux idoles aussi. Si vous avez pendant tout un temps de votre vie, visité tel ou tel médecin, homéopathe mais en même temps radiesthésiste qui vous faisait toutes sortes de choses. Un très brave homme vraiment et lui-même ne sait pas et il est très sincère mais seulement il n'a pas vérifié d'où viennent ces ondes. Il ne sait pas avec qui il travaille. Et donc du coup si vous voulez, vous attrapez toutes sortes de liens possibles et imaginables. Lui-même il est sincère. Donc, là: rupture de liens.

 

Il faut renoncer aux idoles aussi. Il faut savoir quelles sont les idoles d'aujourd'hui. Il n'y a pas que l'argent, j'ai parlé de la gloire. Il y a l'idole du sexe. Si vous voulez l'idolâtrie, c'est aussi de croire en une puissance surnaturelle qui n'est pas avec Dieu, qui n'est pas Dieu. Ou alors avoir pris le risque de faire confiance à une puissance surnaturelle qui n'est pas Dieu, ou dont on n'est pas sûr qu'elle soit Dieu, parce que prendre le risque de pécher, c'est pécher.

 

Quelqu'un qui va vous faire des révélations par exemple, l'astrologie, c'est clair, par exemple, faire son thème astral. C'est clair que les astres ont une réelle influence sur le conditionnement humain. Le démon ne dit pas que des mensonges. Il dit beaucoup plus de vérités que de mensonges parce qu'il est intelligent.  Je? Il? vous préviens (t?) qu'on va pas gober cette histoire ? En revanche si il vous met 30% de mensonges dans 70% de vérités, il est sûr de vous avoir. Et l'important, c'est qu'il vous a mis dans le mensonge. Alors vous voyez, dans l'Astrologie, il y a plein de choses vraies, évidemment. Mais ça vous sert à quoi? C'est un acte qui est contraire à ce que Dieu veut puisqu'il veut qu'on soit dans la foi. C'est vrai que l'Astrologie va m'enseigner quelque chose qui peut être vrai sur le conditionnement humain. Mais c'est une connaissance qui ne m'apporte rien pour ma finalité. Et donc c'est une connaissance interdite par Dieu. Non pas parce que ça lui plaît de nous interdire des choses, mais parce que ça ne sert pas notre finalité. Et voilà la séduction: toute connaissance n'est pas bonne à avoir. On dit que toute vérité n'est pas bonne à dire mais toute connaissance n'est pas bonne à avoir. Ca s'appelle la gnose ça. Ceux qui aiment la connaissance pour la connaissance et qu'elle soit finalisée que pour la connaissance et non plus par l'amour. Et alors, il nous emmène dans un labyrinthe de vérités inutiles pour notre finalité. Et alors vous gnosez comme ça. Et en plus, vous créez des liens avec l'Orgueilleux de tous les temps, celui qui aime la connaissance pour la connaissance, pour s'exalter. C'est l'orgueil, ça, ça cache l'orgueil. Donc, vous voyez, il faut pouvoir identifier vos idoles. On a malheureusement tous des idoles. Il faut les identifier. Et puis, y renoncer. Et ça, ça se fait en priant l'Esprit Saint. Donc, la prière de renoncement fondée sur le renoncement baptismal, l'adhésion à la foi, ça c'est un travail que vous avez à faire vous-même, qu'on doit faire. Et on doit aussi les autres à retrouver cette dimension de la prière d'auto délivrance fondée sur le baptême. Deuxième aspect. Bon, excusez-moi, c'est pareil pour un sacrement de mariage. Un sacrement de mariage, ça se renouvelle puisque dans certains sacrements, le seigneur demande…..c'est une participation réelle au sacrement que votre participation à vous. Le baptême, sacrement de la foi, sacrement de la participation. Le mariage, c'est bien les époux qui se le communiquent dans ce consentement. Et bien, ça se renouvelle un sacrement de mariage. Vous réactualisez la grâce en renouvelant les consentements, en vous redonnant ces consentements. C'est très important de comprendre… l'Eglise, dans ses textes, depuis une vingtaine d'années et même avant mais, insiste beaucoup sur le fait que les sacrements qui sont célébrés à travers la liturgie (la liturgie est un lieu d'initiation pour toute la vie et c'est dans la liturgie par exemple que les époux retrouvent la source de leur initiation d'homme et de femme mariés). Le sacrement a un rôle d'initiation, de retremper dans le mystère de ce qu'on vit. Et donc, quand vous allez à un mariage et que vous entendez les époux se donner le consentement, c'est votre sacrement à vous que vous renouvelez. Quand vous participez à un baptême, c'est votre baptême que vous revivez, c'est ça l'initiation. C'est qu'on doit se retremper tout le temps dans quelque chose qui n'est pas passé, qui est présent et actuel.

 

 

 

Ensuite, le deuxième aspect, celui dont on a parlé ce matin, j'y reviens pas: la généalogie.

 

Il faudrait pouvoir y revenir parce que ça vaudrait le coup et je pense qu'il y a encore des questions là-dessus. Je ne le fais pas maintenant. Mais je pourrais peut-être y revenir demain.

 

 

 

Et puis, ensuite, donc on a parlé de la coupure de liens généalogiques.

 

 

 

La question des blessures de la petite enfance.

 

Evidemment, on n'a pas été blessé que dans notre enfance bien sûr. Mais ce qui est très intéressant et important c'est de voir …

 

Ce dessin, je l'ai appelé le fleuve de la blessure. Je vais vous expliquer. Imaginez bien sûr que ce soit une rivière, donc un fleuve qui prend sa source à la conception, ensuite la vie intra-utérine, ensuite la naissance, ensuite la période de 0 à 1 an, de 1 à 3 ans ½, et 3 ans ½ à 7 ans. Ce sont les premières périodes de la petite enfance. On dit que, avant 7 ans, c'est déjà fait d'une certaine manière dans la personne. Après, il y a bien sûr, le tronçon (il est très court) de 7 ans jusqu'à aujourd'hui. Je vous en parlerai en détails demain mais je vais entrer dans cette symbolique ici qui est intéressante, c'est que la mer représente ici la Christ, puisque la mer, physiquement, c'est aussi bien le lieu de la vie que de la mort. La mer, c'est où commence la vie mais c'est aussi le lieu de la mort dans la Bible. Et donc, le Christ          et c'est pour ça qu'on prend        il y a l'eau du baptême, elle signifie à la fois d'être plongé dans la mort et dans la résurrection du Christ.

 

On est plongé dans sa mort et dans sa résurrection. Et toutes nos blessures, c'est un chemin de mort. Tout ce qui est abîmé, est blessé, que ça vienne du péché ou de nos propres blessures, c'est un chemin de mort qui conduit, comme une rivière, l'eau, elle descend vers la mer. La mer qui est le lieu qui signifie aussi la mort, mais que Jésus va reprendre puisque à partir de la mort, Il vit. Donc, C'est Jésus       Donc, notre liberté d'homme et de femme en Adam et Eve, a conduit l'humanité à la mort. Et le Christ nous attendait là, si j'ose dire pour à partir de notre mort, que nous avons choisie, à travers la liberté de nos parents, Adam et Eve,       eh bien cette mort, elle soit le départ d'une vie nouvelle, c'est-à-dire la résurrection. La vie chrétienne, elle commence par la mort. Je vous le signale. Elle commence par la prise de conscience de la mort, puisque si je ne suis pas mort, je ne ressuscite pas. Encore faut-il prendre conscience de ce qui est mort en moi pour pouvoir être rejoint par le mystère de la résurrection. Donc, qu'est-ce que c'est que ce fleuve des blessures, c'est tout simplement, d'abord comprendre pour moi ou pour les autres       Nous avons tous une blessure fondamentale qui est maîtresse de toutes les autres, qui est celle qui est soit à la conception, soit déjà dans la vie intra-utérine, une blessure, quelque chose qui s'est passé, une histoire, que ça soit à travers ce que notre maman a vécu (j'en parlerai en détails plus demain, de ce qui s'est passé quand on était dans le ventre de notre mère), ou alors de ce qui a été disposé par la généalogie (on l'a dit ce matin). Il y a, dès le départ de la conception, des choses qui peuvent directement venir de la généalogie selon  le principe que j'ai expliqué ce matin. C'est un principe un peu subtil à comprendre pour les théologiens mêmes mais c'est important pourtant parce que ça a tellement de conséquences. Il y a une porte, cet entonnoir qui s'ouvre selon un domaine particulier, une fragilité particulière. Je prends cet exemple. Notre maman a eu pendant qu'elle nous attendait une grande frayeur, soit la perte d'un être cher, soit elle a vécu une trahison. Forcément, l'enfant qu'elle porte, va ressentir tout ça de plein fouet parce que l'enfant n'a pas de défenses quand il est dans le ventre de sa mère. Ou alors son mari ne s'est pas assez bien occupé d'elle, dans le sens où il n'était pas assez présent de manière affective, affectueuse. Tout un tas de raisons qui font que, elle va porter des angoisses. Si elle a eu un choc émotionnel, ça va être quelque chose qui va directement toucher l'enfant. Tous ces événements ont des conséquences sur l'enfant et vont ouvrir une fragilité qui peut être +/- grave et cette fragilité va amener une problématique qui va être relayée par 'l’influence après des esprits mauvais qui vont augmenter le problème. Ce qui est important ici, c'est que, grâce à un tableau comme ça qu'on doit pouvoir faire, une anamnèse, on arrive à comprendre qu'il y a des événements qui se sont produits dans notre existence,        vous allez me dire que parfois on ne retrouve pas, on ne peut pas les connaître mais l'Esprit Saint vous les montrera à travers un chemin. On va découvrir au fond, qu'il y a eu des chocs qui se sont passés, des causes, et on va voir que pour tel ou tel problème, on a mis en place un mécanisme de défense qui a amené un second problème. Je vais un petit peu… Je vais voir si ça marche…

 

Pour cette période de la conception, vous voyez, des choses qui peuvent se passer, et alors là, il y a des situations, des choses négatives, puisqu'on est là pour réfléchir là-dessus… Voyez, j'en ai pris quelques exemples ici, les principaux. Une relation sexuelle absente d'amour, ça peut arriver, même entre couples qui normalement s'aiment, l'acte n'a pas été suffisamment habité par une tendresse suffisante. Quels sont les effets tout de suite? Il va y avoir une porte du côté de l'impureté. Un acte d'amour dans lequel, il n'y a pas d'amour spirituel, tout de suite, qu'est-ce qu prend la place? La dimension de l'impureté. Alors voyez comment tout de suite, il y a quelque chose qui peut se semer même chez un enfant qui est un embryon comme une porte à l'impureté, parce qu'un acte dans lequel il a été lui-même conçu n'était pas suffisamment un acte porté par l'amour. Ensuite, on regarde l'autre cause possible, au niveau simplement de la conception: ne pas avoir été désiré, pour x raisons (on ne voulait pas d'un enfant à ce moment-là, on a été surpris). C'est important. Et tout de suite, l'enfant va ressentir. Evidemment, pas de manière consciente, rappelez-vous le schéma d'hier: vous avez la vie consciente (c'est l'esprit), vous avez la vie inconsciente, et vous avez la vie subconsciente (ce qui est très enraciné dans une mémoire kis…. Mais qui est quand même là). On n'a pas été désiré mais on a enregistré ça quelque part. et du coup, on va développer une réaction compulsionnelle de rejet de soi, de culpabilité d'exister ou même de honte, qui est une blessure fondamentale qui va donner la direction à toutes les autres blessures qu'on recevra. Toutes les autres blessures vont s'ajouter à celle-ci et vont se conjuguer avec celle-ci pour former d'un petit ruisseau que c'était, un fleuve de la blessure, un fleuve d'un être blessé…..

 

Quand on a été conçu dans la violence, alors ça veut dire quoi la violence? Bon, évidemment, le cas extrême, c'est le viol. Mais ça peut être tout simplement, ça rejoint ce qui a été dit en premier, une relation purement sexuelle, pas assez habitée par l'amour. Il y a plusieurs sortes de violences. Il n'y a pas uniquement la violence sexuelle. Il y aussi une violence quand le mari ne reçoit pas l'enfant qui a été conçu par exemple. La femme aura du mal à… comment elle va garder l'enfant, comment elle va pouvoir l'aimer toute seule. Toutes sortes de problèmes comme ça. Il y a plusieurs possibilités. Et il y a des conséquences: la haine de soi et des autres, l'agressivité, l'angoisse, la peur peuvent venir d'une certaine violence. La conception, c'est au moment précis de la conception mais ça se prolonge aussi dans la vie intra-utérine. Il peut s'être passé quelque chose qui fait que il y a un rejet.

 

Ensuite, on va avancer un petit peu. J'ai donné quelques exemples ici, c'est sûr que c'est pour vous montrer un petit peu. Tout n'y est pas.

 

 

 

La vie intra-utérine.

 

Déjà, on voit bien sûr, qu'il y a toujours 2 éléments: la cause et les effets de la blessure. C'est très important de faire cette distinction, aussi bien en psychologie que dans le ministère de la guérison, parce que les causes, c'est une chose mais la manière dont je vais réagir, c'est surtout ça qui va donner au fond, la blessure. C'est ce qu'on appelle une réaction compulsionnelle. On a mis au point un mécanisme de défense, qui est un mécanisme de survie, d'urgence qui était bon parce que c'était une nécessité, un moindre mal au moment où on a été blessé, mais le problème, c'est qu'on le garde. C'est comme si vous gardiez un pansement qu'on vous a fait d'urgences que vous gardez 8 jours durant. Il va s'infecter. Ça va être épouvantable. Cette réaction, elle peut-être saine dans un premier temps mais on ne peut pas en rester là. Le problème, c'est que c'est une réaction compulsionnelle qui est enracinée au niveau d'une vie tout à fait embryonnaire comme celle-là….elle est très difficile à résorber. Un mécanisme de défense, par exemple, la porte à l'impureté, quand elle a cet enracinement, c'est très difficile. C'est tellement devenu en nous une seconde nature. Le manque d'amour de soi enraciné dans une expérience de ne pas avoir été désiré, c'est aussi une blessure très enracinée, très difficile à venir toucher. La culpabilité, la honte d'exister aussi. Et on retrouve tout le temps les mêmes vous savez. Au bout d'un moment, on voit que c'est toujours un peu la même carte. Et c'est beaucoup plus facile de comprendre la blessure quand on la regarde dans son origine, parce que le reste est beaucoup plus facile après à conjuguer. C'est l'intérêt de ce fleuve de la blessure, c'est que vous vous apercevez que la blessure fondamentale, elle va donner le sens à toutes les autres blessures et tant qu'on n'a pas trouvé cette blessure fondamentale, on peut toujours aller courir à la guérison à droite et à gauche mais on ne va régler le problème à sa source. On ne va pas trouver la bonne manière parce qu'on n'est pas venu à la source.

 

Je vous dirai comment on peut faire pour trouver cette blessure. Je vais d'abord continuer ce tableau d'abord.

 

 

 

La vie intra-utérine alors. La conception, dans le temps c'est très court. En revanche, la vie intra-utérine, elle commence dès l'instant où on est là. On va voir après pour tous les problèmes qui peuvent se poser.

 

Le manque d'affection et de soins du mari à l'égard de sa femme, c'est très important. C'est malheureusement un peu masculin d'aimer une personne sans toujours lui montrer, lui manifester de manière très ostensible. Et beaucoup savent qu'une femme enceinte a encore plus besoin d'affection manifestée, je dis bien d'affection manifestée dans une tendresse. Pourquoi? Parce que l'enfant qui est en elle, il sait, dans une conscience qui n'est pas spirituelle mais qui est une conscience cachée, même dans une connaissance cachée, une connaissance innée, l'enfant sait qu'il vient de son papa et de sa maman, et qu'il vient de cet amour des 2. Et donc, l'enfant à travers sa mère, va réclamer la présence de son père. Il av réclamer la présence de son père mais la présence de son père, il ne peut l'expérimenter qu'à travers la proximité de son papa et de sa maman. Et cet appel fait que la femme va désirer être encore plus affectionnée que si elle n'était pas enceinte. Si, en revanche, le mari ne comprend pas cela et est un peu négligent, il y aura tout de suite un effet, et on va retrouver à ce moment-là les blessures fondamentales connues. L'enfant va établir une relation fusionnelle, trop exclusive avec sa mère, sans grande ouverture à l'accueil de son père. Et ça c'est des conséquences pour toute la vie. L'aspect fusionnel, c'est la cause principale de la situation de blessé, souvent. Parce qu'à partir de là, vous avez la relation de dépendance, de co-dépendance… Je vous expliquerai un peu mieux demain. Là j'anticipe un peu avec ce que je devais faire demain.

 

 

 

Ensuite, voyez comment une conception qui s'est vécue dans une relation sexuelle qui était absente d’amour spirituel. Il y a tout de suite, une convention, un appel plus tard à l'impureté. Parce que attention, pour une même blessure, 2 personnes peuvent réagir différemment. Il peut y avoir des réactions compulsionnelles différentes pour une même blessure. Si on a une réaction qui nous portera un jour à l'impureté, dans la vie intra-utérine, s'il y a aussi, une relation sexuelle entre l'homme et la femme qui manque de tendresse et d'amour pendant la vie intra-utérine, ça va augmenter le problème de l'impureté. L'enfant va concevoir la relation entre l'homme et la femme, entre son papa et sa maman, de manière telle qu'il n'y aura pas assez d'amour spirituel et ça peut être une porte ouverte à l'impureté. Et là aussi, on voit tout de suite, les démons spécialisés vont se précipiter dans l'entonnoir. Voyez comment la blessure de la petite enfance va appeler un certain style de sensations. Les démons ne sont pas idiots. Ils vont se précipiter dans la blessure qui répond au problème par lequel ils peuvent tenter la personne. Et donc, ce sera le démon de l'impureté qui va se loger là. Et tout ça, c'est l'entonnoir. L'entonnoir fait que les problèmes se renvoient les uns les autres.

 

Il y a une autre solution évidemment, c'est le problème du père absent. Donc, il n'est pas là. Il n'est pas assez présent. Ce n’est pas forcément qu'il n'y a pas d'amour mais cet amour ne se manifeste pas dans une tendresse tactile. Parce que le langage de l'enfant n'est pas encore un langage spirituel pur. Il ne peut pas l'être. C'est un langage d'amour qui passe nécessairement par le corps. La première mémoire affective de l'enfant, elle est nécessairement kinesthésique. C'est uniquement par le toucher que l'enfant expérimente l'amour. Uniquement par le toucher. Il n'y a que ça qu'il connaît dans le sein de sa mère. Il ne voit pas, il peut entendre mais voyez dans l'audition, il y a aussi quelque chose du toucher. C'est fondamental comme sens par rapport aux 5 sens. Et donc, l'enfant ne comprendra que le langage du toucher. Et d'une certaine manière, sa maman aussi. C'est pour ça qu'elle a besoin de beaucoup de tendresse expérimentée de manière tactile, donc une vraie tendresse manifestée, non seulement par des paroles mais des gestes, toutes sortes de choses. Une femme, tout le temps où elle est enceinte, elle est presque aussi vulnérable que au moment où même il y a eu l'acte conjugal qui l'a conduit à être enceinte. Puisque, d'une certaine manière, l'enfant ne s'y trompe pas, l'enfant se reçoit d'un amour qui a été exprimé à un moment donné entre son papa et sa maman. Mais cette expression de cet amour à un moment particulier, il signifie sa personne. Et sa personne, elle trouve son origine dans cet amour fondateur de ses parents. Et, comme l'enfant, lui, il dure, il n'est pas passager, il existe. Il va tout le temps chercher à vivre dans l'actualité de cet amour dans lequel à ce moment-là ils étaient l'un et l'autre extrêmement vulnérables. C'est pour ça qu'une femme enceinte est beaucoup plus vulnérable que quand elle ne l'est pas. Et que la moindre hostilité qu'elle vit avec son mari, elle va la ressentir puissance 10. Ca va avoir des conséquences sur elle, ce que les hommes ne comprennent pas toujours aussi simplement, aussi expressément.

 

Donc, si le père est absent, l'enfant établit une relation fusionnelle, donc trop exclusive avec sa mère, sans grande ouverture à l'accueil de son père, c'est la même chose. Ca c'est une blessure fondamentale. Et là-dedans, il met plein plein de choses. Le manque d'amour de soi, qui est une réaction compulsionnelle relative au sentiment de ne pas avoir été désiré conduit à une cause dans la vie intra-utérine. C'est que si l'enfant n'a pas été désiré, il peut y avoir, c'est rare mais ça existe malheureusement, une indifférence affective de la mère à l'égard de son enfant. C'est-à-dire que la mère porte un enfant mais c'est comme si elle portait un bouton. Ca paraît invraisemblable mais je vous assure que ça existe. Ce qui fait que l'enfant va expérimenter un toucher qui n'est pas porteur d'affectif. Il y aura des conséquences énormes: il y aura souvent des grandes frayeurs, l'impression de vivre des angoisses terribles, il aura peut du noir. Voyez les peurs du noir, ça a souvent des origines……C'est comme si il avait le sentiment d'un vide où il n'y avait rien. Donc des frayeurs nocturnes, des choses comme ça.

 

Donc, manque d'amour de soi, porte à l'impureté. Bon, j'en ai noté justement une autre parce que, encore une fois il y a la cause et puis la réaction compulsionnelle qui peut être amenée et qui peut être différente d'une personne à une autre.

 

Ensuite, le rejet de soi, la culpabilité. La mère ne désire pas cet enfant et lui est indifférente ou presque, donc ça c'est la même chose. Alors, c'est pire encore quand il y a une tentative d'avortement. C'est fréquent malheureusement. En tous cas dans les générations passées. Des femmes qui se sont tapées sur le ventre, des trucs invraisemblables, et encore, je ne dis pas le pire, pour perdre leur enfant. Dans les familles, c'était plus fréquent qu'on ne le pense, surtout quand l'enfant était né hors mariage. Il y a des horreurs. Mais malheureusement, les horreurs sont plus fréquentes que vous ne le pensez. On les a bien cachées. Mais c'est ça qui est dramatique. Alors évidemment, on demande pourquoi on a besoin d'un Sauveur. On a caché toutes les horreurs. Bon, ça, ça a des conséquences énormes: rejet de soi, haine de soi, désir de mort, tentatives de suicides. Voilà le genre de conséquences.

 

Alors, avoir été conçu dans la violence, j'en ai parlé, violence qui s'exprime dans le couple: peurs, angoisses, frayeurs, agressivité. Toutes ces conséquences que ça peut avoir sur l'enfant.

 

Le choc qu'a subi la maman quand elle attendait son enfant (un deuil par exemple): troubles du comportement, peurs, angoisses, frayeurs. C'est pour n'en citer que une d'entre elles. Mais il y en a plusieurs. Je cite surtout les principales. Elle était dans un état de santé fébrile quand elle m'attendait. Ca va créer en moi, une volonté d'aider ma mère, une espèce de générosité. Je vais suppléer à ses manques. Je vais moi-même faire les choses qu'elle ne peut pas faire. Cette espèce de générosité qui peut exister. Bon, c'est une des conséquences possibles. Au fond, ça va créer chez moi un comportement de dépendance, finalement.

 

Alors la question des jumeaux peut poser parfois des problèmes. C'est pas un problème d'avoir des jumeaux bien entendu mais y'a des problèmes qui peuvent naître à partir de cette expérience. Comment je vais partager le sein maternel avec un jumeau? Cette tendance à une co-dépendance narcissique pour les jumeaux. Co-dépendance narcissique, ça veut dire qu'il y a toujours un jumeau qui va dominer sur l'autre et qui va amener l'autre à une relation de dépendance fusionnelle. C'est un problème ça, la dépendance et la co-dépendance des jumeaux entre eux et des jumeaux avec leur mère. Ce sont des exemple vous voyez qui vous montre comment, à partir d'une blessure depuis la conception, il y a tout un espèce d'arbre de fleuves de la blessure qu'on peut comprendre. Et quel est l'intérêt de connaître tout ça, vous allez me dire? Et bien, quand on connaît tout ça, en fait, on peut prier. Vous comprenez bien qu'on peut prier. Et plus la prière est ciblée, plus le Seigneur l'exauce. L'intérêt de comprendre tout ça, c'est déjà, d'en prendre conscience parce que, effectivement, quand on prend conscience d'une blessure, qu'est-ce qu'on fait? On amène ce qui était dans l'inconscient dans le conscient. Et dans la vie consciente, qu'est-ce qu'il y a? Eh bien la grâce. Je vous ai dit la grâce. La grâce, elle est reçue dans l'âme spirituelle. Donc, tout ce qui était caché dans l'inconscient et le subconscient, si c'est amené à la conscience, la grâce peut s'en occuper. Notre grâce chrétienne, qui est une grâce de guérison, une grâce………., elle va pouvoir, l'Esprit Saint à travers notre vie consciente va pouvoir soigner. C'est pour ça que la prise de conscience fait déjà partie de la guérison, à condition de la vivre dans la prière. Il ne s'agit pas simplement d'une conscience thérapeutique, hors Dieu. Il faut que cette prise de conscience soit vécue à travers la prière. Et le Seigneur va visiter cette blessure par la grâce qui est donnée à travers la vie consciente.

 

 

 

Bon alors ici, la naissance. Quelles sont les causes de troubles qui peuvent exister à la naissance? Les accouchements difficiles: on se sent retiré de force, comme c'est des ventouses vous voyez, les forceps. L'enfant ressent. Il y a une mémoire. Il vit tout ça. Il le vit dans son affection tactile et ça laisse des traces dans une mémoire kinesthésique subconsciente, qui vont conditionner un comportement qui va se retrouver dans toute la vie. L'important de comprendre ça? Pour pouvoir prier dans ce que certains appellent l'escalier de vie. L'escalier de vie, c'est tout simplement, reprendre depuis la conception, toutes les étapes de la petite enfance et vraiment demander à l'esprit Saint de visiter telle ou telle chose qui se sont passées. Et le Seigneur exauce ces prières. C'est tout simplement ça. La prière de guérison, c'est pas pour autre chose que pour de l'intercession. C'est de l'intercession. Et l'intercession, ça demande quoi? La foi et ça demande d'être ciblée parce que quand vous priez tout seul pour obtenir 10 choses, vous serez sûrement exaucé mais pas autant que quand vous priez à 10 pour obtenir une chose. Et encore une fois, c'est posa pour enfermer Dieu dans une quantité, mais, de fait. Et c'est pour ça que, des fois, pour certaines prières, on a vraiment besoin de la prière de l'Eglise, des frères et sœurs. Je le vois dans les groupes de prière.

 

L'absence du père, quand elle est trop prolongée au moment de la naissance pourra donner à l'enfant un sentiment d'insécurité et d'angoisse, un peu un sentiment de vide affectif. Parce que la maman n'est pas tout. L'enfant ne s'y trompe pas. La maman n'est pas tout. Dieu a donné aux enfants, un papa et une maman. Et ils se sont donné un enfant tous les deux. Et donc, l'absence, il n'est pas là. Et bien, il y a une blessure là. C'est pas une blague. Un sentiment d'insécurité et d'angoisse. moi, il y a 20 ans ou 15 ans, on m'aurait parlé de ça, j'aurais rigolé. Mais je ne rigole plus du tout maintenant parce que j'expérimente, en recevant les gens, l'importance de toutes ces choses-là.

 

Voyez, la séparation brutale de la mère, quand il s'agit d'une couveuse. Au fond, l'enfant va vivre un sentiment d'abandon énorme. Quand on a dû séparer l'enfant de la mère pour des raisons médicales, pour lui, c'est un choc énorme. Il était pendant 9 mois dans une proximité fusionnelle parce que l'enfant, il a besoin de ce contact fusionnel. L'amour fusionnel n'est pas mauvais. Mais il n'est bon que dans certaines circonstances: la vie intra-utérine, jusqu'à 1 an. Jusque 1 an, l'enfant vit d'une relation fusionnelle. Après, il est appelé à autre chose.

 

La déception que ce soit un garçon ou une fille, ça c'est énorme. Alors aujourd'hui, bon. Mais on n'imagine pas comment se passent les choses. Le père qui attendait une fille. La déception même si elle n'est pas exprimée. Il s'attendait tellement à une fille, puis c'est un garçon. Et bien, l'enfant va le ressentir. Il ne le sait pas consciemment. Mais il elle sait inconsciemment. Il le sait. Et ça, c'est aussi une blessure: sentiment d'abandon, sentiment de rejet.

 

Evidemment, tout ce qui est dispute dans le couple. J'ai mis ça au moment de la naissance mais. Le manque d'affection, il y aura des conséquences. Un papa et une maman qui se seraient disputé pendant qu'elle était enceinte, ça va créer une distance entre la femme et son mari que l'enfant va ressentir et il va porter en lui une hostilité à l'égard de son père. Il aura un sentiment d'hostilité parce qu'il reproduit le sentiment de sa mère à l'égard de son père. Et ça c'est des problèmes. Il s'est séparé de son père et il s'est enfermé dans une relation qui va devenir une relation fusionnelle négative avec sa mère

 

De 0 à 1 an.

 

On est encore dans une relation fusionnelle. Le problème de la couveuse, j'en ai parlé: sentiment d'abandon, de panique, propension à rester dans un lien fusionnel, le cordon psychoaffectif est difficile à couper. Un enfant qui a été trop vite séparé de sa mère ou alors un manque d'affection maternel ou d'indifférence affective de la mère à l'égard de son enfant, ce qui est quand même très rare (heureusement), où la mère apporte des soins physiques à son enfant mais ne peut pas vraiment être suffisamment à son enfant de manière réellement affectueuse. Quand une mère est angoissée. Ca arrive souvent dans ce cas-là. L'angoisse inhibe totalement la personne. Au point que, elle est capable de faire des soins au niveau matériel en étant très peu présente, complètement paralysée. Et là il y a un gros problème parce qu'il y a une dissociation entre les soins physiques, le côté matériel et l'attente de son cœur. Il y a une espèce de séparation, que j'appelle skyzophrénie entre sa vie corporelle et sa vie affectueuse. Ca peut d'ailleurs conduire à des problèmes aussi graves que la skyzophrénie d'ailleurs. Et il va tout le temps être en attente de cette relation fusionnelle qu'il n'a jamais eue. Et ça c'est terrible parce que toutes les personnes qu'il va aimer, il va les aimer de manière fusionnelle et toujours dans une nostalgie de quelque chose qu'il aurait pu vivre et qu'il n'a pas vécu. Parce qu'il y a 2 manières d'être fusionnel: soit vous êtes fusionnel en voulant revenir à ce qui était super, quand vous étiez dans le sein de sa mère: ou alors vous êtes fusionnel en cherchant à vivre des choses que vous n'avez pas pu vivre, tout simplement. Mais dans le second cas, c'est beaucoup plus difficile à résorber.

 

Alors ensuite, indifférence ou abandon de la mère, rejet de l'enfant.

 

Bon, alors ça c'est beaucoup plus grave évidemment. Quand une mère rejette son enfant, c'est heureusement plus rare             

 

 

 

 

 

FIN PREMIERE FACE 3ème CASSETTE

 

 

 

 

 

Alors, je vous montre la 3ème étape.

 

L'étape de 1 à 3 ans. Et puis, pourquoi 3 ans ½? Parce que de 1 à 3 ans ½, c'est normalement la période où l'enfant doit normalement construire son sentiment d'exister. Je vous expliquerai demain comment. Et le père a un rôle très important à jouer pour ça.

 

A 3 ans ½, commence une autre étape qui est celle de l'Oedipe. Il y a 3 étapes fondamentales. Je vous les donne au tableau ici. Dans la petite enfance, il y a 3 étapes. C'est assez simple à comprendre. La première étape (de 0 – moment de la conception – à 1 an), étape fusionnelle. Là, il faut qu'elle existe. Elle est importante. Mais vous verrez demain, l'étape fusionnelle ne s'adresse pas seulement à la mère. Elle s'adresse aussi au père. De 1 an à 3 ans à peu près ½, c'est pas aussi net que ça, ça dépend des personnes, c'est une période où l'enfant doit réaliser qu'il est une personne différente de sa mère. Parce que le problème du lien fusionnel, c'est que vous savez pas que vous êtes une personne: vous exister à travers un autre. Et l'enfant n'a pas de conscience d'exister en-dehors de sa mère, ou en-dehors de son père, parce qu'il y a aussi l'existence du père, à condition que son père le touche. On verra ça demain. Et donc, de 1 an à 3 ans ½, il faut qu'il construise le sentiment d'exister. C'est-à-dire, "Je suis une personne différente de ma mère, différente de mon père". Et c'est comme ça qu'il arrive à construire une relation dans l'altérité, et non plus de manière fusionnelle. Et après, il y a une autre étape très importante, de 3 ans ½ à environ 7 ans, c'est l'Œdipe: la première émergence de la personnalité sexuée. Je ne dis pas de la sexualité, attention. J'ai dit la personnalité sexuée, c'est pas pareil. Parce que évidemment, tout ce qui est génital à ce moment-là n'a pas beaucoup d'importance. En revanche, la manière dont la sexualité va influencer ce que va être féminité et masculinité, c'est déjà présent, au point de vue affectif. Vous savez que notre sexualité, elle influence notre affectivité dans un sens ou dans un autre. Et la 1ère influence du sens sexué de la personne se fait à cet âge-là. Et à ce moment-là, comme vous le savez, si c'est une petite fille, elle va commencer à séduire son père, et elle va considérer sa maman comme un rivale. Il faut simplement que une petite opération qui se passe très simplement où le papa dit à sa petite fille: "Ma petite fille, je t'aime mais, voilà, tu es ma fille et ta maman, c'est ma femme, et c'est avec elle que je suis marié". Et on monte ça tout ça tout doucement. Et les choses rentrent dans l'ordre. Ca s'appelle l'Œdipe.

 

Et puis, autour de 3 ans ½, c'est l'Œdipe, et jusqu'à 12 ans, tout ça va se consolider si ça fonctionne bien. Jusqu'à 12 ans, qui est le sommet de l'âge de l'enfance, le sentiment d'exister devrait pouvoir être consolidé encore et la différenciation sexuée aussi. Puisque fait, par exemple, le papa, il va dire à la petite fille "Tu n'es pas ma femme. Tu es ma fille. Mais regarde ta maman. Il faut que l'aimes beaucoup parce que tu dois devenir comme elle. C'est ton exemple." Et donc, l'enfant va prendre pour exemple, son papa, si c'est un petit garçon, pour modèle. Si c'est une fille, elle va prendre sa maman pour modèle. Voilà comment ça fonctionne bien. Et le papa, lui, il continue dans sa dimension masculine, il aide l'enfant à consolider son autonomie individuelle. Alors, il y a du masculin aussi dans la femme évidemment. Il y a du masculin dans l'homme et du masculin dans la femme. Il y a du féminin dans l'homme aussi heureusement. On ne peut pas couper au couteau.

 

Si tout ça fonctionne bien, à 12 ans, un enfant, il va déjà découvrir une autre étape très importante (j'en reparlerai demain bien sûr), c'est que l'enfant va découvrir que ses parents ne sont pas Dieu. Avant 7 ans, il ne peut pas faire la distinction. Si, il peut dire le nom de Jésus, il peut faire la prière avec papa et maman. Mais psychologiquement, son papa, sa maman et Dieu, c'est au même niveau. Il ne fait pas de différence. Vous prenez les 10 attributs divins et vous lui demandez de décrire son papa et sa maman, il vous dira les 10 attributs divins. Mes parents, ils sont parfaits. Mes parents, ils sont bons. Même s'il est battu. Parce que c'est plus grave de remettre encore en cause un problème chez ses parents que de se remettre en cause lui-même. L’enfant est plus en danger de dire que ses parents ne sont pas parfaits que de dire "C'est moi qui suis imparfait". 3oui mon père il boit mais c'est de ma faute". Il ne le dira pas comme ça mais il le sait comme ça. Il va culpabiliser des problèmes de ses parents par ce que c'est plus grave de remettre en cause ses parents que de se remettre en cause lui-même. Remettre en cause ses parents, c'est remettre en cause sa propre existence. Et voilà, tous les problèmes de culpabilité viennent de là. Donc, un enfant, si ça a bien fonctionné, il va tout doucement prendre conscience que Dieu et ses parents c'est pas la même chose (entre 7 et 12 ans), que ses parents, ils ne sont pas parfaits, ils peuvent avoir des défauts mais c'est pas pour ça que ce ne sont pas ses parents. Et il va continuer d'adorer Dieu en appliquant à Dieu les 10 attributs divins: la bonté, la perfection, l'omniscience. "Papa et maman, il s savent tout". "Non, il y a des choses qu'ils ne savent pas mais Dieu sait tout". Ok. Ca va s'opérer tranquillement. Et finalement, il va entrer dans des relations de fraternité          et si toutes ces étapes-là fonctionnent, tout est mis en place. Mais c'est à partir du disfonctionnement de ces étapes-là que tous les problèmes et toutes les blessures viennent. Et c'est ce que je vais essayer de mieux comprendre demain. Parce que là maintenant, il est l'heure.

 

Alors, j'ai un peu orienté différemment le programme à cause de notre panne. C'est pas grave. Ca nous permet déjà de comprendre un petit peu les choses. Et je rappelle que maintenant, on visite     alors évidemment, comme l'indique le programme, vous pouvez aller prendre une tasse de quelque chose mais les prêtres vont commencer à recevoir. Il y a juste une feuille qui manque pour le Père      qu'on va mettre         parce que vous avez peut-être blessé des gens        ce que j'ai dit avant de présenter à l'autel "Va voir si tu ne dois pas quelque chose à quelqu'un". Ou alors, par exemple, vous n'avez pas demandé, c'est important aussi, ça peut bloquer de la même manière votre vie spirituelle. "J'ai blessé quelqu'un mais je suis passé là-dessus comme un éléphant". Les pardons que vous n'avez pas demandé parce que vous êtes orgueilleux. Il faut de l'humidité pour demander pardon. Donc, tout ça, il faut que ça monte. Il faut le demander au Seigneur. Et puis, vous allez trouver un prêtre, si vous voulez, pour qu'il vous aide à vivre ce pardon. C'est pas un entretien de guérison cette après-midi. C'est la confession        . Merci beaucoup.

 

 

 

 

 

(musique chant)

 

(Prêche dans l'église)

 

(La source de toute guérison se trouve dans l'Adoration. Il faut se brancher sur la source. Ce qui touche le plus le Père c'est qu'on lui fasse confiance. Crois et sois sauvé. Mais comment on peut croire quand on est dans le désert et qu'on n'a rien à boire. Mais qu'est-ce que tu fais de la puissance de Dieu? Ne jamais douter de la capacité que Dieu a de nous sauver, de nous guérir)